Iran - Q&R - Extrait du point de presse (3 juillet 2019)

Q : Le Président Rouhani a annoncé ce matin que l’Iran allait enrichir son uranium à plus de 3,67 % à partir du 7 juillet si les parties restantes dans l’accord de 2015 ne tenaient pas leurs promesses ? Comment réagissez-vous à cette menace ?

R : Jean-Yves Le Drian s’est exprimé hier avec ses homologues allemand, britannique et la haute représentante de l’Union européenne. Je vous renvoie à leur communiqué conjoint. L’Iran ne gagnera rien en sortant de l’accord de Vienne. Sa remise en cause ne ferait qu’accroître des tensions déjà vives dans la région. C’est pourquoi la France, avec ses partenaires européens, a demandé fortement à l’Iran de revenir sans délai sur ce dépassement ainsi qu’à s’abstenir de toute mesure supplémentaire qui remettrait en cause ses obligations nucléaires.

Q : Dans le communiqué de l’Elysée hier vers lequel vous nous renvoyez il n’y a aucune mention du mécanisme d’Instex. Pouvez-vous confirmer qu’Instex fera ses premières transactions avant la fin juillet ou est-ce que cette annonce est plutôt symbolique pour apaiser l’Iran ?

R : Avec ses partenaires européens, la France ne ménage pour sa part aucun effort pour faire en sorte que l’Iran puisse continuer à tirer des bénéfices économiques de l’accord de Vienne (JCPoA).

Le mécanisme de compensation INSTEX a été créé pour faciliter les transactions financières des opérations commerciales légitimes entre l’Europe et l’Iran, sur la base du plein respect par l’Iran de ses engagements au titre du JCPOA.

Ce mécanisme est désormais opérationnel et le traitement des premières transactions a été engagé ; la coopération avec la structure miroir iranienne doit se poursuivre pour pérenniser le flux d’échanges.

La contribution à la préservation des bénéfices économiques de l’accord n’est pas du seul ressort des Européens, il en va également de la responsabilité des autres signataires de l’accord, et de la communauté internationale toute entière au titre de la mise en œuvre de la résolution 2231 du Conseil de sécurité.

Informations complémentaires