Présentation

Données générales

Nom officiel : République Populaire Démocratique de Corée
Nature du régime : régime dictatorial à parti unique
Président de la République (« président éternel » d’après la Constitution) : Kim Il-sung (fondateur du régime, décédé le 08.07.1994)
Dirigeant suprême du Parti du Travail, de l’Etat et de l’Armée, Premier Président du Comité des Affaires d’Etat, Président du Parti : KIM Jong-un (fils de KIM Jong-il et petit-fils de KIM Il-sung)
Président du Présidium de l’Assemblée populaire suprême : Kim Yong-nam (fait office protocolaire de Chef d’Etat)
Situation économique

Données géographiques

Superficie : 120 500 km²
Capitale : Pyongyang
Villes principales : Hamhung, Chongjin, Nampo
Langue officielle : coréen
Monnaie : won nord-coréen
Fête nationale : 9 septembre (Jour de la proclamation de la RPDC, 1948)

Données démographiques

Population : 25,3 millions (2014, Banque Mondiale)
Densité : 193 habitants/km²
Espérance de vie : hommes : 66 ans ; femmes : 72 ans (2012, Banque Mondiale)
Taux d’alphabétisation : 99 % (2008, Banque Mondiale)
Indice de développement humain : non disponible

Politique étrangère

Le développement par la Corée du Nord de capacités nucléaires et balistiques en violation de ses obligations internationales fait peser une menace importante sur la sécurité internationale et régionale. Depuis 2016, Pyongyang a intensifié ses tirs de missiles balistiques et a notamment procédé à trois tirs de missile intercontinentaux, les 4 et 28 juillet ainsi que le 28 novembre 2017. Au total depuis 2006, la Corée du Nord a effectué 6 essais nucléaires en 2006, 2009, 2013 et 2016 (janvier et septembre) et 2017.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies l’a appelée à plusieurs reprises à abandonner ses activités de prolifération balistique et nucléaire et, devant son refus, a imposé un régime de sanctions par la résolution 1718 (2006), qu’il a étendu par les résolutions 1874 (2009), 2087 (2013), 2094 (2013), 2270 (2016), 2321 (2016), 2356 (2017), 2371 (2017),2375 (2017) et 2397 (2017).

Un régime de sanctions autonomes de l’UE a par ailleurs été mis en place à partir de 2006 et renforcé à plusieurs reprises, notamment le 27 mai 2016, le 6 avril 2017, le 16 octobre 2017 et le 22 janvier 2018. La reprise du dialogue avec la communauté internationale reste conditionnée à des gestes positifs concrets de Pyongyang en vue du démantèlement complet, vérifiable et irréversible de son programme nucléaire et de l’abandon de ses activités balistiques. A l’issue du Sommet entre le Président américain et le dirigeant nord-coréen, qui s’est tenu le 12 juin 2018 à Singapour, les deux pays sont convenus de poursuivre leurs négociations pour mettre en œuvre les quatre engagements adoptés pendant la rencontre (établissement de nouvelles relations, construction d’un régime de paix durable et stable, dénucléarisation complète, identification et rapatriement de reste des prisonniers de guerre et disparus au combat).

Le dialogue intercoréen a repris en début d’année 2018, après deux ans d’interruption, dans le contexte des Jeux Olympiques et Paralympiques de Pyeongchang (février-mars 2018) auxquels la Corée du Nord a participé. Le troisième Sommet intercoréen (après ceux de 2000 et 2007) s’est tenu le 27 avril 2018 à Panmunjeom. Les deux dirigeants s’y sont à nouveau rencontrés le 26 mai 2018.

La situation des droits de l’Homme en Corée du Nord est particulièrement préoccupante, marquée par des arrestations, détentions et exécutions arbitraires, ainsi que des restrictions systématiques à la liberté d’opinion, d’association et de circulation. Selon le rapport de la commission d’enquête des Nations Unies de mars 2014, alléguant de « crimes contre l’humanité », entre 80 000 et 120 000 personnes seraient détenues dans des camps, où elles subissent des violations graves et systématiques de leurs droits. Un mandat du rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme en RPDC a été établi en 2004 par le Conseil des droits de l’Homme (CDH) et est renouvelé tous les ans. Un bureau du Haut-Commissaire aux droits de l’Homme à Séoul a ouvert le 23 juin 2015, afin de recueillir des informations sur la situation en Corée du Nord. La dernière résolution du CDH relative aux violations des droits de l’Homme en Corée du Nord a été adoptée par consensus le 20 mars 2018. Il rappelle sa préoccupation face aux violations systématiques, généralisées et flagrantes des droits de l’Homme, encourage à une saisine de la Cour pénale internationale et demande à la Corée du Nord d’y mettre un terme. Depuis décembre 2014, la situation des droits de l’Homme en RPDC fait aussi l’objet d’un débat annuel au Conseil de sécurité.

Mise à jour : 22.06.18

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