Présentation

Données générales

Carte de la Géorgie

Présentation du pays

Nom officiel : Géorgie
Nature du régime : démocratie parlementaire
Chef de l’Etat et/ou du gouvernement : président de la Géorgie, M. Giorgi Margvelashvili (élu en novembre 2013) ; Premier ministre : M. Mamuka Bakhtadze (depuis le 20 juin 2018).

Données géographiques

Superficie : 69 700 km2 (119ème rang mondial)
Capitale : Tbilissi (1,1 millions d’habitants)
Villes principales : Kutaisi, Batumi, Rustavi, Sukhumi, Zugdidi
Langue (s) officielle (s) : géorgien
Langue (s) courante (s) : géorgien, russe, abkhaz, azéri, arménien, ossète.
Monnaie : lari (GEL) (1 € = 3 GEL environ à la mi-décembre 2017).
Fête nationale : 26 mai (proclamation de l’indépendance le 26 mai 1918 vis-à-vis de la République démocratique fédérative de Transcaucasie, définitivement acquise le 9 avril 1991).

Données démographiques

Population (recensement de 2014) : 3 700 000 (hors régions séparatistes) ; dans les entités les autorités de facto affichent les populations suivantes [chiffres contestés] : Ossétie du sud 51 000 (estimation) et Abkhazie 241 000 (selon un soi-disant « recensement » de 2011)
Densité : 57 habitants/km²
Croissance démographique (PNUD moyenne 2010-2015) : - 1,2 % (Outre les guerres de sécession ayant entraîné pertes de territoire et migrations, les conditions économiques entraînent une forte émigration).
Espérance de vie (PNUD) : 73 ans
Taux d’alphabétisation : 100%
Religions : orthodoxes (84 %), musulmans (10 %), chrétiens de rite arménien (4 %), catholiques (0,8 %)
Indice de développement humain (PNUD 2015) : 0,769 (soit le 70e rang sur 177, en progrès)

Données économiques

PIB (2016) : 14,3 Mds USD (Banque mondiale)
PIB par habitant (2016) : 3 810 USD (PNUD 2015 : 8 800 $ en parité de pouvoir d’achat)
Croissance (2016) : +2,7 %
Chômage (au sens du BIT) (2016) : 11,6 %
Inflation (2016) : 2,8 %
Solde budgétaire (2016) : -4 %
http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Georgie
Balance commerciale (2016) : déficit de 5,2 Mds USD
Principaux clients (2016) : Russie (10 %), Turquie (9 %), Chine, Bulgarie (8 %), Azerbaïdjan, Arménie (7%).
Principaux fournisseurs (2016) : Turquie (19 %), Russie (9 %), Chine (7%).
(GéoStat, 2016, chiffres provisoires, http://www.geostat.ge/index.php?action=page&p_id=134&lang=eng)

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2015) :

  • agriculture : 9 %
  • industrie : 22 %
  • services : 69 %

Exportations de la France vers la Géorgie (DGTPE 2016) : 125 M€ (notamment produits pharmaceutiques, suivis des produits agroalimentaires, chimiques, parfums et cosmétiques)
Importations françaises depuis la Géorgie (DGTPE 2016) : 35 M€
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/pays/georgie

présence française

Site internet de l’ambassade : ge.ambafrance.org
Consulat(s) : section consulaire à l’ambassade de France à Tbilissi
Communauté française (octobre 2017) : 405 inscrits au registre des Français établis hors de France
Communauté géorgienne en France : évaluée à 10 000 (recensés en France en 2011 : 7 145)

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Devenue indépendante de l’Union soviétique en 1991, la Géorgie a connu de profondes réformes suite à la « révolution des Roses » en novembre 2003, qui a conduit au pouvoir Mikhaïl Saakashvili, artisan d’une transformation de la Géorgie en démocratie à économie libérale. Les élections législatives de 2012 ont vu la victoire de la coalition d’opposition « Rêve géorgien » emmenée par le milliardaire Bidzina Ivanishvili, reconduite en 2016, et sortie victorieuse des élections municipales de 2017.
Les régions séparatistes d’Ossétie du Sud et l’Abkhazie, qui couvrent ensemble 20 % du territoire, ont échappé au contrôle de Tbilissi dès les années 1990. La Russie a engagé en 2014 un processus d’intégration, encadré par de soi-disant « traités d’alliance », permettant l’incorporation des espaces juridique et politique, ainsi que la fusion des forces armées.

Situation économique

Grâce à d’importantes réformes structurelles, la Géorgie se situe dans le haut des classements internationaux, tels que Doing Business (9ème pour 2018).
Elle s’efforce de tirer avantage de sa situation de pays de transit, notamment pour les hydrocarbures du bassin caspien. La croissance s’est maintenue à près de 3 % en 2015 et 2016, avec une prévision (OCDE) de rebond à 4,5 % pour 2017 et 2018.

L’embargo imposé par Moscou en 2006 (et progressivement levé depuis 2013) a stimulé la réorientation vers l’Europe du commerce extérieur géorgien, conduisant la Géorgie à améliorer la qualité de sa production. La Russie est redevenue son premier client en 2016.

Politique étrangère

Depuis la révolution des Roses en 2003, la Géorgie a fait le choix stratégique du rapprochement avec l’UE et l’OTAN, non remis en cause depuis, mais source de tensions avec Moscou.

La Géorgie a signé le 27 juin 2014 un accord d’association avec l’UE, comprenant un accord de libre-échange complet et approfondi. Une libéralisation du régime des visas de court séjour est intervenue le 28 mars 2017.
La Géorgie, membre du Partenariat pour la paix depuis 1994, a été, parmi les pays non membres de l’OTAN, le plus important fournisseur de troupes en Afghanistan. Au sommet de Bucarest de 2008, les Alliés ont déclaré que la Géorgie avait « vocation à rejoindre l’Alliance atlantique », et lui ont octroyé en 2014 un « paquet substantiel » de mesures.

Suite au conflit de 2008, la Géorgie a rompu ses relations diplomatiques avec la Russie. Elle a renoncé à l’option militaire. Si l’ouverture envers la Russie intervenue en 2013 et l’instauration des « rencontres informelles de Prague » ont permis la relance du tourisme et des échanges commerciaux, elles n’ont à ce stade pas produit les résultats escomptés en terme de règlement des conflits séparatistes.

Mise à jour : 08.08.18

Informations complémentaires

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