Présentation

Données générales

CÔTE D'IVOIRE {JPEG}

Présentation du pays

Données géographiques

Nom officiel : République de Côte d’Ivoire
Superficie : 322 463 km²
Capitale : Yamoussoukro
Villes principales : Abidjan, Bouaké, San Pedro, Gagnoa, Korhogo, Daloa, Yamoussoukro
Langue (s) officielle (s) : français
Monnaie : Franc CFA
Fête nationale : 7 août

Données démographiques

Population : 24,37 millions d’habitants (Banque mondiale, 2017) dont 5,5 millions d’étrangers
Densité : 74,5 hab/km² (Banque Mondiale, 2016)
Croissance démographique : 2,5 % (Banque mondiale, 2017)
Espérance de vie : 54,1ans (PNUD, 2017)
Taux d’alphabétisation : 43% (Banque Mondiale, 2015)
Religion (s) : islam : 42%, christianisme : 34%, animisme : 4%, sans religion : 19%, autres religions : 1% (Institut national de la statistique de Côte d’Ivoire, 2014)
Indice de développement humain : 170ème/ 188 pays (PNUD, 20176)
Classement Transparency International : 108e/176 pays (2017)

Données économiques

PIB : 40,389 Mds USD (Banque mondiale, 2017)
RNB par habitant : 1580 USD (Banque mondiale, 2017)
Taux de croissance : 7,8% en 2017, 7,4% prévus en 2018 par le FMI
Taux de chômage : NC
Taux d’inflation : 1,5 % en 2017 et prévision de 1,7% en 2018 (FMI)
Solde budgétaire : - 4,2 % du PIB (DGT, 2018) prévision du FMI pour 2018 : -3,75%
Balance commerciale : excédent de 8,4 % du PIB (DGT, 2016)
Principaux clients : Pays-Bas (13%), Etats-Unis (12%), France (8,4%), Allemagne (8%), Belgique (7,3%), Inde (4,3%), Nigéria (2,8%) (DGT 2016)
Principaux fournisseurs : Chine (18%), France (13%), Nigéria (10%), Inde (4,8%), Belgique (4%) (DGT, 2018)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (DGT, 2018) :

  • agriculture : 28%
  • industrie : 25%
  • services : 47%

Exportations de la France vers la Côte d’Ivoire : 1,181 Md€ (DGT, 2018)
Importations françaises depuis la Côte d’Ivoire : 840 M€ (DGT, 2018)
Les échanges bilatéraux sont favorables à la France avec un excédent de 340 M€ et un taux de couverture des importations par les exportations de 140,4%.

Institutions

La Côte d’Ivoire est une république à régime présidentiel. Une nouvelle constitution, approuvée par référendum le 30 octobre 2016, est entrée en vigueur le 8 novembre. Elle prévoit que le Président de la République soit élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Il choisit un Vice-président qui est élu en même temps que lui. L’actuel Vice-président est nommé par le Président de la République au titre des dispositions transitoires. Le chef du gouvernement est le Premier ministre, qui est nommé par le Président de la République.

Au plan législatif, l’Assemblée nationale est composée de 225 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans. Le Président de la République n’a pas le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale et le gouvernement n’est pas responsable devant l’Assemblée nationale.
Une deuxième Chambre, le Sénat, a été créée par la nouvelle constitution, et installée le 5 avril 2018. Il compte 99 membres dont 66 élus au suffrage universel indirect et 33 membres désignés.

Présence française

Consulat de France : Abidjan
Communauté française : 17 776 inscrits au Consulat au 31 décembre 2017 et environ 3 000 non enregistrés, soit plus de 20 000 au total
Communauté ivoirienne en France : 62 102 au 31 décembre 2017

Eléments d’actualité

Politique intérieure

En 2010, le refus de Laurent Gbagbo de reconnaitre sa défaite à l’élection présidentielle s’était soldé par un conflit armé, qui avait fait plus de 3000 victimes. L’investiture d’Alassane Ouattara, en mai 2011 met un terme à une décennie de crise et marque le retour à la normale. Depuis, la Côte d’Ivoire a fait de grands progrès vers une normalisation de la vie politique comme en témoigne le climat apaisé de la campagne électorale et du scrutin d’octobre 2015 qui a vu la réélection du président Ouattara avec 83,66% des suffrages exprimés et un taux de participation de 52,86%. Cette large victoire a reposé sur l’alliance du parti du Rassemblement des Républicains (RDR), parti d’Alassane Ouattara avec le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de l’ancien président Henri Konan Bédié, au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), alliance aujourd’hui mise à mal alors que l’élection présidentielle de 2020 est déjà dans tous les esprits. Le Président Ouattara a annoncé à l’occasion de la fête nationale qu’il souhaitait travailler à transférer démocratiquement le pouvoir à une nouvelle génération en 2020.

La réconciliation nationale n’est pas encore achevée même si une Commission dialogue, vérité et réconciliation a auditionné, entre 2011 et 2014, 64 000 victimes de la crise post-électorale. Une nouvelle dynamique s’est toutefois enclenchée avec l’annonce le 6 août dernier par le Président de la République d’une ordonnance portant amnistie de 800 Ivoiriens poursuivis ou condamnés pour des infractions en lien avec la crise postélectorale de 2010 ou des infractions contre la sûreté de l’Etat commises après 2011.

