Présentation

Données générales

Carte des Emirats arabes unis

Présentation du pays

Nom officiel : Etat des Emirats arabes unis
Nature du régime : émirat, Etat fédéral, chaque émirat est gouverné par un émir, le pouvoir est héréditaire.
Chef de l’Etat : Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, Président de la Fédération et Emir d’Abou Dabi (depuis le 2 novembre 2004).

Données géographiques

Superficie : 82.880 km²
Capitale : Abou Dabi (capitale fédérale)
Emirats : Abou Dabi, Dubaï, Charjah, Oumm al Qaïwaïn, Ajman, Ras el Khaïmah, Fujaïrah.
Villes principales : Dubaï (2.75 millions), Charjah (1.24 million), Abou Dabi (1.3 million)
Langue officielle : arabe
Autres langues : anglais, hindi, ourdou, tagalog, persan
Monnaie : Dirham émirien (1 AED = 0,250 euros en avril 2017)
Fête nationale : 2 décembre (création de la Fédération en 1971)

Données démographiques

Population : 9.86 millions d’habitants en 2016 (dont 12% de nationaux)
Densité : 48 hab/km²
Taux de croissance de la population : 2,47 %
Espérance de vie à la naissance : 77 ans
Taux d’alphabétisation : 93%
Religions : musulmans 76% (sunnites : 85% ; chiites : 15% ; islam : religion officielle), chrétiens (9%) autres 15%
Indice de développement humain : 0,840 - 41ème rang mondial (2015)

Données économiques
(sources : FMI, DGT, BM)

PIB (2016) : 375 milliards de dollars
PIB par habitant (2016) : 38.032 dollars par habitants
Taux de croissance (2016) : 2,6%
Taux de chômage (au sens du BIT) (2016) : 14%
Taux d’inflation (2016) : 1,6%
Principaux clients : Japon 14,8%, Iran 11,4%, Inde 9,6%, Corée du Sud 5,7%, Chine 5,5%, Singapour 5,4%, Thaïlande 4,5%
Principaux fournisseurs : Chine 15,7%, Inde 13,4%, Etats-Unis 8,9%, Allemagne 5,3%
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 0.7 %
  • industrie : 44.6%
  • services : 54.7%

Exportations françaises vers les Emirats arabes unis (2016) : 3.6 milliards de dollars
Importations françaises depuis les Emirats arabes unis (2016) : 1.05 milliard de dollars

Le site du ministère de l’économie et des finances (https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/Pays/emirats-arabes-unis) propose de plus amples données statistiques.

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://ae.ambafrance.org/
Section consulaire au sein de l’ambassade
Communauté française : près de 30.000 Français sont établis aux Emirats

Eléments d’actualité

Politique intérieure

Fondée le 2 décembre 1971 lors du départ des Britanniques, la Fédération des Emirats arabes unis est constituée de sept émirats (dominés par ceux d’Abou Dabi et de Dubaï). Un Conseil suprême réunit les sept émirs. Le Conseil national fédéral, composé de 40 membres, pour moitié élus par un corps électoral successivement élargi en 2011 (130 000 grands électeurs) et 2015 (225.000 grands électeurs), fait fonction de « Parlement » au rôle consultatif.

Depuis le 2 novembre 2004, la présidence de la Fédération est exercée par Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyan, émir d’Abou Dabi. Cheikh Mohammed, Prince héritier d’Abou Dabi et vice-Commandant suprême des forces armées, concentre de facto l’essentiel du pouvoir.

Le contrat social repose sur un système de redistribution, notamment en faveur des populations moins favorisées des Emirats du nord : attribution de logements, accès gratuit aux soins et à l’éducation, aides aux jeunes mariés, recrutements dans le secteur public (employeur de 97% des actifs émiriens).

Situation économique

L’économie des Emirats arabes unis est dominée par l’émirat d’Abou Dabi (60% du PIB total) qui assure l’essentiel de la production d’hydrocarbures (plus de 90% de la production nationale, 4ème producteur de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avec 2,99 millions de barils/jour) et qui gère la quasi-totalité de l’épargne accumulée dans les fonds souverains. Les autorités d’Abou Dabi financent sur les revenus des hydrocarbures un modèle économique destiné à préparer l’après-pétrole, centré sur l’industrie, les hautes technologies et le tourisme.

L’émirat de Dubaï, deuxième économie de la fédération (26% du PIB total), a centré son développement sur sa position privilégiée de plate-forme commerciale, avec un port et un aéroport qui comptent parmi les plus importants au monde, avant de se développer dans les services (services financiers, tourisme, commerce de détail, etc.).

Forts de leur stratégie de diversification industrielle et de leur solidarité croissante, suite notamment à la crise immobilière de 2009, les Emirats parviennent progressivement à réduire ces dernières années la dépendance de leur économie aux hydrocarbures. Aujourd’hui, le pétrole représente moins de 30 % du PIB, et les autorités ont pour objectif de réduire sa contribution au PIB à hauteur de 20 % d’ici 2030.

Politique étrangère

La diplomatie de la Fédération des Emirats arabes unis, longtemps discrète et neutre, adopte depuis les révolutions arabes de 2011 une posture nettement plus affirmée. Elle est d’abord dictée par des considérations sécuritaires, face aux deux menaces perçues comme majeures : la montée en puissance des courants islamistes dans le contexte du printemps arabe et, au second plan, l’expansionnisme chiite.

La menace chiite est aujourd’hui principalement perçue sur le théâtre yéménite. Les Emirats sont membres de la coalition militaire au Yémen, emmenée par l’Arabie saoudite depuis le 23 mars 2015.

Les Emirats s’inquiètent également de la montée en puissance de l’Iran dans la région. Dans la foulée de la rupture des relations diplomatiques entre l’Arabie saoudite et l’Iran en janvier 2016, ils ont rappelé leur ambassadeur à Téhéran.

Depuis le 5 juin 2017, les Emirats se sont rangés aux côtés de l’Arabie saoudite, du Bahreïn et de l’Egypte, dans la crise qui les oppose au Qatar. Les quatre pays reprochent notamment à Doha son soutien aux mouvements issus des frères musulmans, et sa proximité avec l’Iran.

Mise à jour : 06.10.17

Informations complémentaires

PLAN DU SITE