Présentation

Données générales

Carte de la Grèce

Présentation du pays

Nom officiel : République hellénique
Nature du régime : République parlementaire
Président de la République : M. Prokopis PAVLOPOULOS
Chef du gouvernement : M. Alexis TSIPRAS

Données géographiques

Superficie : 131.957 km2
Capitale : Athènes
Villes principales : Athènes (4 millions d’habitants), Thessalonique (1 million d’habitants)
Langue officielle : grec
Monnaie : euro
Fête nationale : 25 mars (insurrection de 1821) ; le 28 octobre est « fête nationale », en souvenir du jour où le général Metaxás s’est opposé au passage des troupes italiennes (1940).

Données démographiques

Population : 10 710 000 habitants (2017)
Densité : 81,11 habitants/km2 (2017)
Croissance démographique : - 0,7% (2016)
Espérance de vie : 84 ans pour les femmes, 78,7 ans pour les hommes (2016)
Taux d’alphabétisation : 97,5% (2015)
Religion : Orthodoxe (98 %)
Indice de développement humain : 0,87 (2016)

Données économiques

PIB : 178,579Md€ (2017)
PIB/hab : 16 952€ (2017)
Taux de croissance : 1,3% (2017)
Taux de chômage : 21,7, % (2017)
Taux d’inflation : 1,2% (2017)
Dette publique : 178 % du PIB (2017)
Solde budgétaire : 2,44% (2017)
Balance commerciale : -18,4% (dix premiers mois de 2017)
Principaux clients : Italie (12,4%), Allemagne (8,1%), Turquie (6,3%)
Principaux fournisseurs : Allemagne (9,9%), Corée du Sud (9,6%), Russie (7,5%), Italie (7,2%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2017) :

  • agriculture : 3,3%
  • industrie : 12%
  • services : 84,7%
    Exportations de la France vers la Grèce (2016) : 2,07 Mds€ (-0,7%)
    Importations françaises depuis la Grèce (2016) : 630,7 M€ (-1,5%)
    Solde commercial bilatéral (2016) : 1,44 Md€ (-0,3%)

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/grece

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://gr.ambafrance.org/-Francais-
Consulats de France : Athènes, Thessalonique (Consulat général)
Communauté française en Grèce : 10 080 Français inscrits en 2017, dont 54% de binationaux
Communauté grecque en France : 35.000

Elements d’actualité

Politique intérieure

Confrontée à une grave crise économique, la Grèce a bénéficié de deux plans d’assistance financière, en 2010 et 2012. L’arrivée au pouvoir de Syriza, en janvier 2015, a ouvert une nouvelle phase de négociation, qui s’est conclue le 13 juillet 2015 sur un accord des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro pour un 3ème plan d’aide pouvant aller jusqu’à 86Md€.

M. Tsipras a remporté les élections législatives anticipées du 20 septembre 2015, avec 35,47% des voix et 145 sièges, un score quasi identique à celui obtenu en janvier 2015. Cela lui a permis de reconduire le tandem formé avec le parti de droite souverainiste ANEL-Grecs indépendants (3,69% et 10 députés), qui s’est avéré un allié indéfectible, notamment lors des votes cruciaux sur le 3ème programme d’aide. Après deux défections en novembre 2015, A. Tsipras peut désormais s’appuyer sur une majorité de 153 sièges sur 300 pour mettre en œuvre les mesures agréées dans le cadre du 3ème plan d’aide.

Après l’achèvement de la deuxième évaluation de ce programme d’assistance en juin, une nouvelle tranche de 8,5 Mds€ d’aide financière a été décaissée par le MES en juillet 2017. La troisième revue du programme devrait être achevée au début de l’année 2018, avant une quatrième et dernière revue jusqu’à la sortie du programme, prévue en août. L’accord trouvé lors de l’Eurogroupe du 15 juin 2017 évoque un allongement des maturités et du délai de paiement des intérêts de la dette.

Situation économique

L’économie grecque a renoué avec la croissance : en 2017, la croissance a atteint 1,6% et la Grèce a dégagé un excédent budgétaire primaire – hors charge de la dette – de 3,57% (alors que le plan d’aide ne prévoyait que 2,2%). La procédure pour déficit excessif ouverte en 2009 a été close en septembre et le budget 2018 est établi sur des prévisions de croissance annuelle à 2,5%. Pour autant, la situation reste fragile : la dette demeure supérieure à 180% du PIB, le système bancaire est vulnérable, en raison notamment de l’endettement privé. La population est éprouvée par huit années de récession (perte de plus de 25% du PIB depuis 2009). Le taux de chômage, certes en décrue, reste à des niveaux élevés (21,7% au second semestre 2017, le double chez les jeunes) et les revenus des retraités ont été divisés par deux depuis 2009.

Politique étrangère

La politique étrangère de la Grèce a pour premier objectif la sécurité dans son environnement régional : membre de l’OTAN depuis 1952, la Grèce joue un rôle actif au sein de l’Alliance (ses dépenses militaires équivalent à 4% de son PIB). La Grèce est membre fondateur de l’ONU (elle a siégé au Conseil de sécurité en 2005-2006 et est candidate pour la période 2025-2026) et est engagée dans de nombreuses autres instances multilatérales (Conseil de l’Europe, UNESCO, OSCE, OIF, OMI, OCEMN). Un autre axe fort de la politique étrangère grecque est de contribuer à la lutte contre la crise économique en attirant les touristes et les investissements étrangers.

La relation avec la Turquie, stratégique, reste complexe. Les deux pays se sont rapprochés depuis une vingtaine d’années, notamment dans le cadre du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE, les échanges économiques sont particulièrement significatifs. Les irritants bilatéraux sont nombreux, notamment : différends territoriaux en mer Egée, violations périodiques de l’espace aérien grec par la chasse turque, statut des minorités. Le président Erdoğan a effectué une visite en Grèce en décembre 2017 (une première pour un président turc depuis 65 ans).

A Chypre, la Grèce soutien le principe d’une réunification sur la base d’une fédération bizonale et bicommunautaire, solution agréée par les deux parties sans pression extérieure, et du respect de l’acquis communautaire. La Grèce est en outre puissance garante de l’île, comme la Turquie et le Royaume-Uni, et à ce titre est un des acteurs clés de la négociation.

Traditionnellement présente dans les Balkans, la Grèce soutient l’adhésion à l’Union Européenne de l’ensemble des pays de cette zone Elle voit dans le processus d’élargissement la possibilité de stabiliser son environnement régional et de favoriser le règlement des irritants bilatéraux avec ses voisins.
La Grèce s’oppose à la reconnaissance de l’ARYM sous le nom de Macédoine, considérant que cette dénomination appartient à son patrimoine. Depuis 1995, un accord intérimaire définit les relations entre Athènes et Skopje. Un processus de négociations est en cours sous les auspices de l’ONU et de son médiateur, Matthew Nimetz.

La coopération avec Israël est notamment vue comme un moyen de bénéficier des retombées économiques de la coopération énergétique dans le cadre du triangle « Israël-Chypre-Grèce », suite aux découvertes de champs gaziers au large des côtes israéliennes et chypriotes.

Enfin, la Grèce élargit ses partenariats traditionnels avec les Etats du monde arabe, en profitant de ses relations historiques, pour trouver de nouvelles sources d’approvisionnement en matières premières et pour favoriser de nouveaux investissements.

Mise à jour : 24.01.18

Informations complémentaires

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