Présentation de l’Islande

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Présentation du pays

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Données générales

Nom officiel : République d’Islande
Nature du régime : République parlementaire
Chef d’État : Guðni Thorlacius Jóhannesson (01.08.2016 - prochaines élections 2020)
Chef du Gouvernement : Katrín Jakobsdóttir (30.11.2017 - prochaines élections législatives 2021)

Données géographiques

Superficie : 103 000 km²
Capitale : Reykjavík, population 128 793 (2019), avec l’agglomération 222 484 (2018)
Villes principales : Akureyri, Keflavík, Egilsstaðir, Hafnarfjörður, Kópavogu
Langue officielle : Islandais
Monnaie : Couronne islandaise (ISK) – taux de change : 1 EUR = 124,564 ISK (01/2020)
Fête nationale : 17 juin (1944, fondation de la République)

Données démographiques

Population : 356 991 (2019)
Croissance démographique (2018) : + 2,45 %
Densité de la population (hab. par km²) : 3,3 (2016)
Espérance de vie (2019) : hommes 81 ans, femmes 84,1 ans
Taux d’alphabétisation : universel
Taux de fécondité (2019) : 1,030
Population active (2019) : 195800 personnes
Religions : la religion officielle est l’Église luthérienne (67,2 % en 2018)
Indice de développement humain (Classement PNUD 2019) : 0,935 (6e rang)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

À la suite des dernières élections du 28 octobre 2017, le Parti de l’Indépendance (conservateur), le Parti du Progrès (centre-droit) et le Parti de la Gauche-Verte (plus à gauche que les sociaux-démocrates) forment une coalition, dirigée par Katrin Jakobsdóttir (Présidente de la Gauche-Verte). Jusqu’ici le gouvernement, qui a pris ses fonctions le 30 novembre 2017, continue de bénéficier du soutien d’une majorité de la population. La première ministre Jakobsdóttir s’est donnée pour mission notamment de rétablir la confiance entre la population islandaise et ses dirigeants politiques. Les prochaines élections législatives auront lieu en 2021.

Politique étrangère

La coopération nordique et arctique

La coopération nordique/arctique se place au premier rang des priorités diplomatiques de l’Islande. Elle a présidé également le Conseil nordique des ministres en 2019 (les priorités ont été les jeunes dans les pays nordiques, le tourisme durable et l’océan). Le pays est aussi membre du Conseil euro-arctique de la mer de Barents et du Conseil de l’Arctique, au sein duquel le pays a pris la présidence en mai 2019 pour une durée de deux ans.
Avec la fonte des glaces et le réchauffement climatique, le pays se voit confronté à de nouveaux défis économiques et géopolitiques. Afin de faire face à cette situation, l’ancien président de l’Islande, Ólafur Ragnar Grímsson, avait déployé une diplomatie arctique importante, créant en 2013 le forum Arctic Circle, plateforme informelle qui représente un espace d’échange clé notamment sur la protection de l’environnement arctique, le renforcement du rôle de la population autochtone et le développement des énergies durables. En 2015, le président de la République, François Hollande, y avait présenté les grandes lignes de la feuille de route nationale pour l’Arctique en vue de la COP21.

L’Islande et l’Union européenne

Les relations entre l’Islande et l’Union européenne sont un enjeu majeur pour le pays. Depuis 1994, l’Islande est membre de l’Espace économique européen (EEE), où elle concentre près de trois quarts de ses exportations. Le pays est également membre de l’espace Schengen et de l’Association européenne de libre-échange (AELE). L’Islande soutient généralement les positions de l’UE, y compris les sanctions contre la Russie.
Candidate à l’adhésion à l’Union européenne au moment de la crise financière, elle a suspendu sa candidature en 2015. Une adhésion n’est actuellement plus à l’ordre du jour. Toutefois l’Islande accorde une attention toute particulière au processus du Brexit. Le Royaume-Uni, qui absorbe 12 % des exportations islandaises, est un partenaire de premier plan tant pour les échanges de marchandises que financiers. L’Islande participe au fonds européens de la cohésion, mais elle a annoncé qu’elle ne sera peut-être pas en mesure de renouveler sa contribution pour la période suivante (2021-2027). La question du quota de pêche est actuellement un enjeu important pour les relations entre l’UE et l’Islande. Aucun accord n’a été signé dans ce domaine depuis 2009.
L’Islande est aussi membre du Conseil de l’Europe depuis le 7 mars 1950, au sein duquel le pays prendra la présidence du Comité des ministres entre novembre 2021 et mai 2022.

