Présentation

Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : République d’Haïti
Nature du régime : République de type présidentiel
Chef de l’Etat : Président Jovenel MOISE

Données géographiques

Superficie : 27 560 km2 (Banque mondiale)
Capitale : Port-au-Prince
Villes principales : Cap-Haïtien, Gonaïves, Hinche, Jacmel
Langue (s) officielle (s) : le créole (langue parlée par la majorité de la population) et le français (langue d’apprentissage scolaire)
Langue (s) courante (s) : le créole
Monnaie : la gourde haïtienne (HTG)
Fête nationale : le 1er janvier

Données démographiques

Population : 10 847 000 habitants (Banque mondiale, 2016)
Densité : 393 habitants/ km2 (Banque mondiale, 2016)
Croissance démographique : 1,38 % (PNUD, 2010-2015)
Espérance de vie : 62,8 ans (PNUD, 2014)
Taux d’alphabétisation : 48,68 % (PNUD,2005-2013)
Religion (s) : 55 % catholiques, plus de 40 % protestants, mais la proportion est désormais inverse dans les grandes villes ; la pratique du vaudou reste dominante
Indice de développement humain : 0,493 - 163ème (sur 188 pays, source PNUD rapport 2016)

Données économiques

PIB : 8,023 milliards de US$ (Banque mondiale, 2016)
PIB par habitant : 739,59 US$ par habitant (Banque mondiale, 2016)
Croissance : 1,4 % (Institut haïtien de statistique et informatique, 2015)%
Chômage (au sens du BIT) : 27 % (officiel, mais deux tiers des Haïtiens touchés par le chômage ou le sous-emploi)
Inflation : 12,5 % (2016, Institut haïtien de statistique et informatique)
Solde budgétaire : -2,39 % du PIB (FMI,2015)
Balance commerciale (OEC, 2013) : importations = 2,09 Mds US$ et exportations =1 03 Mds US$
Principaux clients : Etats-Unis (plus de 83 % des exportations haïtiennes)
Principaux fournisseurs : Etats-Unis (27 %) et République dominicaine (35 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 21,4 %
  • industrie : 19,9 %
  • services : 56 %

Exportations de la France vers Haïti : 43,6 M€ (DGT, 2016)
Importations françaises depuis Haïti : 11,8 M€ (DGT, 2016)
Un lien doit être proposé vers http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/haiti

(Sources disponibles : DGTPE, FMI, Banque mondiale, OCDE, BIT, PNUD - Rapport mondial sur le développement humain, à préciser, si possible, pour chaque indicateur)

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://ht.ambafrance.org/
Communauté française : 1 715 inscrits au registre des Français établis hors de France (31/12/2015)
Communauté haïtienne en France : 58 973 (31/12/2015)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Processus électoral

C’est au terme d’un processus électoral qui aura duré presque deux ans que M. Jovenel Moïse a été investi à la présidence la République d’Haïti le 7 février 2017. Il a été élu dès le premier tour, remportant 55 % des suffrages, loin devant M. Jude Célestin ayant obtenu 19,52 % des voix. Le 22 février, deux semaines après son entrée en fonctions, le Président a choisi comme Premier ministre un médecin, M. Jack Guy Lafontant, inconnu de la sphère politique. Ce dernier a été investi par le Président après avoir reçu un vote favorable du Sénat et de la Chambre des députés sur sa déclaration de politique générale, le 21 mars.
Près d’un an après son investiture, le climat social est extrêmement tendu. Le pays a connu d’importants mouvements sociaux suite au vote de la loi de finances 2017-2018 en septembre. Plusieurs milliers de manifestants se sont mobilisés à Port-au-Prince dans un contexte parfois violent, mettant en cause la gestion du président. L’opposition en appelle au dialogue et le gouvernement mène actuellement des négociations avec certaines branches socio-professionnelles en vue de rétablir la paix sociale.

