Présentation du Canada

Données générales

CANADA {JPEG}

Nom officiel : Canada
Nature du régime : monarchie constitutionnelle à régime parlementaire bicaméral, fédération de 10 provinces et trois territoires
Chef de l’État : la reine du Canada Elisabeth II est représentée par un Gouverneur général (madame Julie Payette depuis le 2 octobre 2017).
Premier ministre : Justin Trudeau (Parti libéral du Canada), depuis le 4 novembre 2015.

Données géographiques

Superficie : 9 984 670 km²
Capitale fédérale : Ottawa (1,24 million d’habitants)
Principales villes (2014) : Toronto (6,21 millions d’habitants), Montréal (4,13 millions), Vancouver (2,31 millions), Calgary (1,41 million), Ottawa-Gatineau (1,24 million), Edmonton (1,16 million)
Langues officielles du gouvernement fédéral : anglais et français (depuis 1969) ; Québec : français ; Nouveau-Brunswick : anglais et français ; autres provinces et territoires : anglais (plusieurs gouvernements provinciaux fournissent des services en français : Ontario, Nouvelle-Écosse, Manitoba, Île-du-Prince-Edouard).
Langues courantes (2016) : anglais (58 % de la population), français (23 %), autres (19 %)
Monnaie : dollar canadien (1 CAD = 0,67€ en juillet 2019)
Fête nationale : 1er Juillet (1867) « Fête du Canada »

Données démographiques

Population (estimation janvier 2019) : 37,4 millions d’habitants
Densité (2018) : 4,1 habitants / km²
Croissance démographique (2015) : 1 %
Espérance de vie (2014) : 79 ans (H), 84 ans (F)
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions (2011) : chrétiens 67,3 % (dont catholiques 39,0 %, protestants 16,0 % orthodoxes 1,7 %) ; musulmans 3,2 % ; hindouistes 1,5 % ; sikhs 1,4 % ; bouddhistes 1,1 % ; juifs 1 %. Sans religion : 23,9 %
Indice de développement humain IDH (2015) : 0,92 (10e/187)

Données économiques

PIB nominal (2018) :1 529 Mds USD
PIB nominal par habitant (2017) : 45 032 USD
Taux de croissance 2017 : 3 %
Taux de chômage (mai 2019) : 5,4 %
Taux d’inflation (mai2019) : 2,4 %
Solde budgétaire (2015) : -1,4 % du PIB
Balance commerciale (2018) : - 12 Mds CAD
Principaux clients (2018) : États-Unis (75,1 %), Chine (4,7 %), Royaume-Uni (2,8 %), Japon (2,2 %)
Principaux fournisseurs (2017) : États-Unis (52,2 %), Chine (12 %), Mexique (6,2 %), Allemagne (3,2 %)
Principaux produits d’exportation (2017) : produits industriels (25 %), minéraux et énergie (22 %), matériel de transport (20 %), agro-alimentaire (11 %)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : agriculture (1,8 %), industrie (25,6 %), services (70 %)
Exportations françaises vers le Canada (2018) : 3,3 Md € (biens et services)
Importations françaises du Canada (2018) : 2,9 Md € (biens et services)

Relations France-Canada

http://www.mfe.org/index.php/Annuaires/Ambassades-et-consulats-francais-a-l-etranger/(country)/CANADA
Consulats de France : Québec, Montréal, Toronto, Vancouver, Moncton.
Ambassadrice de France à Ottawa : Mme Kareen Rispal (depuis juin 2017).
Ambassadrice du Canada à Paris : Mme Isabelle Hudon (depuis décembre 2017).
Communauté française au Canada (2015) : 92 116 inscrits, environ 150 000 personnes au total.
Communauté canadienne en France (2012) : 60 000 environ.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Généralités

Le Canada est une monarchie constitutionnelle. La reine Elisabeth II est représentée par un Gouverneur général, Mme Julie Payette, dont les pouvoirs sont symboliques. Le système politique, régi par une constitution composée des deux lois constitutionnelles de 1867 et 1982 (Charte des droits et libertés), est une démocratie parlementaire de type britannique.

Le parlement est bicaméral. La Chambre des Communes est composée de 338 députés élus pour un maximum de cinq ans au scrutin uninominal à un tour (majorité absolue : 170 sièges). Le Sénat du Canada est composé de 105 sénateurs, nommés par le gouverneur général sur proposition du Premier ministre, et inamovibles jusqu’à leurs 75 ans.