Membre fondateur de l’OTAN

Le pays est membre fondateur de l’OTAN, et même s’il ne possède pas d’armée, il poursuit ses intérêts dans le cadre de l’Alliance atlantique et la coopération nordique, en y consacrant 0,2 % de son PIB. Le pays occupe une place stratégique au sein de l’OTAN puisque sa position géographique lui permet d’assurer une surveillance aérienne et maritime de la zone d’Atlantique du nord. L’Islande a récemment intensifié son activité au sein de l’initiative de coopération de défense nordique, NORDEFCO et elle a participé à l’exercice « Trident Juncture 2018 » de l’OTAN.

Multilatéralisme

L’Islande est fortement attachée au multilatéralisme et au respect des normes internationales. Partenaire important en matière d’environnement/climat, elle a affiché son ambition d’aller plus loin que l’accord de Paris en se fixant pour objectif d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2040. L’Islande s’engage également en matière des droits de l’Homme, vantant son exemplarité sur les questions de parité (avec une attention particulière aux questions LGBT et à la défense des droits des enfants et des femmes).

Situation économique

PIB (Mds US$ courants) : 26 (2018)
PIB par habitant (US$) : 73 191 (2018)
Taux de croissance : 4,6 % (2018), 3,6 % (2017), 7,5 % (2016)
Taux de chômage : 2,9 % (2018)
Taux d’inflation : 2,68 % (2018), 1,76 % (2017)
Solde budgétaire (% PIB) : 0,1 % (2016)
Dette publique (% PIB) : 35 % (2017)
Principaux clients : Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni, Allemagne
Principaux fournisseur : Allemagne, Norvège, Chine, Pays-Bas
Exportations françaises (M€) : 86,6 (2018), 406,3 (2017)

L’Islande a réussi un redressement économique important depuis la quasi faillite de l’automne 2008, comme en attestent ses bons résultats en termes de croissance et de finances publiques (solde excédentaire et dette en baisse), qui ont bénéficié de l’explosion du tourisme sur l’île ces dernières années.

L’Islande doit sa croissance économique surtout au secteur des énergies, à la pêche, ainsi qu’au tourisme. Avec 2,2 millions de visiteurs en 2017 contre moins de 500 000 en 2009, le tourisme, désormais première activité du pays devant la pêche, qui représente 40 % des exportations, pèse en effet plus de 8 % du PIB. Le fait que l’énergie soit abondante et en quasi-totalité renouvelable (70 % hydroélectrique et 30 % géothermie) représente un atout. Les prévisions à partir de 2019 montrent néanmoins un ralentissement de la croissance économique.

L’Islande a signé un accord de libre-échange avec la Chine, entré en vigueur en juillet 2014, visant à lever les barrières tarifaires progressivement au cours des prochaines années. C’est le premier accord de ce genre entre un pays européen et la Chine : il s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement progressif entre les deux pays, qui ont par ailleurs conclu des coopérations dans les domaines des sciences et technologies marines et polaires, de la géothermie et de l’énergie solaire.

Les discussions sur un accord de libre-échange temporaire avec le Royaume-Uni ont pris fin le 18 mars 2019. L’Islande, la Norvège et le Royaume-Uni ont conclu leurs négociations sur un accord de libre-échange temporaire pour le commerce des marchandises au cas où le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne sans un accord de sortie.

Il existe également une initiative en faveur d’un accord de libre-échange avec les États-Unis.

Mise à jour : 23.01.20

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