Présentation

Relations politiques

La France a activement soutenu la mise en œuvre des accords d’Arusha et a poursuivi de même son appui aux institutions mises en place postérieurement.

Le Président Nkurunziza a effectué une visite officielle en France du 10 au 14 mars 2013 lors de laquelle il s’est entretenu avec le Président de la République, François Hollande. Le Ministre délégué au Développement et le Ministre burundais des Relations Extérieures et de la coopération internationale ont signé à cette occasion un « document cadre sur les orientations de la coopération au développement franco-burundaise » pour 2013-2015.

Le Président Nkurunziza a également participé au sommet de l’Elysée le 6 décembre 2013, au sommet UE-Afrique les 2 et 3 avril 2014, ainsi qu’aux deux réunions spéciales sur la RCA organisées en marge de ces deux événements.

Le 27 mars 2014, le 1er vice-président burundais, M. Prosper Bazombaza s’est entretenu avec la Ministre déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui.

Depuis la crise de 2015, la France a toujours plaidé pour une solution politique et pacifique entre Burundais, avec l’appui de la région, dans le respect des accords d’Arusha et sur la base d’un dialogue burundais inclusif. En raison des liens étroits qui existent entre le Burundi, le Rwanda et la RDC, la réussite de la transition burundaise demeure un enjeu essentiel pour la stabilisation de la région des Grands Lacs, à laquelle la France est très attachée.
2020.

Relations économiques

Les relations économiques entre la France et le Burundi restent de faible ampleur : le Burundi est le 168ème partenaire commercial de la France avec un total d’échanges estimé à 13,2M€ en 2018.

Une dizaine d’entreprises françaises sont présentes au Burundi. Sogea Satom (BTP/construction, infrastructures) est la principale, avec dans une moindre mesure SDV (groupe Bolloré) et AGS (déménagements).
La majorité des niches d’opportunités pour les entreprises françaises (agriculture, hydroélectricité, infrastructures, tourisme), en pleine restructuration depuis 2006, ont été fortement sinistrées suite à la crise politique.

Le Burundi souffre d’un manque d’investissement direct étranger (IDE).

Coopération au développement

En février 2012, le Burundi a rejoint la liste des pays pauvres prioritaires de la coopération française. Cependant, l’Agence Française de Développement (AFD) a dû mettre ses opérations en veille pendant deux ans suite à la crise de 2015. 2017 a marqué l’amorce de la relance des activités de l’agence, en particulier dans le cadre de la mission d’agent partenaire du Partenariat mondial pour l’Education (PME) confiée à l’AFD pour la préparation de son prochain financement.

De ce partenariat est né un projet de soutien au secteur de l’éducation, instruit par l’AFD en 2018 et signé en juin 2019, d’un montant de 30MUSD (25,6MUSD du PME + 4M€ de subvention de l’AFD), porte sur le renforcement de l’accès et la qualité des apprentissages, en particulier aux premiers niveaux du primaire. Des ONG actives en matière d’éducation inclusive (genre, handicap, pauvreté) porteront des programmes spécifiques visant à renforcer la résilience des élèves et des écoles.

Par ailleurs, le guichet ONG de l’AFD continue de soutenir plusieurs projets régionaux d’ONG opérant au Burundi (Play International, Sidaction, FIDH, FIACAT, RSF).

Mise à jour : 09.07.19

Informations complémentaires