Le dialogue avec le Front populaire ivoirien (FPI) a progressé : libération provisoire de prisonniers et dégel des avoirs de proches de Laurent Gbagbo, annonce de la commission électorale indépendante. Le traitement judiciaire de la crise progresse : Simone Gbagbo a été libérée suite à la mesure d’amnistie annoncée par le Président Ouattara et plusieurs autres cadres du FPI sont concernés. Le procès de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé (ancien chef des « jeunes patriotes ») à la Cour pénale internationale s’est ouvert le 28 janvier 2016. La Chambre de jugement a autorisé le 4 juin 2018 la défense de MM. Gbagbo et Blé Goudé à présenter une demande de non-lieu en raison de l’insuffisance des preuves présentées par le bureau du procureur.

Le FPI reste divisé entre une aile radicale, qui fait de la libération de Gbagbo le préalable au retour du parti dans le jeu politique, et une aile modérée, menée par l’ancien premier ministre Pascal Affi N’Guessan, qui a participé au scrutin présidentiel d’octobre 2015 et aux élections législatives du 18 décembre 2016. La décision prochaine de la CPI sur la demande de libérationde Laurent Gbagbopourrait rebattre les cartes en politique intérieure.

La situation sécuritaire s’est améliorée : l’Etat a restauré son autorité sur l’ensemble du territoire (coupé en deux depuis 2004). Le processus de DDR (démobilisation, désarmement, réintégration) a permis de rendre à la vie civile 74 000 combattants. La réforme du secteur de la sécurité (RSS) se poursuit notamment pour les forces armées, qui montrent encore certaines fragilités comme ont pu le montrer les mutineries qui ont éclaté à Bouaké au cours de l’année 2017.

Le 13 mars 2016, la station balnéaire de Grand-Bassam (15 km d’Abidjan) a été le théâtre d’une attaque terroriste, ayant fait 19 victimes de six nationalités différentes dont quatre Français, revendiquée par AQMI. C’est la première fois que la Côte d’Ivoire était frappée par une attaque de ce type.

Situation économique

La Côte d’Ivoire, qui dispose de solides atouts économiques, fait figure de puissance sous-régionale. Elle possède des infrastructures héritées des deux décennies du « miracle ivoirien » (1960-1980) : 2ème port d’Afrique subsaharienne, important réseau routier, aéroport international récemment agrandi. Dans le secteur agricole le pays est le 1er producteur de cacao au monde avec plus de 35% du marché. Il figure aux tout premiers rangs africains pour plusieurs autres productions agricoles d’exportation (caoutchouc, noix de cajou, coton, café, palmier à huile, banane, ananas, cola). Le secteur secondaire est dominé par le raffinage de pétrole brut, le BTP et la transformation agroalimentaire. Le secteur tertiaire (47% du PIB) est fortement dominé par les activités bancaires, les transports, la distribution ainsi que les TIC, dont la téléphonie mobile (5 opérateurs). Le pays assure son autosuffisance énergétique grâce à l’exploitation depuis quelques années de gisements de gaz et de pétrole ; ils lui ont permis d’exporter de l’électricité et des produits pétroliers dans la sous-région.

Avec une croissance de 8,6% par an en moyenne depuis 2012, la Côte d’Ivoire vise à accéder au rang d’économie émergente en 2020. Le programme national de développement (PND) pour la période 2016-2020 prévoit de grandes réformes structurelles visant à stimuler une croissance soutenue, tirée par le secteur privé, et à transformer structurellement l’économie. En dépit d’efforts des autorités ivoiriennes unanimement salués par la communauté financière internationale, la situation budgétaire s’est dégradée en 2017 du fait de la diminution du prix du cacao et des mouvements de revendication qui ont entraîné une diminution des recettes. D’autre part, la Côte d’Ivoire doit encore relever de nombreux défis, notamment dans le domaine de la lutte contre la corruption et de l’amélioration de l’environnement des affaires, afin de retrouver pleinement son statut de moteur de la croissance économique régionale. Une meilleure redistribution de la croissance est également nécessaire pour l’amélioration durable des indices de développement.

Politique étrangère

La communauté internationale et les institutions africaines se sont fortement mobilisées sur le dossier ivoirien pendant la décennie de crise, à travers des médiations et des processus de sanctions. Suite à l’arrivée effective d’Alassane Ouattara au pouvoir, l’UA a levé ses sanctions, et l’ONU a fait de même le 28 avril 2016. Le Conseil de sécurité a par ailleurs décidé de la fermeture de l’ONUCI au 30 juin 2017.

La fin de la crise a permis à la Côte d’Ivoire de retrouver tout son poids dans la sous-région et de reprendre sa place sur la scène internationale. Le Président Ouattara a ainsi consacré beaucoup de temps à rendre visite à ses homologues d’Afrique de l’Ouest. Sous la présidence d’Alassane Ouattara (2012-2014), la CEDEAO a joué un rôle déterminant dans la crise malienne et la transition en Guinée Bissao.

Le 2 juin 2017, la Côte d’Ivoire a été élu membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour le biennium 2018-2019. Elle était le candidat de la CEDEAO et de l’Union africaine.

Mise à jour : 04.10.18

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