Présentation

Relations politiques

Le Président Correa a effectué une visite officielle à Paris et Lyon du 6 au 8 novembre 2013. Son entretien avec le Président Hollande a donné lieu à une déclaration commune dans laquelle ils sont convenus de développer la coopération scientifique, universitaire et culturelle, et de renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays. Cette visite a permis de donner une nouvelle impulsion à la relation bilatérale.

Au cours des six dernières années, plusieurs rencontres à haut niveau se sont déroulées :

  • Visite à Quito de Mme Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, du 27 au 29 novembre 2012, à l’occasion de la réunion des Ministres de la Justice des Amériques, organisée par l’OEA. Cette visite a également été l’occasion de réunions de travail avec le Conseil de la Magistrature et la Cour Constitutionnelle, qui ont confirmé l’intérêt de l’Equateur pour un renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans le domaine de la formation des juges.
  • Visite en Equateur de Mme Nicole Bricq, Ministre du Commerce extérieur, les 4 et 5 décembre 2012. Cette visite a permis la signature d’un protocole financier dans le cadre de la réalisation du tramway de Cuenca et de faire valoir les atouts des entreprises françaises dans la perspective de la construction du métro de Quito. Elle a été l’occasion pour les autorités équatoriennes de confirmer qu’elles n’avaient pas l’intention de dénoncer l’Accord de Protection des Investissements (API) avec la France.

En 2014, le groupe d’amitié France-Equateur a fait le déplacement en Equateur en septembre, et le Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, à la promotion du Tourisme et aux Français de l’étranger s’est déplacé à Quito en décembre avec une délégation d’entrepreneurs. En novembre 2015, Jean-Pierre Bel, envoyé personnel du Président de la République pour l’Amérique latine, a effectué un déplacement pour rencontrer les autorités équatoriennes. M. Guillaume Long, alors Ministre de la Culture et responsable des relations internationales d’Alianza País, s’est quant à lui rendu en France en février 2016 pour inaugurer une grande exposition d’art précolombien d’Equateur au musée des Arts premiers du Quai Branly.

  • Visite à Paris de Mme Maria Fernanda Espinosa, ministre des Relations extérieures et de la Mobilité humaine le 25 septembre 2017. A cette occasion, la ministre équatorienne a été reçue par le ministre d’Etat, ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot ainsi que la secrétaire d’Etat auprès du ministre, Brune Poirson.

Relations économiques

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/Pays/equateur (la mission économique en Colombie est compétente pour l’Equateur).

En 2017, nos exportations vers l’Equateur ont connu une baisse de 10,5% par rapport à 2016, atteignant 106,2 MEUR contre 118,6 MEUR l’année précédente. Malgré cette baisse, leur niveau reste dans la moyenne de nos ventes vers ce pays ces 10 dernières années, qui s’établit à 112 MEUR. L’Equateur est notre 106ème débouché au niveau mondial (114ème en 2016). Au niveau régional, l’Equateur est le 11ème client de la France (12ème en 2016) derrière Cuba, la République Dominicaine et l’Uruguay et devant la Bolivie, le Paraguay, le Costa Rica et le Guatemala.
Nos importations en provenance de l’Equateur représentent 0,07% de nos importations totales. L’Equateur se positionne comme notre 33ème déficit au niveau mondial et notre premier déficit parmi les pays latino-américains et de la Caraïbe. En 2017, notre déficit commercial avec l’Equateur a atteint 292 MEUR, en augmentation de 13,6% par rapport à 2016 (-252 MEUR). Les ventes équatoriennes vers la France sont très peu diversifiées et sont composées quasi-exclusivement de produits agricoles et agro-alimentaires. En 2017, elles sont composées à 80% de produits agroalimentaires (321,3 MEUR contre 300,2 MEUR en 2016) et à 17,2% de produits agricoles (68,8 MEUR contre 60,8 MEUR en 2016).

Avec un stock d’investissement d’environ 200 MUSD en 2017, la France se positionne toutefois comme le 3ème investisseur européen au cours des 15 dernières années (derrière les Espagnols et les Allemands).
A l’occasion de la visite de M. Fekl à Quito en décembre 2014, la création d’un groupe de travail franco-équatorien sur les échanges commerciaux et les investissements a été décidée. Sa première réunion s’est tenue en mars 2015. Les perspectives commerciales en Equateur concernent en particulier le secteur automobile, agroalimentaire et des biens de consommation.

