Iran - Extrait du point de presse (16 octobre 2017)

Q - L’accord nucléaire iranien a été négocié à la virgule près et prévoit une première échéance en 2025, que Washington veut remettre en cause. En indiquant que la France est prête à engager des discussions sur le "post 2025", Paris n’est-il pas en train d’affaiblir la position des autres signataires de l’accord qui répètent que ce dernier ne peut être renégocié ?

R - Comme l’a rappelé ce matin M. Jean-Yves Le Drian en marge du conseil affaires étrangères à Luxembourg, la France est attachée à la mise en œuvre par toutes les parties de l’accord de Vienne. Il s’agit d’un accord robuste, dont la bonne application permet d’éviter durant plus de 10 ans que le programme nucléaire iranien soit détourné à des fins militaires. La France ne souhaite ni le renégocier ni l’amender en quoi que ce soit.

M. Jean-Yves Le Drian l’a clairement indiqué le 14 octobre : il ne faut pas toucher à l’accord, mais il est légitime de réfléchir à l’après-2025.

Q - Souhaitez-vous imposer des sanctions sur les pasdarans et est-ce que c’est un sujet que vous avez l’intention d’aborder à Bruxelles aujourd’hui ?

R - R - Le conseil des affaires étrangères de l’Union européenne permet aujourd’hui de faire le point après les annonces du président Trump sur la mise en œuvre de l’accord de Vienne. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni ont rappelé leur attachement à cet accord, qui reste en vigueur.

Nous avons cependant des préoccupations quant au programme balistique de l’Iran et à sa politique dans la région. Mais ces questions se posent en dehors du cadre du JCPOA. Nous voulons les évoquer avec l’Iran et l’ensemble de nos partenaires concernés.

S’agissant des Gardiens de la Révolution, ils font déjà l’objet de sanctions de la part de l’Union européenne au titre de leur participation au programme balistique iranien.

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