La France et le Canada

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Relations politiques

De façon générale, La France et le Canada partagent une même vision des relations internationales : attachement au multilatéralisme, accent sur les problèmes de sécurité internationale, promotion de la démocratie, des droits de l’Homme et de la bonne gouvernance. Les enceintes où siègent les deux pays sont multiples (OTAN, G8, OCDE, OSCE, OIF…). Plus spécifiquement, il existe entre la France et le Canada une étroite collaboration sur des dossiers d’intérêt commun comme la diversité culturelle (convention de l’UNESCO de 2005), et les réponses aux situations de crises, politiques ou humanitaires (Afghanistan, Haïti, Afrique, Iraq et Syrie, Ebola).

La visite du Premier ministre Canadien en France en avril 2018 et celle du Président de la République au Canada, en juin 2018 ont permis de confirmer la vitalité de ce « partenariat d’exception ».. La relation franco-canadienne mise en lumière par ces visites se distingue par une convergence de vues sur un grand nombre de dossiers internationaux, le souhait de renforcer les relations économiques dans le cadre de l’accord de libre-échange UE-Canada ainsi que le dialogue politique dans un certain nombre de secteurs stratégiques. En 2018, le Canada et la France ont notamment renforcé leur coopération en matière de climat, d’environnement, de diversité culturelle, de développement et d’intelligence artificielle.

Saint-Pierre-et-Miquelon (SPM) est un dossier important de la relation franco-canadienne. À la suite de la sentence arbitrale de juin 1992 sur la Zone économique exclusive de SPM, la France et le Canada ont signé un accord en 1994, qui régit depuis la pêche et la coopération régionale avec les quatre provinces atlantiques du Canada. Une commission mixte se réunit chaque année pour renforcer cette coopération.

Relations économiques

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Les échanges commerciaux entre la France et le Canada représentent environ 9,9 milliards d’euros en 2016 (5,9 milliards d’euros de biens et 4 milliards d’euros de services). La France, 9ème fournisseur, a exporté vers le Canada pour 4,8 milliards d’euros de biens et services. Le commerce bilatéral est dominé par 4 grandes filières industrielles : pharmacie, aéronautique, agroalimentaire (notamment vins et spiritueux) et matières premières (hydrocarbures, minerais et métaux). La forte détérioration du solde de la balance des biens et services en 2016 (-266,1 M€) contraste avec la situation excédentaire de la France vis-à-vis du Canada en 2015 (+180,6 M€), et la renvoie à son niveau de 2014 (-269,9 M€).

La France est aujourd’hui le 14e investisseur étranger au Canada, avec 8 milliards d’euros de stock d’investissements directs en 2014. Environ 600 entreprises françaises sont implantées au Canada, surtout au Québec, employant plus de 85 000 personnes (Sodexo 11 000, Lafarge 8 000, Michelin 4 500, etc.). Total a procédé à d’importants investissements dans les sables bitumineux de l’Alberta (secteur toutefois impacté par la baisse des cours du pétrole), tandis qu’Areva est le deuxième exploitant de l’uranium de Saskatchewan. On compte 200 filiales de sociétés canadiennes en France (Bombardier, Aastra, Cascades, McCain, Quebecor, SNC Lavalin, EnCana). Ces entreprises emploient environ 21 000 personnes.

Coopération culturelle, scientifique et technique

L’action de la France dans le domaine culturel est multiple. Priorité est donnée aux industries culturelles et audiovisuelles, à la coopération éducative et au débat d’idées. Largement cofinancées, les actions sont menées avec les partenaires publics et privés de premier plan. Le champ des industries créatives permet d’aborder systématiquement trois composantes : la diffusion de la créativité française, la promotion de l’expertise de notre pays, et les perspectives d’accès au marché canadien pour nos entreprises de contenu. En coopération éducative, le succès le plus manifeste est l’expansion des certifications de langue française DELF-DALF. La coopération éducative s’exerce également sur d’autres axes : la promotion de l’expertise et de l’ingénierie pédagogique françaises et la formation des enseignants des établissements scolaires canadiens en sont les principaux enjeux.

La coopération universitaire et de recherche est particulièrement dynamique, notamment grâce aux échanges étudiants et aux cotutelles de thèses. Depuis 2011, la plupart des grandes universités canadiennes, y compris hors du Québec, se sont ouvertes au principe des thèses en cotutelle avec des établissements français. La mobilité des étudiants français et canadiens, en 2ème et 3ème cycle, a été renforcée, fin 2014, par un accord entre institutions françaises et canadiennes (accord Mitacs – CampusFrance). Un Fonds France Canada pour la Recherche (FFCR) a été créé en 2000 pour soutenir divers projets d’échanges. Comme en témoignent de nombreux accords signés entre institutions françaises lors de la visite d’Etat, la coopération scientifique est particulièrement active entre les grands organismes de recherche français (CNRS, INSERM) et canadiens, et dans des secteurs tels que les nouvelles technologies de l’information, l’énergie, la médecine et les biotechnologies, etc.

La coopération décentralisée est en forte progression. Les collectivités locales françaises et canadiennes nouent des partenariats dans des domaines variés. 90% de ces coopérations sont cependant nouées au Québec./.

Mise à jour : 15.03.19

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