Une vingtaine d’entreprises dispose d’une implantation locale (Alcatel, Hôtel Mercure, Ibis, Schneider, Sanofi Aventis, Bic, Coface Rating, Pernod Ricard, Alstom, etc). Les 4 investissements français plus importants en Equateur ont été réalisés dans le secteur de l’eau/assainissement, dans l’industrie et dans l’agroalimentaire. Suite à la vente par Lafarge de ses actifs, le plus grand investissement français en Equateur est celui du groupe Veolia Environnement, qui s’est vu confier en 2008 la concession d’Interagua pour la distribution d’eau potable et l’assainissement de la municipalité de Guayaquil (investissement de près de 150 MUSD). Le groupe a également signé début septembre 2017 un contrat de type partenariat public-privé (61 MUSD) avec la municipalité de Manta, pour l’optimisation du réseau d’eau potable de la ville. Le groupe JC Decaux a remporté le 22 mai 2017 le contrat d’abribus publicitaires de la ville de Guayaquil à l’issue d’un appel d’offres international. Enfin le consortium POMA–SOFRATESA a signé, début septembre 2017, avec la Mairie de Guayaquil un contrat sous la forme d’un partenariat public-privé, pour la construction et l’exploitation pendant 30 ans d’un système de transport urbain par câble aérien.

Avec un portefeuille de près de 600 millions de dollars de prêts depuis son installation dans le pays, l’AFD est devenu un partenaire très important de l’Équateur.

Coopération culturelle, scientifique et technique

Le prestige culturel de la France demeure important en Equateur, où l’on conserve le souvenir des travaux de Charles-Marie de la Condamine, qui choisit au XVIIIème siècle la région de Quito pour y mesurer la longueur d’un arc de méridien à l’équateur. Le rôle joué par les idéaux de la Révolution française dans le processus d’émancipation de l’Amérique latine contribue également à la proximité entre les deux pays. La francophonie reste présente chez les élites politiques et intellectuelles. L’ensemble du droit civil équatorien est inspiré du Code Napoléon.
Nos relations sont denses sur le plan culturel, académique et technique :

prestige du Lycée français La Condamine de Quito, créé en 1967 qui scolarise, en 2015-2016, 1408 élèves, et de l’école de Cuenca avec ses 175 élèves ; dynamisme des 5 Alliances françaises et ses 6000 étudiants inscrits en 2014, soit 12% de plus que l’année précédente ; développement de l’enseignement du français : 8200 apprenants de français dans le système public équatorien.

La France se place au 7ème rang des pays d’accueil des étudiants équatoriens, avec 590 étudiants équatoriens en 2017, contre 480 en 2013. Malgré cette augmentation, l’objectif de doublement du nombre d’étudiants équatoriens en France annoncé en 2013 n’a pas été atteint, en raison notamment des difficultés économiques du pays, ainsi que par les critères d’attribution des bourses du gouvernement équatorien peu favorables à nos intérêts (classement internationaux). En 2015, le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (MESRI) et son homologue équatorien ont signé un accord de reconnaissance mutuelle des diplômes et des périodes d’études fournissant un cadre de référence pour la comparaison des diplômes.

L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) mène des travaux de recherche et de coopération scientifique sur des thèmes liés à l’environnement : volcanologie, changement climatique. Les recherches menées par l’IRD sont réalisées avec des partenaires locaux (universités, instituts de recherche) et s’appuient notamment sur des laboratoires mixtes internationaux (3 LMI en 2018). Lors du puissant tremblement de terre en 2016, l’IRD avait mobilisé d’importantes équipes (2 sismologues et 8 chercheurs en mission de renfort). En 2016, l’ambassade de France a lancé la 3ème mission géodésique française en Equateur à travers un programme d’événements scientifiques et culturels.

Sur le plan culturel, une collaboration entre l’École Nationale Supérieure des Métiers de l’Image et du Son (FEMIS) et l’Ecole de cinéma de l’Université des Arts de Guayaquil a été mise en place en 2015. Une grande exposition sur le chamanisme en Equateur a été inaugurée en février 2016 au Musée du Quai Branly, suivie d’un Festival de l’Equateur en France au second semestre. En octobre 2016 et en août 2017, la ville de Quito a organisé deux éditions de la « Fiesta de la luz » en partenariat avec la fête des Lumières de Lyon, qui connaît un succès croissant (public estimé à 2,8 millions de spectateurs en 2017 contre 1,5 million en 2016).

Une antenne de la Délégation à la Coopération internationale du ministère de l’Intérieur (créée en 1976, elle est la plus ancienne d’Amérique Latine) mène des actions de coopération technique et opérationnelle en matière de justice et de police. Des coopérations se sont également développées dans les domaines de l’administration pénitentiaire et la formation des magistrats équatoriens.

Des accords portant sur le tourisme ont été signés en décembre 2006 et 2012. Dans ce cadre, la France coopère plus particulièrement dans les domaines du sport d’aventure et des sports de montage, qui bénéficient d’un intérêt croissant en Equateur./.

Mise à jour : 02.19

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