Relations bilatérales

Partager

À la Une

Relations politiques

La France et le Canada partagent une même vision en matière de promotion de la démocratie, de l’égalité femmes-hommes ou de la lutte contre le changement climatique. Les enceintes où siègent les deux pays sont multiples (OTAN, G7, OCDE, OSCE, OIF). Plus spécifiquement, il existe entre la France et le Canada une étroite collaboration sur des dossiers d’intérêt commun comme le soutien au système multilatéral fondé sur des règles (signature d’une déclaration conjointe sur le multilatéralisme en juin 2018, participation à l’Alliance pour le multilatéralisme), la diversité culturelle (convention de l’UNESCO de 2005) ou les réponses aux situations de crises politiques ou humanitaires.

Les visites du Premier ministre canadien en France en 2018 et 2019, ainsi que celle du Président de la République au Canada en juin 2018 ont permis de confirmer la vitalité de ce « partenariat d’exception ». La relation franco-canadienne mise en lumière par ces visites se distingue par une convergence de vues sur un grand nombre de dossiers internationaux, le souhait de renforcer les relations économiques dans le cadre de l’accord de libre-échange UE-Canada ainsi que le dialogue politique dans un certain nombre de secteurs stratégiques. En 2018, le Canada et la France ont notamment renforcé leur coopération en matière de climat, d’environnement, de diversité culturelle, de développement et d’intelligence artificielle.

Saint-Pierre-et-Miquelon (SPM) est un dossier important de la relation franco-canadienne. À la suite de la sentence arbitrale de juin 1992 sur la Zone économique exclusive de SPM, la France et le Canada ont signé un accord en 1994 qui régit depuis la pêche et la coopération régionale avec les quatre provinces atlantiques du Canada. Une commission mixte se réunit chaque année pour renforcer cette coopération.

Relations économiques

http://www.tresor.economie.gouv.fr/se/canada/

Les échanges commerciaux entre la France et le Canada représentent environ 11,2 Mds € en 2017 (6,3Mds € de biens et 4,9 Mds € de services). La France, 12e partenaire commercial d’Ottawa en 2018, a exporté vers le Canada pour 3,36 Mds € de biens et services. Le commerce bilatéral est dominé par quatre grandes filières industrielles : pharmacie, aéronautique, agroalimentaire (notamment vins et spiritueux) et matières premières (hydrocarbures, minerais et métaux). Avec l’entrée en vigueur provisoire de l’AECG/CETA, le solde de la balance commerciale des biens s’améliore significativement en faveur de la France après deux années de baisse (+455,1 M € en 2018 contre +39,7 M € en 2017).

La France est aujourd’hui le 14e investisseur étranger au Canada, avec 8 Mds € de stock d’investissements directs en 2014. Environ 600 entreprises françaises sont implantées au Canada, surtout au Québec, employant plus de 85 000 personnes (Sodexo 11 000, Lafarge 8 000, Michelin 4 500, etc.). Total a procédé à d’importants investissements dans les sables bitumineux de l’Alberta (secteur toutefois impacté par l’évolution des cours du pétrole) tandis qu’Areva est le deuxième exploitant d’uranium au Saskatchewan. On compte 200 filiales de sociétés canadiennes en France (Bombardier, Aastra, Cascades, McCain, Quebecor, SNC Lavalin, EnCana). Ces entreprises emploient environ 21 000 personnes.

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’action de la France dans le domaine culturel est multiple. La priorité est donnée aux industries culturelles et audiovisuelles, à la coopération éducative et au débat d’idées. Largement cofinancées, les actions sont menées avec des partenaires publics et privés de premier plan. Le champ des industries créatives permet d’aborder systématiquement trois composantes : la diffusion de la créativité française, la promotion de l’expertise de notre pays et les perspectives d’accès au marché canadien pour nos entreprises de contenu. En coopération éducative, le succès le plus manifeste est l’expansion des certifications de langue française DELF (diplôme d’études en langue française)-DALF (diplôme approfondi de langue française). La coopération éducative s’exerce également sur d’autres axes : la promotion de l’expertise et de l’ingénierie pédagogique françaises et la formation des enseignants des établissements scolaires canadiens en sont les principaux enjeux.

La coopération universitaire et de recherche est particulièrement dynamique, notamment grâce aux échanges d’étudiants. Depuis 2011, la plupart des grandes universités canadiennes, y compris hors du Québec, se sont ouvertes au principe des thèses en cotutelle avec des établissements français. La mobilité des étudiants français et canadiens, en 2e et 3e cycle, a été renforcée fin 2014 par un accord entre institutions françaises et canadiennes (accord Mitacs-Campus France).Un fonds France Canada pour la recherche (FFCR) a été créé en 2000 pour soutenir divers projets d’échanges. La coopération scientifique est particulièrement active entre les grands organismes de recherche français (CNRS - Centre national de la recherche scientifique, INSERM- Institut national de la santé et de la recherche médicale) et canadiens et dans des secteurs tels que les nouvelles technologies de l’information, l’énergie, la médecine et les biotechnologies.


La coopération décentralisée est en forte progression
. Les collectivités locales françaises et canadiennes nouent des partenariats dans des domaines variés. 90 % de ces coopérations sont cependant nouées au Québec./.

Mise à jour : 09.12.19

Informations complémentaires