Données générales

Carte de l'Iran {GIF}

Présentation du pays

Nom officiel : République islamique d’Iran
Nature du régime : République islamique
Chef de l’Etat et/ou du Gouvernement : M. Hassan Rohani

Données géographiques

Superficie : 1 648 000km2
Capitale : Téhéran
Villes principales : Machhad, Ispahan, Karaj, Tabriz
Langue (s) officielle (s) : Persan
Langue (s) courante (s) : kurde, baloutchi, turc, arabe
Monnaie : Rial (1 euro = 42.09 IR en décembre 2017)
Fête nationale : 11 février (révolution islamique)

Données démographiques

Population : 81 millions (2016)
Densité : 49,65 hb/ km²
Croissance démographique (2016) : 1,24 % / an
Espérance de vie : 71,15 ans 2016(69,32 ans pour les hommes et 72,53 ans pour les femmes)
Taux d’alphabétisation (2016) : 93% (pour les Iraniens de 19 à 40 ans)
Religion (s) : musulmans (99,4%), en très grande majorité chiite, musulmans sunnites, bahaïs (religion interdite), chrétiens (117.700), zoroastriens (25.271), juifs (8.756).
Indice de développement humain : 0,707 (88e rang mondial)

Données économiques

PIB 2015/2016 : 377 milliards $
PIB par habitant 2015/2016 : 4700 $
Croissance (2016/2017) env 6,5% (2015/2016 : -1.6%)
Taux de chômage (2015/2016) : 11,6% selon les sources iraniennes, estimé à près de 30% par le FMI.
Taux d’inflation (2016/2017) : 8,9 %
Solde budgétaire (2016) : -2,8%
Balance commerciale (2015/2016) : 3,1% PIB
Exportations de pétrole (2016/2017) : 2.1 Mb/j
Principaux partenaires ciaux : Chine, Inde, Emirats arabes unis, Turquie, Irak, Corée du Sud, Japon, UE.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015/2016) :

  • agriculture : 11,3%
  • industrie : 37,6%
  • services : 51%

Exportations de la France vers l’Iran (1er semestre 2016) : 722M euros
Importations françaises depuis l’Iran (1er semestre 2016) : 1,38 Md euros
Solde commercial : -662 M euros

Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/Pays/iran

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://ir.ambafrance.org/
Consulat(s) : Téhéran
Communauté française : 1077 personnes (dont 784 à Téhéran)
Communauté iranienne en France : 10 100 personnes

Eléments d’actualité

Politique intérieure

La République islamique d’Iran, proclamée le 1er avril 1979, est un régime autoritaire revendiquant une double légitimité théocratique et populaire. Elle repose sur la loi islamique (charia) et sur le principe de la tutelle du jurisconsulte (velayat-e faqih) : la Constitution iranienne place l’ensemble des institutions (politiques, judiciaires, militaires et médiatiques) sous l’autorité du Guide suprême de la Révolution islamique et du Conseil des Gardiens. Cette fonction est assumée depuis juin 1989 (décès de l’ayatollah Khomeyni) par l’ayatollah Khamenei. Il est assisté du Conseil suprême de sécurité nationale, dont le responsable est le vice-amiral Ali Shamkhani et du Conseil de discernement des intérêts supérieurs du régime, présidé par l’ayatollah Mahmoud Hachémi Chahroudi, qui exerce depuis 2017 cette fonction de supervision des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Le Président de la République, Hassan Rohani exerce certaines fonctions de chef d’Etat (signature des traités, accréditation des ambassadeurs, etc.) et assume celles de chef de gouvernement ; il est responsable devant le Guide et devant le Parlement. M. Rohani a été élu à la présidence de la République islamique, dès le premier tour du scrutin, le 14 juin 2013, à 50,68% des suffrages exprimés (taux de participation électorale estimé à 72,7%), puis réélu le 19 mai 2017 au premier tour avec 57% des suffrages.

Le Président, conservateur modéré, avait fait campagne sur un programme réformateur et obtenu l’appui des grandes figures réformatrices, telles que l’ancien président Khatami. Investi pour un second mandat présidentiel le 5 août 2017, M. Rohani a fait un choix de prudence et de continuité en reconduisant la moitié de ses ministres. Les priorités affichées du gouvernement sont le redressement économique du pays et une détente avec la communauté internationale.

Les élections du Majles en février et avril 2016 ont conforté le Président Rohani et se sont traduites par la victoire de la liste de coalition réformateurs/conservateurs modérés à Téhéran. Le choix iranien de privilégier un président réformateur plutôt que son rival conservateur est un signal fort envoyé à la communauté internationale. La réussite de son nouveau mandat s’articulera autour de trois points : le respect des libertés publiques, de courageuses réformes économiques et ses choix face au durcissement du contexte sécuritaire et international.