Situation humanitaire

Haïti est le seul Etat du continent américain à faire partie du groupe des pays les moins avancés (PMA, classement ONU), il est classé en 167ème position en termes de développement humain (sur 187 Etats) par le PNUD. Les trois-quarts de la population vivent dans la pauvreté (78 % avec moins de 2 US$/jour/personne), la moitié de la population survivant même dans un état d’indigence avec moins de 1 US$/jour.
Suite à une sécheresse prolongée et au phénomène El Nino, 3,5 millions d’Haïtiens souffrent d’insécurité alimentaire et nutritionnelle et Haïti fait partie de la vingtaine de pays identifiés par la FAO comme particulièrement vulnérables dans ce domaine.
L’épidémie de choléra introduite par les Cassqes bleus de la Minustah fin 2010 a causéprès de 10 000 décès sur les 900 000 cas répertoriés.
Comme en témoignent les conséquences dramatiques du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et de l’ouragan Matthew qui a frappé Haïti le 4 octobre 2016, Haïti est très vulnérables aux catastrophes naturelles, notamment à cause de sa topographie (nombreux bassins versants et zones inondables), de son environnement dégradé (moins de 2 % de couverture forestière), de la fragilité de ses infrastructures et d’institutions qui sont à renforcer.

Situation sécuritaire

Suite au départ du Président Aristide, en février 2004, le Conseil de Sécurité de l’ONU avait autorisé le déploiement immédiat d’une Force multinationale intérimaire pour une période de trois mois (Etats-Unis, Canada, France). La Mission des Nations Unies pour la stabilité en Haïti (MINUSTAH) lui a succédé du 1er juin 2004 au 15 octobre 2017. Durant son mandat, elle s’est consacrée au renforcement de la Police nationale haïtienne (PNH), à la réforme du système judiciaire haïtien et à l’organisation des élections. Elle a notamment réussi à démanteler les gangs violents qui exerçaient un contrôle social étroit dans certains quartiers des grandes villes. Les indices de criminalité sont désormais plus bas en Haïti que dans les pays voisins, Cuba excepté. Le 16 octobre 2017 a débuté le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’appui à la Justice en Haïti (MINUJUSTH), dont les objectifs sont recentrés sur le renforcement de l’Etat de droit. La nouvelle mission onusienne est dépourvue de composante militaire.

Situation économique

La priorité du nouveau gouvernement sera de relancer la croissance qui a chuté à 1,4% du PIB en 2016 faute d’investissements. L’’économie haïtienne reste marquée par une forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur : 50 % du budget et 80 % des investissements proviennent de l’aide extérieure ; le pays importe la totalité des hydrocarbures et 60 % de ses besoins alimentaires en dépit d’un fort potentiel agricole.

Après presque une décennie de stabilité monétaire, la dévaluation continue de la gourde face au dollar a considérablement renchéri le coût des importations dans ce pays qui ne produit qu’une très faible partie de ce qu’il consomme.

Politique étrangère

Haïti est membre de l’Organisation des Etats américains (OEA), de l’Association des Etats de la Caraïbe (Haïti a accueilli en avril 2013 le Vème Sommet des Chefs d’Etats de la Caraïbe) et a été admise au sein de la CARICOM en 2002.
Les relations qu’entretient Haïti avec la République dominicaine sont complexes. Si, après le séisme, la République dominicaine a fait preuve d’une très grande solidarité et les contacts à haut niveau s’étaient multipliés, signe d’une volonté de renforcer les relations entre les deux pays, des sources de tension sont apparues notamment sur le statut légal des centaines de milliers de ressortissants dominicains d’origine, et surtout d’ascendance, haïtienne..
Haïti ne reconnait pas formellement la République populaire de Chine et entretient de forts liens avec Taïwan, un de ses principaux bailleurs de fonds nationaux, avec le Vénézuéla.
Le gouvernement haïtien a signé, le 10 décembre 2009, l’Accord de Partenariat Économique (APE) qui lie Haïti ainsi que 14 autres États de la Caraïbe (CARIFORUM) avec l’Union européenne. Haïti est le dernier pays à adhérer à cet accord – qu’il n’a toutefois pas encore ratifié.

Mise à jour : 18.12.17

Informations complémentaires

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