Iran - Q&R - Extrait du point de presse (24.05.18)

Q - Quelle est la réaction de la France suite à la liste dévoilée par le guide iranien de sept conditions qui devront être respectées par les puissances européennes sous peine de voir Téhéran dénoncer à son tour l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien ?

R - Nous avons pris note de ces déclarations de M. Khamenei.

Comme l’a réitéré M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, sur France Inter le 23 mai, « l’accord n’est pas mort ». « Il y a eu, il y a quelques jours, une réunion des Européens, puis une réunion à Sofia des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne qui ont manifesté leur volonté, leur détermination à faire en sorte qu’il y ait une sécurisation autant que possible des entreprises qui travaillent avec l’Iran, parce que nous n’avons pas quitté l’accord et nous voulons le respecter. »

Le maintien dans l’accord nucléaire des européens implique avant tout que l’Iran continue à en appliquer strictement les dispositions nucléaires. Il en va de la sécurité régionale et internationale et de l’intégrité du régime de non-prolifération nucléaire.

La volonté européenne de se maintenir dans l’accord n’élude pas pour autant les sujets de préoccupation que nous avons à l’égard de l’Iran, en particulier son programme balistique et sa présence militaire régionale, directe ou indirecte. C’est la raison pour laquelle nous avons proposé d’établir un cadre global de négociation avec l’Iran. Nous souhaitons que l’Iran comprenne l’intérêt d’une approche coopérative.

La France poursuivra les discussions en ce sens avec ses partenaires. Ce sera l’un des points abordés lors de la visite du président de la République à Saint-Pétersbourg.

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