Données générales

Présentation du pays

ÉQUATEUR {JPEG}

Site de l’ambassade de France en Equateur : www.ambafrance-ec.org

Source des données chiffrées : Ambassade de France en Equateur, Ministère de l’Economie et des Finance, PNUD, FMI, Banque mondiale, Unesco, CEPALC

Nom officiel : République de l’Equateur
Chef d’Etat : M. Lenin Voltaire MORENO GARCES

Données géographiques

Superficie : 256 370 km2
Capitale : Quito (2,2 M d’habitants)
Villes principales : Guayaquil (2,3 M d’habitants), Cuenca (0,32 M d’habitants)
Langue officielle : espagnol (93% de la population).
Langues amérindiennes : kichua (4 %), shuar
Monnaie : dollar américain
Fête nationale : 10 août

Données démographiques

Population : 16,62 M d’habitants (Banque Mondiale, 2017)
Croissance démographique : 1,57 % par an (PNUD, 2010-2015)
Espérance de vie : 76,12 ans (PNUD, 2015)
Taux d’alphabétisation : 94,46 % (PNUD, 2005-2015)
Religions : catholique (74%), protestante (10 %)
Indice de développement humain (Classement ONU) : 0,74 (89ème rang sur187 en 2015)
Taux de pauvreté : 23,3 % de la population en 2015 contre 44,6 % en 2004

Données économiques

Monnaie : dollar des États-Unis
PIB : 103 Md USD (2017, Banque mondiale)
PIB par habitant : 6 199 USD (2017, Banque mondiale)
Taux de croissance : 2,4 % (2017, Banque centrale)
Taux de chômage : 5,21 % (2016)
Déficit budgétaire : -5,7 % du PIB (2017)
Taux d’inflation : 1,5 % (2017, Banque mondiale)
Part des principaux secteurs d’activité dans le PIB : agriculture : 9, 5 %, industrie : 31,4 %, services : 59,1 % (2017, Banque mondiale)
Importations (2017) : 20 Mds USD
Exportations (2017) : 19,1 Mds USD
Principaux fournisseurs : 1er - États-Unis : 22,5 % ; 2ème - Chine : 15% ; 3ème - Colombie : 8,6% ; 4ème - Panama : 6,4% ; 5ème - Brésil : 4,3%
Principaux clients (2017) : 1er - États-Unis : 32%, 2ème - Pérou : 6,7% ; 3ème - Chili : 6,5% ; 4ème - Panama : 4,9% ; 5ème - Chine : 4% et Colombie : 4%

Importations en France (2017) : 400 M€
Exportations françaises (2017) : 106,2 M€
Solde commercial de la France : -292 M€

Présence française

Consulat de France : Section consulaire de l’Ambassade de France à Quito ; Consulats honoraires à Guayaquil, Cuenca et Esmeraldas
Communauté française en Equateur : 2588 inscrits en 2016 (+ 5,2 % par rapport à 2015)
Communauté équatorienne en France :  5 000

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Institutions

• Nouvelle constitution approuvée par référendum le 28 septembre 2008
• Pouvoir exécutif : régime présidentiel. Le Président, élu au suffrage universel direct pour un mandat de 4 ans, forme le gouvernement et nomme les gouverneurs de province. La réforme constitutionnelle votée en décembre 2015 permet aux élus de se présenter indéfiniment.
• Pouvoir législatif : Monocamérisme (Assemblée nationale). 137 députés élus pour 4 ans à la proportionnelle dans les 22 provinces. La Constitution de 2008 permet à l’Assemblée nationale de destituer le Président, dans certaines conditions.
• Autorité judiciaire : Cour Suprême : 31 juges titulaires (et 21 suppléants) qui élisent leur Président. La nouvelle constitution institue une Cour constitutionnelle qui a pour mission d’arbitrer les conflits éventuels entre les pouvoirs exécutif et législatif.
• Deux nouveaux « pouvoirs » sont institués par la Constitution de 2008 : le « pouvoir électoral » et le « pouvoir citoyen », dans le but d’introduire des éléments de démocratie directe et de renforcer le contrôle contre les actes de corruption dans le secteur public.

Principaux partis politiques équatoriens présents à l’Assemblée Nationale

  • Alianza Pais (AP) est le mouvement de la Révolution citoyenne a été lancé en 2006 par Rafael Correa et a obtenu74 sièges sur 137 aux élections législatives. Les divisions entre le président Lenin Moreno et l’ex-président Rafael Correa ont conduit 30 députés du mouvement à se désaffilier et à se lancer dans la création d’un nouveau parti (non-encore officiel).
  • Le Mouvement CREO (creador de oportunidades) est un mouvement libéral créé en 2012 (34 sièges)
  • Le Parti Social-Chrétien (PSC) est un parti conservateur et traditionnaliste fondé en 1951 (15 sièges)
  • Pachakutik, est un mouvement de gauche de tendance indigéniste et anticapitaliste, né en 1995 (5 sièges)
  • Le Parti de la Gauche démocratique (4 sièges)
  • le Parti Société Patriotique 21 janvier est un parti populiste fondé par l’ancien président Lucio Gutiérrez (2 sièges)

Politique intérieure

A la tête du pays de janvier 2007 à mai 2017 (trois mandats consécutifs), le président Correa a engagé l’Equateur dans un processus de profondes transformations sociales, économiques et politiques, appelé « révolution citoyenne », avec pour objectif la lutte contre les inégalités, la modernisation de la « matrice productive » et la réforme institutionnelle.

