Présentation de la Bulgarie

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Données générales

BULGARIE {JPEG}

Présentation du pays

Nom officiel : République de Bulgarie
Nature du régime : république parlementaire
Chef de l’Etat : Roumen Radev (né le 18 juin 1963)

Données géographiques

Superficie : 110 910 km²
Capitale : Sofia
Villes principales : Plovdiv, Varna, Bourgas, Roussé, Stara Zagora, Pléven
Langue officielle : bulgare
Monnaie : lev (1 € = 1,96 BGN)
Fête nationale : 3 mars

Données démographiques

Population (1er janvier 2020) : 6 951 482
Densité : 63 habitants/km²
Croissance démographique (2019) : –0,7%
Espérance de vie (2018) : 71,5 ans (hommes) ; 78,6 ans (femmes)
Taux d’alphabétisation (2016) : 98,4%
Religions : pas de religion officielle. Orthodoxie (env. 80%), islam (env. 15%), protestantisme (env. 2 %), catholicisme (env. 1 %)
Indice de développement humain (2017) : 0,816 (52e rang)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

M. Boïko Borissov, chef de file du GERB (parti affilié au PPE), dirige pour la troisième fois le gouvernement bulgare depuis le 4 mai 2017 (après deux mandats exercés de juillet 2009 à mars 2013, puis de novembre 2014 à novembre 2016). Lors des élections législatives anticipées du 26 mars 2017, le GERB a recueilli 32,7% des voix et 95 des 240 sièges de l’Assemblée nationale (parlement monocaméral). Sans majorité absolue, il s’est allié avec les « Patriotes unis », coalition de partis nationalistes et quatrième force au Parlement (21 sièges).

Le gouvernement bénéficie régulièrement, pour l’adoption de ses projets de loi, du soutien du Mouvement pour les droits et libertés (25 sièges) et parfois du parti Volonté (12 sièges).

L’oppositition parlementaire est incarnée par le Parti socialiste bulgare (assez eurosceptique, 78 sièges).

M. Borissov est en situation de cohabitation avec le président Roumen Radev, qui a succédé en janvier 2017 à Rossen Plevneliev. Bien que disposant de prérogatives constitutionnelles limitées, le président pèse dans le débat public et fait usage de son droit de veto sur certaines lois.

Les élections au Parlement européen du 26 mai 2019 en Bulgarie ont donné lieu aux résultats suivants : GERB (PPE) 6 sièges, PSB (S&D) 5 sièges, MDL (Renew) 3 sièges, ORIM (CRE) 2 sièges, Bulgarie démocratique (PPE) 1 siège.

Politique étrangère

Politique européenne

La Bulgarie fait depuis 1989 de son intégration à l’espace euro-atlantique une priorité constante de sa politique étrangère. Elle est entrée dans l’Union européenne le 1er janvier 2007. Elle a assuré la présidence du Conseil de l’Union européenne pour la première fois au 1er semestre 2018. Les Bulgares sont très majoritairement attachés à leur appartenance à l’Union européenne ; en juin 2019, 54% exprimaient leur confiance dans l’UE.

  • Présence dans les institutions européennes : la Bulgarie dispose de 17 députés au Parlement européen. Le Premier ministre, M. Borissov, représente son pays au Conseil européen. Mme Mariya Gabriel est Commissaire pour l’innovation, la recherche, la culture, l’éducation et la jeunesse.
  • Avenir de l’Union européenne : la Bulgarie souhaite une relance du projet européen sur le fondement des traités et un approfondissement de l’intégration européenne. Elle est réticente à une Europe à plusieurs vitesses, au sein de laquelle elle craint d’être marginalisée, et reste attachée à la politique de cohésion.
  • Euro : la Bulgarie a rejoint en juillet 2020 le mécanisme de taux de change européen (MCE II) et l’union bancaire, étape préalable à l’adoption à moyen terme de la monnaie unique.
  • Budget : Pour la période 2014-2020, la Bulgarie bénéficie de 10,2 Mds € de fonds européens structurels et d’investissement. Elle a salué l’accord trouvé en juillet 2020 sur la facilité de relance et sur le futur cadre financier pluriannuel (budget de long terme).
  • Climat : le parlement bulgare a autorisé la ratification de l’accord de Paris le 21 octobre 2016. La Bulgarie souscrit à l’objectif de neutralité carbone de l’Union européenne d’ici à 2050 et soutient l’inscription du nucléaire comme énergie durable.
  • Travailleurs détachés et paquet mobilité : la Bulgarie a voté en faveur de la révision de la directive de 1996 sur le détachement des travailleurs lors du Conseil EPSCO du 23 octobre 2017. Elle met l’accent sur la libéralisation du secteur du transport routier et considère que l’harmonisation par le haut des normes sociales pèserait sur la compétitivité de ses entreprises.
  • Royaume-Uni : regrettant la décision britannique de quitter l’Union européenne, la Bulgarie souhaite le maintien de liens aussi étroits que possible entre l’UE à 27 et le Royaume-Uni.
  • Défense européenne : malgré des moyens limités, Sofia fait preuve d’ouverture en faveur de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), ce dont témoigne sa participation à plusieurs missions et opérations de l’UE (notamment la mission d’État de droit de l’Union européenne au Kosovo (EULEX Kosovo) et la mission d’observation de l’Union européenne en Géorgie (EUMM Géorgie)) et à la coopération structurée permanente, tout en restant attachée à la complémentarité de l’Europe de la Défense avec l’OTAN.
  • Réfugiés : parvenue à rester hors de la « route des Balkans » pendant la crise de 2015, la Bulgarie s’est engagée au Conseil justice et affaires intérieures (JAI) de septembre 2015 à accueillir 1 352 personnes au titre des relocalisations et réinstallations (60 l’avaient effectivement été en septembre 2018, principalement en provenance de Grèce). Elle bénéficie d’une aide de l’Union européenne pour la gestion des flux migratoires et la protection des frontières, ainsi que de renforts de l’Agence européenne de garde-frontières et garde-côtes (Frontex).
  • Espace Schengen : l’entrée dans l’espace Schengen demeure un objectif central de la Bulgarie. En juin 2011, le Conseil a adopté des conclusions relevant un niveau de préparation suffisant sur le plan technique, mais il n’y a pas eu d’unanimité des Etats membres en vue de l’adhésion. L’examen de la question a été renvoyé à une date ultérieure.

