Présentation du Congo

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Présentation du pays

CONGO {JPEG}

Données générales

Nom officiel : République du Congo
Nature du régime : République
Chef d’État : Denis Sassou N’Guesso (en fonction depuis 1997 ; élu en 2002, 2009, 2016)
Chef du gouvernement : Clément Mouamba (nommé le 23 avril 2016)

Données géographiques

Superficie : 342 000 km²
Capitale : Brazzaville
Villes principales : Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi
Langue officielle : français
Langues nationales véhiculaires : lingala, kituba
Langues courantes : lari, téké, mbochi
Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655,96 XAF)
Fête nationale : 15 août (indépendance en 1960)

Données démographiques

Population : 5,38 millions d’habitants (Banque mondiale, 2019)
Croissance démographique : 2,6 % (Banque mondiale, 2018)
Densité : 15,73 hab./km² ; plus de la moitié de la population réside à Brazzaville ou à Pointe-Noire
Espérance de vie à la naissance : 64,29 ans (Banque mondiale, 2018)
Religion(s) : christianisme (90 %), islam, animisme
Indice de développement humain : 138e sur 189 (PNUD, 2018)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le président Sassou N’Guesso a été réélu le 20 mars 2016 à l’issue d’un scrutin organisé dans le cadre de la nouvelle constitution, révisée en 2015 après un référendum. Les résultats officiels ont donné M. Sassou N’Guesso gagnant dès le premier tour (avec 60 %), suivi de M. Guy Parfait Kolelas (15 %) et du général Jean-Marie Michel Mokoko (14 %) — résultats validés par la Cour constitutionnelle le 4 avril, mais contestés par l’opposition. Dans la foulée, la région du Pool a été le théâtre d’un phénomène de guérilla entre avril 2016 et décembre 2017, date de la signature d’un accord de cessez-le-feu avec le mouvement rebelle — « ninjas » — du pasteur N’Tumi.

Des élections législatives et locales ont eu lieu en juillet 2017, à l’issue desquelles le parti présidentiel PCT (Parti congolais du travail, l’ex-parti unique avant 1992) a conservé sa majorité à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre Clément Mouamba a été reconduit dans ses fonctions et un nouveau Gouvernement nommé le 22 août 2017. Des élections sénatoriales (scrutin indirect) ont eu lieu le 31 août 2017.

Instance prévue dans la Constitution de 2015, le Conseil national du dialogue est, lui, officiellement fonctionnel depuis la mise en place, en juillet 2019, de son secrétariat permanent. Sa mission, dont certaines dispositions restent contestées, est de faire émerger un dialogue inclusif entre les forces vives de la nation (partis politiques, société civile, territoires).

La prochaine élection présidentielle est prévue en mars 2021. Estimant le retard des préparatifs électoraux préjudiciable à la sincérité du scrutin à venir, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), parti d’opposition parlementaire, a proposé en décembre 2019 le report du scrutin de deux ans et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale, suscitant les critiques d’une partie de la classe politique congolaise. Le PCT a, lui, d’ores et déjà appelé le président Sassou N’Guesso à se représenter, tandis que certaines personnalités de l’opposition ont annoncés leur candidature (Guy Brice Parfait Kolelas, Mathias Dzon, Paulin Makaya, etc.).

Politique étrangère

Le Congo est actif dans le règlement de la crise des Grands Lacs et signataire de l’accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Le président Sassou N’Guesso préside la Conférence internationale de la région des Grands Lacs (CIRGL) depuis octobre 2017. Il s’est également investi dans le processus politique de sortie de crise en RCA (2014-2016), notamment comme président du comité de suivi des accords de Libreville de 2013. Le Congo est contributeur de troupes au sein de la composante police de la MINUSCA. Le pays est par ailleurs investi en matière de sécurité maritime, dans la continuité du sommet régional de Yaoundé (juin 2013) : un centre régional de la sécurité maritime de l’Afrique centrale (CRESMAC) a été inauguré à Pointe-Noire en octobre 2014. En 2016, le président Sassou N’Guesso a été désigné à la tête du comité de haut niveau de l’Union africaine sur la Libye. Enfin, le Congo cherche à être actif sur la scène régionale en matière d’environnement, présidant la Commission du bassin du Congo créée en novembre 2016 à Marrakech, en marge de la COP22, dans le cadre de laquelle il promeut son initiative de « Fonds bleu pour l’environnement et la paix ».

Les relations sont étroites avec la Chine, devenue l’un des premiers partenaires économiques du Congo (avec la France et les États-Unis). Depuis quelques années, Brazzaville noue également des liens de plus en plus forts avec les pays émergents, en particulier sur le plan économique : Russie, Turquie, Brésil, Inde.

Après plus de trois ans d’interruption, le dialogue politique entre l’UE et le Congo a été relancé en juin 2019. Le Congo bénéficie, au titre du 11e FED (2014–2020), d’un Programme indicatif national (PIN) de 88 M EUR concentré notamment sur la gouvernance économique et le développement local (32 M EUR).

Situation économique

L’économie congolaise, extrêmement dépendante des recettes issues des hydrocarbures (85 % des exportations et 63 % des recettes), pâtit de la chute des cours du pétrole depuis 2014. En dehors des industries extractives, essentiellement pétrolières, et d’un secteur tertiaire en croissance régulière, la part dans le PIB des autres secteurs (BTP, industrie manufacturière, agriculture et élevage) reste faible.

Dans ce contexte, la situation des finances publiques s’est détériorée et la dette publique s’est accrue (87,8 % du PIB en 2020, pré-Covid). Si la croissance a redémarré en 2018 (+2 %), après s’être fortement repliée (-3,1 % en 2017), l’année 2019 s’est finalement soldée par une croissance négative avec -0,9 %. La pandémie de Covid-19 a ensuite durement impacté l’économie congolaise en 2020 (prévision de -7 %, selon le FMI). L’inflation, pour sa part, s’établit autour de 2,5 %.

À l’issue d’un accord avec la Chine, obtenu en avril 2019, et de négociations avec le FMI, un programme de soutien triennal a été adopté le 11 juillet 2019, adossé à une Facilité élargie de crédit de 448,6 M USD. Cette étape a permis à d’autres bailleurs, tels que la Banque africaine de développement ou la France, d’apporter leur soutien au Congo. Depuis, le versement de la seconde tranche du programme a été suspendu. Dans le contexte de pandémie, le Congo est toutefois éligible à l’initiative de suspension du service de la dette, lancée par le G20 et le Club de Paris.

Mise à jour : 16.10.2020

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