Relations bilatérales

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Relations politiques

Le Canada est une monarchie constitutionnelle. La reine Elisabeth II est représentée par un Gouverneur général, Mme Julie Payette, dont les pouvoirs sont symboliques. Le système politique, régi par une constitution composée des deux lois constitutionnelles de 1867 et 1982 (Charte des droits et libertés), est une démocratie parlementaire de type britannique.

Le parlement est bicaméral. La Chambre des Communes est composée de 338 députés élus pour un maximum de cinq ans au scrutin uninominal à un tour (majorité absolue : 170 sièges). Le Sénat du Canada est composé de 105 sénateurs, nommés par le gouverneur général sur proposition du Premier ministre, et inamovibles jusqu’à leurs 75 ans.
Cinq partis fédéraux sont représentés à la Chambre des communes. Le Parti conservateur (droite, issu de la fusion du Parti progressiste-conservateur et de l’Alliance canadienne) et le Parti libéral du Canada (centre) se disputent généralement le pouvoir. Après avoir incarné l’« opposition officielle » au gouvernement Conservateur entre 2011 et 2015 à la suite à la cuisante défaite du Parti libéral aux élections fédérales de 2011, le Nouveau Parti démocratique (gauche) est de nouveau relégué à une lointaine troisième place depuis les élections fédérales du 19 octobre 2015. Aujourd’hui, la répartition des sièges s’établit comme suit :

  • Parti libéral du Canada (Justin Trudeau), 183 sièges (39, 4 % des voix aux dernières élections)
  • Parti conservateur du Canada (Andrew Scheer depuis mai 2017), 97 sièges (31,9 % des voix aux dernières élections)
  • Nouveau Parti démocratique (Jagmeet Singh), 44 sièges (19,7 % des voix aux dernières élections)
  • Bloc québécois (Yves Perron), 10 sièges (4,7 % des voix aux dernières élections)
  • Parti vert (Elizabeth May), 1 siège (3,4 % des voix aux dernières élections)

Le gouvernement constitué par Justin Trudeau a été assermenté le 4 novembre 2015. Les prochaines élections fédérales auront lieu le 21 octobre 2019.

Provinces  :

Le Canada est une fédération composée de dix provinces et de trois territoires. Par ordre d’entrée dans la Fédération : Québec, Ontario, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick (1867), Manitoba (1870), Colombie-Britannique (1871), Ile-du-Prince-Edouard (1873), Territoires du Nord-Ouest (1874), Territoire du Yukon (1898), Alberta, Saskatchewan (1905), Terre-Neuve-et-Labrador (référendum de 1949), Territoire du Nunavut (1999). Chaque province, où la reine est représentée par un Lieutenant-gouverneur, est dotée d’un gouvernement aux pouvoirs étendus, responsable devant l’assemblée législative provinciale.

Premiers ministres provinciaux : Jason Kenney (conservateur, Alberta), John Horgan (néo-démocrate, Colombie-Britannique), Dennis King (conservateur, Ile-du-Prince-Edouard), Brian Pallister (Progressiste-conservateur, Manitoba), Blaine Higgs (Progressiste-conservateur, Nouveau-Brunswick), Stephen McNeil (libéral, Nouvelle-Écosse), Doug Ford (conservateur, Ontario), François Legault (Coalition Avenir Québec – centre-droit, Québec), Scott Moe (Parti saskatchewanais – centre-droit, Saskatchewan), Bob McLeod (Indépendant – Territoires du Nord-Ouest), Joe Savikataaq (Indépendant – Territoire du Nunavut), Dwight Ball (libéral, Terre-Neuve-et-Labrador), Sandy Silver (Libéral – conservateur, Yukon).

Relations économiques

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/canada/

Les échanges commerciaux entre la France et le Canada représentent environ 11,2 milliards d’euros en 2017 (6,3 milliards d’euros de biens et 4,9 milliards d’euros de services). La France, 12e partenaire commercial d’Ottawa en 2018, a exporté vers le Canada pour 3,36 milliards d’euros de biens et services. Le commerce bilatéral est dominé par quatre grandes filières industrielles : pharmacie, aéronautique, agroalimentaire (notamment vins et spiritueux) et matières premières (hydrocarbures, minerais et métaux). Avec l’entrée en vigueur provisoire du CETA, le solde de la balance commerciale des biens s’améliore significativement en faveur de la France après deux années de baisse (+455,1 M€ en 2018 contre +39,7 M€ en 2017).

La France est aujourd’hui le 14e investisseur étranger au Canada, avec huit milliards d’euros de stock d’investissements directs en 2014. Environ 600 entreprises françaises sont implantées au Canada, surtout au Québec, employant plus de 85 000 personnes (Sodexo 11 000, Lafarge 8 000, Michelin 4 500, etc.). Total a procédé à d’importants investissements dans les sables bitumineux de l’Alberta (secteur toutefois impacté par l’évolution des cours du pétrole) tandis qu’Areva est le deuxième exploitant d’uranium au Saskatchewan. On compte 200 filiales de sociétés canadiennes en France (Bombardier, Aastra, Cascades, McCain, Quebecor, SNC Lavalin, EnCana). Ces entreprises emploient environ 21 000 personnes.

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’action de la France dans le domaine culturel est multiple. Priorité est donnée aux industries culturelles et audiovisuelles, à la coopération éducative et au débat d’idées. Largement cofinancées, les actions sont menées avec des partenaires publics et privés de premier plan. Le champ des industries créatives permet d’aborder systématiquement trois composantes : la diffusion de la créativité française, la promotion de l’expertise de notre pays et les perspectives d’accès au marché canadien pour nos entreprises de contenu. En coopération éducative, le succès le plus manifeste est l’expansion des certifications de langue française DELF-DALF. La coopération éducative s’exerce également sur d’autres axes : la promotion de l’expertise et de l’ingénierie pédagogique françaises et la formation des enseignants des établissements scolaires canadiens en sont les principaux enjeux.

La coopération universitaire et de recherche est particulièrement dynamique, notamment grâce aux échanges étudiants et aux cotutelles de thèses. Depuis 2011, la plupart des grandes universités canadiennes, y compris hors du Québec, se sont ouvertes au principe des thèses en cotutelle avec des établissements français. La mobilité des étudiants français et canadiens, en 2e et 3e cycle, a été renforcée fin 2014 par un accord entre institutions françaises et canadiennes (accord Mitacs – Campus France). Un Fonds France Canada pour la Recherche (FFCR) a été créé en 2000 pour soutenir divers projets d’échanges. La coopération scientifique est particulièrement active entre les grands organismes de recherche français (CNRS, INSERM) et canadiens et dans des secteurs tels que les nouvelles technologies de l’information, l’énergie, la médecine et les biotechnologies.

La coopération décentralisée est en forte progression
. Les collectivités locales françaises et canadiennes nouent des partenariats dans des domaines variés. 90 % de ces coopérations sont cependant nouées au Québec./.

Mise à jour : 05.07.19

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