Présentation du Burkina Faso

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Présentation du pays

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Données générales

Nom officiel : Burkina Faso
Nature du régime : République
Chef de l’État : Roch Marc Christian Kaboré
Premier ministre : Christophe Joseph Marie Dabiré
Fête nationale : 11 décembre (proclamation de la République)

Données géographiques

Capitale : Ouagadougou
Villes principales : Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou
Superficie : 274 500 kilomètres carrés
Monnaie : franc CFA, 1 EUR = 656 XOF
Langue officielle : français

Données démographiques

Population : 19,75 millions d’habitants (Banque mondiale, 2018)
Densité : 72,2 habitants au kilomètre carré (Banque mondiale, 2018)
Taux de croissance démographique : 2,9 % (Banque mondiale, 2018)
Croissance de la population urbaine : 4,3 % (Banque mondiale, 2018)
Espérance de vie à la naissance : 60,77 ans (Banque mondiale, 2018)
Taux d’achèvement de l’école primaire : 73,2 % (Banque mondiale, 2017)
Indice de développement humain : 183e sur 189 (PNUD, 2018)
Religions : islam (1re religion du pays), christianisme, animisme

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Le Burkina Faso est présidé par M. Roch Marc Christian Kaboré, élu en décembre 2015. Cette élection a mis un terme à la transition ouverte en octobre 2014 par la chute, sous la pression populaire, du président Blaise Compaoré, qui dirigeait le pays depuis 1987. En septembre 2015, une tentative de coup d’État contre cette transition a échoué.

À l’Assemblée nationale, le parti présidentiel est majoritaire. Le chef de file de l’opposition est Zéphyrin Diabré. Les grands défis du gouvernement sont d’ordre sécuritaire (propagation de la menace terroriste dans les régions périphériques du pays), socioéconomique (revendications syndicales et catégorielles), et enfin judiciaire (notamment le procès sur l’assassinat de l’ex-président Sankara, celui sur l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo, et celui du dernier gouvernement de Blaise Compaoré).

La date des élections couplées présidentielle et législatives a été fixée au 22 novembre 2020.

Politique étrangère

Le Burkina Faso est membre de plusieurs organisations régionales et internationales, telles la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest, dont le siège est situé à Ouagadougou ou l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Le pays est engagé dans la sécurité régionale et déploie 23 officiers, 140 policiers et 1071 casques bleus dans le cadre de l’opération de l’ONU (MINUSMA). Au Mali, le Burkina Faso participe aussi à la médiation internationale chargée du suivi de l’accord d’Alger.

Fortement exposé aux effets de l’instabilité sahélienne, le pays connaît depuis 2016 des attaques terroristes répétées qui l’ont amené à être un des moteurs de la force conjointe lancée en 2017 par les États du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad). Le Burkina Faso, qui assurait la présidence du G5 Sahel depuis février 2019 a passé le flambeau à la République islamique de Mauritanie le 25 février 2020.

Situation économique

Pays enclavé, le Burkina Faso est dépendant de ses voisins : ses débouchés logistiques sont notamment les ports d’Abidjan (en Côte d’Ivoire, relié par rail avec Ouagadougou) et de Téma (au Ghana). Son économie, très agricole (30 % du PIB, 80 % des emplois) est dépendante des précipitations. L’adaptation au changement climatique est à cet égard un véritable enjeu sur lequel le pays est pionnier en Afrique, tout comme sur les énergies renouvelables (centrale solaire de Zagtouli).

L’or, avec le coton génère près de 95 % des recettes d’exportation du pays. Il est essentiellement exporté vers la Suisse et l’Inde. Le Burkina Faso reste un des premiers producteurs de coton d’Afrique (4e place en 2018-2019).

Le Burkina Faso est engagé dans un effort de développement soutenu par les partenaires, notamment dans le cadre du Programme d’urgence Sahel, adopté par le gouvernement pour la période 2017-2020. D’un coût de 455 Mds de FCFA, ce programme vise à répondre au double défi socioéconomique et sécuritaire que vit cette région du pays.

L’indice Doing Business sur la facilité des affaires est stable (151 sur 190 en 2019). Le pays est membre de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).

Mise à jour : 19.02.20

Informations complémentaires