Cinq partis fédéraux sont représentés à la Chambre des communes. Le Parti conservateur (droite, issu de la fusion du Parti progressiste-conservateur et de l’Alliance canadienne) et le Parti libéral du Canada (centre) se disputent généralement le pouvoir. Après avoir incarné l’« opposition officielle » au gouvernement Conservateur entre 2011 et 2015 à la suite à la cuisante défaite du Parti libéral aux élections fédérales de 2011, le Nouveau Parti démocratique (gauche) est de nouveau relégué à une lointaine troisième place depuis les élections fédérales du 19 octobre 2015. Aujourd’hui, la répartition des sièges s’établit comme suit :

  • Parti libéral du Canada (Justin Trudeau), 183 sièges (39, 4 % des voix aux dernières élections)
  • Parti conservateur du Canada (Andrew Scheer depuis mai 2017), 97 sièges (31,9 % des voix aux dernières élections)
  • Nouveau Parti démocratique (Jagmeet Singh), 44 sièges (19,7 % des voix aux dernières élections)
  • Bloc québécois (Yves Perron), 10 sièges (4,7 % des voix aux dernières élections)
  • Parti vert (Elizabeth May), 1 siège (3,4 % des voix aux dernières élections)

Le gouvernement constitué par Justin Trudeau a été assermenté le 4 novembre 2015. Les prochaines élections fédérales auront lieu le 21 octobre 2019.

Provinces

Le Canada est une fédération composée de dix provinces et de trois territoires. Par ordre d’entrée dans la Fédération : Québec, Ontario, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick (1867), Manitoba (1870), Colombie-Britannique (1871), Ile-du-Prince-Edouard (1873), Territoires du Nord-Ouest (1874), Territoire du Yukon (1898), Alberta, Saskatchewan (1905), Terre-Neuve-et-Labrador (référendum de 1949), Territoire du Nunavut (1999). Chaque province, où la reine est représentée par un Lieutenant-gouverneur, est dotée d’un gouvernement aux pouvoirs étendus, responsable devant l’assemblée législative provinciale.

Premiers ministres provinciaux : Jason Kenney (conservateur, Alberta), John Horgan (néo-démocrate, Colombie-Britannique), Dennis King (conservateur, Ile-du-Prince-Edouard), Brian Pallister (Progressiste-conservateur, Manitoba), Blaine Higgs (Progressiste-conservateur, Nouveau-Brunswick), Stephen McNeil (libéral, Nouvelle-Écosse), Doug Ford (conservateur, Ontario), François Legault (Coalition Avenir Québec – centre-droit, Québec), Scott Moe (Parti saskatchewanais – centre-droit, Saskatchewan), Bob McLeod (Indépendant – Territoires du Nord-Ouest), Joe Savikataaq (Indépendant – Territoire du Nunavut), Dwight Ball (libéral, Terre-Neuve-et-Labrador), Sandy Silver (Libéral – conservateur, Yukon).

Situation économique

Le Canada affiche le 12e Indice de développement humain le plus élevé du monde (0.926. Avec un PIB de 2 144 Md CAD, c’est également la dixième puissance économique mondiale en 2017. Le pays est ouvert aux échanges et a signé des accords commerciaux avec les États-Unis et le Mexique (ALENA en 1994, AEUMC en 2018), Israël (1997), le Chili (1997), le Costa Rica (2002), l’AELE (2009), le Pérou (2009), la Colombie (2011), la Jordanie (2012), le Panama (2013), le Honduras, la Corée du Sud (2014) et l’Ukraine (2016). Le Partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP) qui intègre les économies des régions Asie-Pacifique et Amériques (sauf les États-Unis) a été conclu en mars 2018 et l’Accord économique et commercial global entre l’UE et le Canada est entré provisoirement en vigueur le 21 septembre 2017. Des négociations sont en cours avec l’Inde depuis 2010.

L’économie canadienne présente deux particularités :

  • Le Canada est immensément riche en matières premières (hydrocarbures, minerais, produits agricoles). Le Canada est ainsi le 6e producteur mondial de pétrole et en détientles troisièmes réserves mondiales. C’est également le premier pays exportateur d’uranium. Ces matières premières représentent 20 % des exportations et génèrent de nombreux emplois ;
  • il est voisin de la première économie mondiale, les États-Unis, une proximité renforcée par l’ALENA qui sera bientôt remplacé par l’Accord commercial États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC). Les trois quarts des exportations canadiennes sont destinées au marché américain. Les États-Unis détiennent plus de la moitié du stock d’investissements directs étrangers au Canada.