Une nouvelle Constitution a ainsi été approuvée par référendum le 28 septembre 2008 et le rôle de l’Etat dans l’économie et le domaine social a été considérablement renforcé. Bien que le net recul de la pauvreté (à 22,5 % de la population en 2014 contre 44,6 % en 2004) et l’amélioration des conditions de vie des plus défavorisés lui ait valu une grande popularité, le président Correa n’en a pas moins subi de réelles difficultés durant ses différents mandats : tentative de soulèvement conduite par des forces de police à Quito en septembre 2010, division de son parti lors du référendum du 7 mai 2011 portant sur une nouvelle réforme constitutionnelle, relations difficiles avec la presse, vague de manifestations urbaines à partir du mois d’août 2015, mouvement des communautés autochtones déçues de l’abandon par le gouvernement des exigences environnementale, etc. Les évènements de 2015 avaient été notamment provoqués par l’annonce d’amendements constitutionnels permettant aux élus de se présenter indéfiniment aux élections. Créant la surprise, M. Correa a finalement annoncé, le 12 novembre 2015, qu’il renonçait à se présenter pour un quatrième mandat en 2017.

Après une campagne difficile, Lenin Moreno, dauphin de Rafael Correa, a remporté l’élection présidentielle le 2 avril 2017 avec 51,17% des voies face à Guillermo Lasso, le candidat conservateur. Bien qu’élu sur un programme visant à poursuivre la « révolution citoyenne » engagée par son prédécesseur, le nouveau président s’est rapidement affranchi de son ex-mentor.

Il a ainsi consacré la première année de son mandat à réformer en profondeur des institutions créées sous le gouvernement de Rafael Correa et dirigées, pour la plupart, par les partisans de l’ex-président, et à engager un dialogue avec les acteurs de la société civile (média, ONG, communautés indigènes, etc.). Cette politique a culminé avec la mise en œuvre d’un référendum, le 4 février 2018. Couronné de succès (entre 63% et 74% pour le oui aux sept questions posées), celui-ci a notamment mis fin au principe de la réélection indéfinie, empêchant le retour de M. Correa. Il a également acté la restructuration du conseil de Participation citoyenne, organe créé par l’ancien président et chargé de nommer les autorités de contrôle des pouvoirs publics. Parallèlement, de nombreux ministres issus de l’équipe précédente ont progressivement quitté le gouvernement (démissions et/ou non-renouvellement à l’occasion d’un remaniement ministériel) et ont été majoritairement remplacés par des experts, sans affiliation politique affichée et une certaine proximité avec les milieux économiques.

Sur le plan social, le président Moreno articule sa politique autour du plan « toute une vie » (Plan Toda Una Vida) qui prévoit la prise en charge des personnes les plus vulnérables de la naissance à la retraite. L’une des initiatives phares de ce programme « Casas para Todos » a pour objectif la construction de 325 000 logements pour les familles les plus vulnérables.

Situation économique

L’Equateur a connu une croissance forte au début des années 2000 (4,2% en moyenne annuelle).Toutefois, la hausse du dollar, monnaie officielle depuis mars 2000, combinée à la chute du prix du pétrole et à de nouvelles mesures de restriction des importations en soutien à la balance des paiements (mesures de sauvegardes entrées en vigueur le 11 mars 2015) ont fortement ralenti la croissance en 2015, qui était déjà passé sous la barre des 4% en 2014 (3,8%). En 2015, selon le FMI, la croissance a été quasi nulle et le pays a connu une récession de 1,5% en 2016. Le fort rebond enregistré en 2017 (+3%) devrait cependant s’essouffler avec une projection d’un taux de 1,9% en 2018.

L’économie équatorienne est dépendante des cours mondiaux du pétrole (40% des revenus de l’Etat et 60% des exportations). L’agriculture et la pêche constituent également des secteurs dynamiques : l’Equateur est le 1er exportateur mondial de bananes (un accord a été négocié à l’OMC sur ce sujet en 2009) et produit aussi des crevettes, du cacao, du thon, etc.

