Présentation de Haïti

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Présentation du pays

HAÏTI {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République d’Haïti
Nature du régime : République de type présidentiel
Chef de l’État : président Jovenel MOISE)

Données géographiques

Superficie : 27 560 km² (Banque mondiale)
Capitale : Port-au-Prince
Villes principales : Cap-Haïtien, Gonaïves, Hinche, Jacmel
Langue (s) officielle (s) : le créole (langue parlée par la majorité de la population) et le français (langue d’apprentissage scolaire)
Langue (s) courante (s) : le créole
Monnaie : la gourde haïtienne (HTG)
Fête nationale : le 1er janvier

Données démographiques

Population : 10 981 000 habitants (Banque mondiale, 2017)
Densité : 398 habitants/ km² (Banque mondiale, 2017)
Croissance démographique : 1,22 % (Banque mondiale, 2017)
Espérance de vie : 63,3 ans (Banque mondiale, 2016)
Taux d’alphabétisation : 48,68 % (PNUD, 2005-2013)
Religion (s) : 55 % catholiques, plus de 40 % protestants, mais la proportion est désormais inverse dans les grandes villes ; la pratique du vaudou reste dominante
Indice de développement humain : 0,498 - 168e (sur 189 pays, source PNUD rapport 2018)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Les émeutes en réaction à l’annonce de la hausse des prix des carburants en juillet 2018 ont entraîné la démission du premier ministre Jack-Guy LAFONTANT et de son gouvernement. M. Jean-Henry CEANT, qui lui a succédé le 17 septembre 2018, s’est vu opposer, au terme de six mois de mandat, un vote de censure à la chambre des députés. Contraint de démissionner, l’intérim est depuis confié à M. Jean-Michel LAPIN, également désigné par le Président en vue de constituer une nouvelle équipe gouvernementale. Mais ce dernier n’a pas obtenu le vote de confiance du parlement pour pouvoir prendre ses fonctions de manière officielle.

Depuis juillet 2018, le pays a connu plusieurs vagues de manifestations violentes entraînant une paralysie de l’activité économique. Les manifestants dénoncent la cherté de la vie et réclament des comptes sur la gestion des fonds PetroCaribe, un programme de coopération vénézuélien de près de 4 milliards de dollars américains dont les détournements ont été dénoncés dans différents rapports d’enquête du Sénat et de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif. De nombreuses personnalités politiques et des milieux d’affaires, dont le Président lui-même, sont indexées dans ces rapports.

Les appels à la démission du chef de l’État se sont multipliés et les autorités haïtiennes peinent à instaurer une dynamique de dialogue entre l’ensemble des secteurs de la vie nationale.

Après avoir connu près de trois mois d’émeutes entre septembre et novembre 2019, une fragile accalmie a permis la reprise des activités.

Sur le plan politique, la situation reste incertaine. Depuis le 13 janvier de cette année, en l’absence de la tenue des élections générales prévues en octobre dernier, le mandat de 119 députés et de 10 des 30 sénateurs haïtiens a pris fin. Depuis lors, le Parlement n’est donc plus en situation d’exercer son activité, menaçant ainsi l’équilibre démocratique du pays alors qu’Haïti n’a plus de gouvernement investi depuis mars 2019.

Haïti est le seul État d’Amérique à faire partie du groupe des pays les moins avancés (PMA, classement ONU), il est classé en 168e position en termes de développement humain (sur 189 États) par le PNUD. Les trois-quarts de la population vivent dans la pauvreté (78 % avec moins de 2 USD/jour), la moitié de la population survivant même dans un état d’indigence avec moins de 1 USD/jour.

Les conséquences dramatiques du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et de l’ouragan Matthew qui a frappé Haïti le 4 octobre 2016 ont démontré à quel point Haïti était vulnérable aux catastrophes naturelles, notamment à cause de sa topographie (nombreux bassins versants et zones inondables), de son environnement dégradé (moins de 2 % de couverture forestière), de la fragilité de ses infrastructures et d’institutions qui sont à renforcer.