Situation des droits de l’Homme

La situation des droits de l’Homme a, depuis 2009, connu une dégradation importante. Dans le prolongement de la répression exercée contre le mouvement vert, né de la contestation de l’élection du président Ahmadinejad en juin 2009, la liberté d’expression, d’association et de réunion connaissent toujours d’importantes restrictions. Les deux principaux chefs de file du Mouvement vert, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, sont maintenus à l’isolement, depuis le 14 février 2011. De nombreux activistes politiques ainsi que des défenseurs des droits de l’Homme sont emprisonnés. Les minorités font face à de discriminations sociales importantes. Les atteintes à la liberté d’expression, visant notamment la presse étrangère et la presse réformatrice, perdurent (165ème place du classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2017). Internet reste très surveillé Les condamnations à mort restent à un niveau très préoccupant même si elles sont en diminution depuis deux ans (966 en 2015 contre 533 en 2016). Les exécutions publiques, qui représentent de 10 à 20% des exécutions, sont principalement liées au trafic de stupéfiants.
Malgré un discours plus engageant des nouvelles autorités, la situation des droits de l’Homme est loin des améliorations attendues lors de l’élection du président Rohani notamment en ce qui concerne la violation des normes relatives à un procès équitable. Le gouvernement, dont la priorité est le redressement économique, a les mains liées par les milieux sécuritaires et conservateurs.

Situation économique

L’accord sur le nucléaire et la levée des sanctions ont déjà des conséquences sur l’économie iranienne

Le programme du président Rohani, l’accord de Vienne et la levée des sanctions ont créé un regain d’optimisme. Après deux années de récession et une année de croissance atone, l’Iran a renoué avec une croissance positive en 2016/2017 (env 6,5%) grâce à une nette augmentation de sa production de pétrole. La baisse de l’inflation se confirme (de 15,7% en 2014/2015 à13,1% en 2015/2016), avec une prévision d’inflation de moins de 10% en 2016/2017. La stabilité du taux de change a été préservée et le déficit public a été globalement contenu.

L’Iran multiplie les accords mais se heurte aux difficultés de la levée partielle des sanctions

Depuis la levée des sanctions l’Iran multiplie les accords avec plusieurs pays dont la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Afrique du Sud, l’Italie, l’Allemagne ou encore la France. Les échanges commerciaux iraniens progressent mais semblent liés à la reprise des exportations de pétrole. Cependant l’utilisation du dollar par l’Iran est toujours prohibée, ce qui l’empêche de se raccorder au système mondial de paiement bancaire. Ces difficultés sont renforcées par l’obsolescence des banques iraniennes au regard des normes bancaires internationales. Ce constat a poussé l’Iran à se rapprocher du GAFI et à se voir octroyer un plan d’action lors de la dernière assemblée plénière de Busan en juin 2016. La levée des mesures économiques restrictives économiques a été prolongée en 2017 et fera l’objet d’une renégociation en janvier 2018en fonction des résultats du plan d’action iranien. Malgré une reprise économique importante dopée par la spectaculaire hausse des exportations de pétrole, l’Iran tire un bilan mitigé de la mise en œuvre de l’accord de Vienne sur le plan économique en raison de la faiblesse des flux financiers et de la réticence des acteurs bancaires de premier rang.

Politique étrangère

Après près d’une décennie d’isolement diplomatique, l’Iran cherche à renouer avec la communauté internationale

Le pari du candidat Rohani était de renouer avec la communauté internationale, permis par l’accord de Vienne, a néanmoins coïncidé avec un fort regain des tensions régionales et un raidissement de la position des Etats-Unis contre l’Iran.

Le soutien aux alliés régionaux (Syrie, Irak et Hezbollah) demeure la priorité stratégique.

Le régime, qui se sent en position de force sur le plan régional, considère que l’accord de Vienne ne remet guère en cause l’appui à ses alliés régionaux. Depuis le déclenchement de la crise syrienne, l’Iran a apporté un appui crucial à Bachar al-Assad qui se traduit par un engagement financier massif, des livraisons d’armes et par l’envoi de conseillers militaires iraniens auprès de l’armée syrienne. La déclaration par la Russie de la victoire contre Daech en Syrie en décembre assure à l’Iran une place importante dans la reconstruction du pays.
Au Liban, l’approvisionnement sans entrave du Hezbollah est une priorité stratégique de l’Iran afin de maintenir une pression sur Israël, réaffirmant être le champion de « l’axe de résistance à Israël ».

Téhéran apporte par ailleurs un appui essentiel au gouvernement irakien. Les liens politiques, économiques et sécuritaires entre les deux pays sont très étroits. Les forces iraniennes ont, dès juin 2014, apporté un soutien opérationnel à l’armée irakienne mais aussi aux Peshmergas kurdes et aux milices chiites. Le 9 décembre 2017, le Premier ministre irakien Haïder al-Abadi a annoncé la victoire contre Daech. La reconstruction de l’Irak passera par sa pacification. Les Milices populaires, à majorité chiites et pour certaines proches de Téhéran, ont déclaré leur volonté de participer aux prochaines élections prévues en 2018.

Au Yémen, les Houthis, principale force armée qui contrôle la capitale et une partie de l’ouest du pays sont soutenus par l’Iran.

L’évolution de la situation au Moyen-Orient renforce le rayonnement de puissance iranien. Les relations avec ses voisins sunnites, notamment l’Arabie saoudite, se sont fortement détériorées depuis 2016, malgré un accord avec Riyad sur la participation des Iraniens au Hajj en 2017.

Mise à jour : 01.03.18

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