Sur le plan social, le chômage (5,21% en 2016) et le travail informel (37%) fragilisent la situation des populations les plus vulnérables, malgré les nombreuses subventions (logement, scolarisation, etc.). La pauvreté touche particulièrement les zones rurales et les populations indigènes. Elle est toutefois passée de 44,6% de la population en 2004 à 23,3% en 2015.

Enfin, l’Equateur, qui réalise une part importante de son commerce extérieur avec l’Union Européenne, a décidé en 2015 de reprendre les négociations pour intégrer l’accord commercial qui liait l’UE avec la Colombie et le Pérou ("Accord Multi-Parties"). Cet accord a pris effet le 1er janvier 2017. Il a été ratifié par la France le 2 mars 2017.
Sur le plan de la politique économique, face à l’ampleur de l’endettement du pays (la dette publique s’établirait à 59,1 mds USD, soit 56,8% du PIB), le président Moreno a engagé une politique de redressement des finances publiques, avec notamment la venue en Equateur d’une mission du FMI au titre de l’article IV en juillet 2018. Il souhaite également accorder plus de place au secteur privé à travers notamment la nouvelle loi de relance de la production (abattements fiscaux, assouplissements du droit du travail, etc.).

Politique étrangère

Figurant parmi les petits pays d’Amérique du Sud, l’Equateur mise beaucoup sur l’intégration régionale.

Son appartenance à l’ALBA, a longtemps conduit l’Equateur à afficher des positions souvent communes avec le Venezuela, la Bolivie et Cuba, notamment dans la dénonciation des équilibres multilatéraux et la défense de la non-ingérence, tout en menant une politique étrangère pragmatique (réconciliation avec la Colombie) dans le but d’assurer la stabilité régionale et l’ouverture économique (les Etats-Unis et la Chine étant les principaux partenaires commerciaux). Cette orientation a toutefois évolué sous l’impulsion du président Moreno. L’Equateur a ainsi pris ses distances avec le Venezuela après les élections du 20 mai –dont il n’a pas formellement reconnu les résultats – et s’est rangé, début juillet dans le camp de la condamnation s’agissant de la situation au Nicaragua. Fin août, l’Equateur a annoncé sa sortie officielle de l’ALBA (notamment en raison du soutien affiché d’Evo Morales et de Nicolas Maduro à l’ex-président Correa) ; ce retrait a été couplé à une dégradation de la relation avec le Venezuela (expulsion de l’ambassadrice, reconnaissance de Juan Guaido comme président par intérim). L’Equateur s’est également distancié de l’UNASUR (annonce du transfert de son siège de Quito pour abriter une université des cultures autochtones)
Dans le même temps, l’Equateur s’est rapproché de l’Alliance du Pacifique (obtention du statut de membre associé et perspective d’adhésion complète) et de l’OCDE (demande d’adhésion au Centre de Développement et annonce d’une future candidature comme membre de l’organisation). La visite à Quito du vice-président Mike Pence les 27 et 28 juin 2018 a également consacré le réchauffement des relations avec les Etats-Unis.

Dans la région, les relations de l’Equateur sont traditionnellement bonnes avec le Chili (signature d’un « accord d’association stratégique » en mars 2008). Avec le Pérou, les relations sont apaisées depuis l’accord de paix d’octobre 1998. Les relations diplomatiques avec la Colombie, rompues en mars 2008 suite à l’incursion militaire colombienne en territoire équatorien (élimination d’une vingtaine de guérilleros des FARC, dont Raul Reyes, le n°2) ont été officiellement rétablies en décembre 2010. L’arrivée au pouvoir de Juan Manuel Santos en août 2010 à Bogota a contribué à la normalisation des relations. La question des réfugiés colombiens en Equateur (135 000 selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés) et celle du contrôle de la frontière, surtout depuis la signature des accords de paix avec les FARC, restent néanmoins au centre des discussions entre les deux pays. Cette problématique a ressurgi avec acuité fin janvier 2018 après un attentat à l’explosif suivi, au moins d’avril, d’attaques meurtrières et de la prise en otages de journalistes, exécutés par un groupe narco-terroriste dissident des FARC (Frente Oliver Sinisterra).

En 2019, la diplomatie équatorienne devrait continuer à faire du thème des migrations une de ses priorités, tant au niveau régional (Venezuela) que multilatéral, avec la présidence du Forum global sur les migrations (réunion à Quito en novembre prochain). Particulièrement touché par l’ampleur de la crise migratoire vénézuélienne (environ 300 000 migrants estimés fin 2018), l’Equateur a en effet pris l’initiative d’organiser un dialogue au niveau régional, avec plusieurs réunions à Quito : les 2 et 3 septembre (déclaration de Quito), les 22 et 23 novembre 2018 (plan d’action sur les migrations vénézuéliennes) et l’annonce d’une réunion les 8 et 9 avril 2019.

Mise à jour : 02.19

Informations complémentaires

PLAN DU SITE