Le Canada possède plusieurs filières industrielles d’excellence. C’est en premier lieu le cas de l’aérospatiale (Bombardier) mais aussi des télécoms (Bell Canada, Blackberry, Rogers, Aastra), de l’informatique (ATI), de l’automobile (Magna), des bois et papiers (Résolu, Cascades) et des biotechnologies. Cependant, le manque de compétitivitéa mis en difficulté des entreprises comme Blackberry et Bombardier.

Dans les années 1990, l’économie canadienne a renoué avec une croissance soutenue, un taux de chômage et une inflation maîtrisés. Les finances publiques fédérales avaient alors été assainies à la suite d’une décennie d’efforts budgétaires, accompagnés d’une profonde réforme de l’administration fédérale.

Sur la période 1998-2008, le Canada a enregistré les meilleurs résultats du G7 avec une croissance moyenne de 3,3 %. Depuis 2008, le Canada a plutôt bien résisté à la crise. Un programme de stimulus de 40 milliards de CAD a été associé à des mesures d’austérité maintenant le déficit sous contrôle.

Après une croissance faible en 2015 (1 %) et en 2016 (1,4 %) en raison de la baisse des cours du pétrole, le pays a retrouvé une croissance dynamique en 2017 (3 %). Les créations d’emplois ont permis de faire baisser le chômage à son niveau le plus faible depuis 1976 (5,4 %). Le budget fédéral 2018 a mis l’accent sur les dépenses en faveur de la classe moyenne, des peuples autochtones, de la justice fiscale et de l’innovation.

L’endettement des ménages canadiens reste élevé : 170,4 % au quatrième trimestre 2017. Dans le même temps, les prix de l’immobilier progressent rapidement dans plusieurs grandes villes (Toronto, Vancouver). Le déficit commercial s’élève en 2017 à 15 Mds CAD alors que le déficit budgétaire (19 Md USD en 2018)reste au-dessus des objectifs du Parti libéral dont la promesse de retour à l’équilibre à la fin du mandat de Justin Trudeau ne sera pas tenue.

Politique étrangère

Promoteur historique du multilatéralisme, le Canada est membre de l’OTAN, de l’OMC, de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), de l’OEA (Organisation des États américains), de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation), du Commonwealth, de l’Organisation internationale de la Francophonie et de la Cour pénale internationale.

Le gouvernement conservateur, au pouvoir de 2006 à 2015, avait cependant opéré un recentrage de la politique étrangère canadienne sur la promotion des intérêts économiques (renforcement des liens avec les pays émergents, retrait du protocole de Kyoto et favorisation de l’extraction des matières premières) et de l’affirmation de la souveraineté nationale canadienne et sa capacité militaire (Arctique, engagement militaire en Afghanistan, en Libye, contre Daesh en Irak et en Syrie).

Justin Trudeau a souhaité réengager le Canada sur la scène internationale (« Canada is back »), en particulier dans les enceintes multilatérales (candidature au Conseil de sécurité pour la période 2021-2022, mise à disposition de moyens en faveur des opérations de maintien de la paix). Justin Trudeau a également mis fin aux frappes canadiennes en Syrie et en Irak et a accueilli près de 35 000 réfugiés syriens.

L’une des priorités de la politique extérieure comme intérieure canadienne est la lutte contre le changement climatique. Justin Trudeau a annoncé un investissement massif dans les technologies et infrastructures vertes ainsi que l’établissement d’un prix sur le carbone. Le Canada s’est fortement investi dans la COP21 (invitation de tous les chefs des provinces et territoires à participer à la Conférence dans la délégation canadienne, annonce de 2,5 milliards de dollars de financement au Fonds vert sur 5 ans). Il a élaboré, en collaboration avec les provinces, un Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, dont l’objectif est de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30 % d’ici 2030 (par rapport au niveau de 2005).

Plusieurs axes de la politique étrangère canadienne restent cependant stables comme le soutien infaillible à l’intégrité territoriale de l’Ukraine (en raison notamment du poids considérable de la diaspora ukrainienne au Canada, forte d’environ 1,3 millions de personnes sur 37 millions), l’engagement en faveur de la sécurité d’Israël (avec un ton plus nuancé et une condamnation de la colonisation sous Trudeau) ou encore la valorisation du libre-échange et du multilatéralisme commercial. .

Mise à jour : 05.07.19

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