Politique étrangère

  • OTAN : la Bulgarie, considère l’OTAN, à laquelle elle a adhéré en 2004, comme la garantie première de sa sécurité. Elle accueille depuis 2015 des éléments avancés de commandement et de contrôle (NFIU). Dans le cadre de la présence avancée adaptée en Europe du Sud-Est, des alliés contribuent à la protection de l’espace aérien bulgare.
  • Russie : la Russie est perçue de manière positive par une part significative des Bulgares, sensibles à une certaine proximité religieuse et linguistique, ainsi qu’au souvenir de son rôle au XIXe siècle de libératrice de l’occupation ottomane. Les investissements russes sont très présents dans le secteur énergétique (Lukoil, plus grande société étrangère implantée en Bulgarie, possède l’unique raffinerie du pays ; plus des deux tiers du bouquet énergétique bulgare dépendent d’importations russes). Une part significative des recettes touristiques proviennent de touristes russes.
  • Ukraine : le conflit en Ukraine, où vit une minorité bulgare d’environ 300.000 personnes (dont 5.000 en Crimée), et les tensions qu’il génère avec Moscou inquiètent la Bulgarie, qui s’attache à respecter le consensus européen sur les sanctions.
  • Turquie : La Bulgarie s’attache à développer des coopérations de bon voisinage avec la Turquie (notamment en matière de contrôle des frontières) et a accueilli le 26 mars 2018 à Varna un Sommet UE-Turquie.
  • Balkans occidentaux : la Bulgarie soutient la perspective européenne des pays des Balkans occidentaux et voit dans l’élargissement de l’Union européenne à cette région un levier de stabilisation de l’Europe du sud-est. Soulignant l’importance dans cette perspective des relations de bon voisinage et de coopération régionale, elle a signé en août 2017 un accord d’amitié, de bon voisinage et de coopération avec la République de Macédoine du Nord, très proche historiquement, culturellement et linguistiquement. Dans le cadre de sa présidence du Conseil de l’Union européenne, la Bulgarie a organisé à Sofia le 17 mai 2018 un Sommet UE-Balkans, lors duquel les 28 ont adopté un programme d’actions prioritaires en faveur du développement européen des Balkans.

Situation économique

Données chiffrées (sources : Eurostat, Trésor, BIT) :
PIB (2019, en prix courants) : 60,7 Mds €
PIB par habitant (2019, aux prix du marché) : 8 700 €
Croissance (2019) : 3,4%
Chômage (2019, au sens du BIT) : 4,3%
Inflation (2019) : 2,5%
Solde budgétaire (2019) : +2,1% du PIB
Dette publique (2019) : 20,4% du PIB
Balance des paiements courants (2018) : +4,6%
Principaux clients : Allemagne, Italie, Roumanie, Turquie, Grèce. Principaux fournisseurs : Allemagne, Russie, Chine, Italie, Turquie

L’économie bulgare connaît depuis 2015 une croissance annuelle supérieure à 3%, soutenue par les exportations (matières premières, matériaux, biens d’équipements, produits pétroliers, médicaments, etc.) et par les fonds structurels européens. Les capitaux étrangers jouent un rôle important (stock total cumulé d’investissement direct étranger évalué à 43 Mds€ fin 2018) dans l’économie du pays, qui se caractérise par un faible taux d’imposition des entreprises et des ménages ("flat tax" de 10 %) et par un coût de la main-d’œuvre parmi les moins élevés d’Europe (salaire minimum de 312 €).
Les autorités bulgares, qui agissent depuis 1997 dans le cadre d’une parité fixe avec les monnaies européennes (deutschemark puis euro), maintiennent un budget en excédent depuis 2016, qui permet de garder la dette publique à un niveau parmi les plus faibles de l’UE.
La Bulgarie continue à produire près de la moitié de son électricité à partir du charbon, suivi du nucléaire et de l’hydroélectricité. Elle est exportatrice nette d’électricité. Le gouvernement Borissov exprime l’objectif d’accroître le rôle de la Bulgarie de fournisseur d’électricité (projet de seconde centrale nucléaire) et de gaz naturel.
La recommandation adressée par le Conseil de l’UE en juillet 2020 dans le cadre du Semestre européen encourage la Bulgarie à prendre les mesures nécessaires pour atténuer les conséquences de la pandémie, renforcer les capacités de son système de santé et stimuler les investissements publics et privés, notamment sur la transition numérique et écologique, de manière à contribuer à la décarbonation progressive de l’économie.

Pour plus d’informations : https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/BG/cadrage-general

Mise à jour : 12.08.20

Informations complémentaires