La dégradation des conditions économiques du pays (inflation à 20 % et dépréciation de la gourde) ainsi que les troubles politiques ont fortement impacté la sécurité alimentaire des Haïtiens, déjà fragilisée par de récentes sécheresses dues notamment au phénomène El Niño. L’ONU estime que près d’un tiers de la population aura besoin d’une aide alimentaire d’urgence pour le 1er trimestre de l’année 2020.

Politique étrangère

Haïti est membre de l’Organisation des États américains (OEA), de l’Association des États de la Caraïbe (Haïti a accueilli en avril 2013 le 5e Sommet des chefs d’États de la Caraïbe) et de la CARICOM qu’elle a rejoint en 2002 et dont elle a assuré la présidence au 1er semestre 2018.

Les relations qu’entretient Haïti avec la République dominicaine sont complexes. Si après le séisme de 2010, la République dominicaine a fait preuve d’une très grande solidarité et les contacts à haut niveau s’étaient multipliés, des sources de tension sont apparues notamment sur le statut légal des centaines de milliers de ressortissants dominicains d’origine, et surtout d’ascendance, haïtienne.

Haïti ne reconnait pas formellement la République populaire de Chine et entretient de forts liens avec Taïwan, un de ses principaux bailleurs de fonds nationaux.

Le gouvernement haïtien a signé, le 10 décembre 2009, l’Accord de partenariat économique (APE) UE-CARIFORUM mais ne l’a toujours pas ratifié.

Suite au départ du président Aristide, en février 2004, le Conseil de sécurité de l’ONU avait autorisé le déploiement immédiat d’une Force multinationale intérimaire pour une période de trois mois (États-Unis, Canada, France). La Mission des Nations unies pour la stabilité en Haïti (MINUSTAH) lui a succédé le 1er juin 2004 et son mandat a pris fin le 15 octobre 2017. Elle s’est consacrée au renforcement de la Police nationale haïtienne (PNH), à la réforme du système judiciaire haïtien et à l’organisation des élections. Le 16 octobre 2017 la Mission des Nations unies pour l’appui à la Justice en Haïti (MINUJUSTH) a remplacé la MINUSTAH, dont les objectifs ont été recentrés sur le renforcement de l’État de droit. Cette mission a laissé place le 15 octobre 2019 au Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) (résolution 2476 du 25 juin 2019), une mission politique spéciale dont le mandat est concentré sur le conseil aux autorités haïtiennes entre autres dans l’organisation des élections, la réforme du secteur de la justice, la professionnalisation de la police nationale haïtienne, la réduction de la violence et la lutte contre les bandes criminelles, la défense des droits de l’Homme.

Situation économique

PIB : 9,659 milliards de USD (Banque mondiale, 2018)
PIB par habitant : 870 USD par habitant (Banque mondiale, 2018)
Croissance : 1,2 % (FMI, 2017)
Chômage (au sens du BIT) : 27 % (officiel, mais deux tiers des Haïtiens sont touchés par le chômage ou le sous-emploi)
Inflation : 20 % (Banque mondiale, 2020)
Solde budgétaire : -2,9 % du PIB (FMI, 2019)
Balance commerciale (OEC, 2013) : importations = 2,09 Mds USD et exportations = 1,03 Mds USD
Principaux clients : États-Unis (plus de 83 % des exportations haïtiennes)
Principaux fournisseurs : États-Unis (27 %) et République dominicaine (35 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (Banque mondiale, 2017) :

  • agriculture : 17,58 %
  • industrie : 56,77 %
  • services : 25,65 %

Exportations de la France vers Haïti : 51,9 M € (DGT, 2017)
Importations françaises depuis Haïti : 17,7 M € (DGT, 2017)
Consulter la fiche pays Haïti sur le site de la Direction générale du Trésor

Mise à jour : 20.01.20

Informations complémentaires