Iran - Q&R - Extrait du point de presse (22 mai 2018)

Q - Considérez-vous que les douze demandes exprimées hier par le secrétaire d’État américain sur l’Iran sont une base de négociation réaliste ?

R - Le président de la République a rappelé jeudi dernier à Sofia que l’Europe est unie et déterminée à agir pour un retour à la paix et à la stabilité au Moyen-Orient.

Pour cela, nous devons avoir l’assurance que l’Iran ne possédera jamais l’arme nucléaire. C’est l’objectif qui nous guide depuis la découverte du programme nucléaire clandestin iranien en 2002 et qui a abouti à l’accord nucléaire iranien de 2015. Il en va de la sécurité régionale et internationale et de l’intégrité du régime de non-prolifération nucléaire. C’est pourquoi la France soutiendra l’accord tant que l’Iran continuera à en appliquer strictement les dispositions nucléaires. C’est cela qui permettra d’éviter une escalade des tensions.

Il importe donc que les entreprises qui le souhaitent puissent poursuivre leurs activités en Iran. C’est la contrepartie de l’engagement iranien à respecter ses obligations nucléaires. C’est la raison pour laquelle Jean-Yves Le Drian et Bruno Le Maire ont reçu les entreprises françaises concernées la semaine dernière à Paris. L’Union européenne est également mobilisée et a annoncé des mesures dans ce sens. Les autres parties restant dans l’accord doivent également faire leur part.

Mais au-delà des questions nucléaires, nous demeurons préoccupés par les activités balistiques iraniennes et par la présence militaire croissante de l’Iran au Moyen-Orient, directe ou indirecte. C’est pourquoi nous voulons établir un cadre global de négociation avec l’Iran. Nous souhaitons que l’Iran comprenne l’intérêt d’une approche coopérative.

Nous serons en contact à ce sujet, dans les prochains jours, avec les participants à l’accord nucléaire, l’Iran, la Russie et la Chine et avec tous nos partenaires, américains, européens et pays de la région.

Informations complémentaires

PLAN DU SITE