Présentation du Brésil

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Présentation du pays

Données générales

BRÉSIL {JPEG}

Nom officiel : République fédérative du Brésil
Nature du régime : République fédérale présidentielle, composée de 26 États et d’un district fédéral
Chef de l’État et/ou du Gouvernement : M. Jair Bolsonaro, depuis le 1er janvier 2019

Données géographiques

Superficie : 8 511 965 km² (quinze fois la France), 5ème rang mondial
Capitale : Brasilia
Villes principales : São Paulo, Rio de Janeiro, Belo Horizonte, Porto Alegre, Salvador de Bahia, Fortaleza, Curitiba, Recife, Belém, Goiânia
Langue officielle : portugais
Monnaie : Real (1€ = 5,77 reais, février 2022)
Fête nationale : 7 septembre

Données démographiques

Population : 211,8 millions, 6ème rang mondial
Densité : 25 hab./km2
Taux d’urbanisation : 87%
Croissance démographique : 0,80%
Espérance de vie : 75,45 ans (71,80 ans pour les hommes et 79,16 ans pour les femmes)
Taux d’alphabétisation : 92,6%
Religion (s) : catholiques (65%) ; évangéliques (22%) (statistiques IBGE 2010)
Indice de développement humain : 0,761 (79e)

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Après 13 années de présidence de gauche (mandats de Lula da Silva puis Dilma Roussef), l’arrivée au pouvoir de Michel Temer en août 2016 suite à la destitution de Dilma Roussef amorce un virage à droite qui est confirmé par l’élection de Jair Bolsonaro au second tour le 28 octobre 2018, avec plus de 55% des voix, face à Fernando Haddad (PT), au terme d’une campagne extrêmement polarisée, marquée par l’inéligibilité de l’ex-président Lula après sa condamnation à plus de 12 ans de prison pour corruption, et l’agression à l’arme blanche de Jair Bolsonaro.

La première année du gouvernement du Président Bolsonaro a été marquée par des divergences au sein du gouvernement et par des difficultés à tracer les contours d’une coalition parlementaire. 2019 voit l’adoption de la très attendue réforme du système de retraites, dans le but de réduire significativement le déficit public du pays ; le Congrès approuve aussi une version profondément modifiée du projet de loi visant à libéraliser le port d’armes au Brésil et le paquet "Anti-crime".

Les tensions entre l’exécutif et le législatif s’apaisent avec l’élection en février 2021 de deux personnalités alliées du président Bolsonaro à la présidence de la chambre des députés (Arthur Lira) et du Sénat (Rodrigo Pacheco). En revanche, les relations entre le pouvoir exécutif et la Cour suprême brésilienne dotée de larges prérogatives demeurent tendues depuis 2019 du fait de nombreuses divergences.

Les prochaines élections générales doivent se tenir le 2 octobre 2022. Les brésiliens seront appelés à élire leur président, leurs députés fédéraux, les deux tiers des sénateurs mais aussi les gouverneurs et députés des 27 Etats fédérés. Le second tour de l’élection présidentielle doit se tenir le 30 octobre.
Sur le plan social, les organisations indigènes et la société civile s’opposent à la politique gouvernementale en matière environnementale (baisse des moyens financiers et humains des agences de protection de l’environnement, volonté d’assouplir les règles environnementales, de repousser la frontière agricole et de stimuler l’activité minière et pétrolière, y compris sur les terres indigènes).

L’augmentation du nombre d’intrusions sur des terres protégées (dont des réserves indigènes), ainsi qu’un discours public conciliant envers la déforestation et l’exploitation minière illégale en dépit des annonces du gouvernement qui a souscrit à de nouveaux objectifs (éradication de la déforestation illégale d’ici à 2028), contribuent à une forte hausse de la déforestation, notamment en Amazonie où elle ne cesse d’augmenter depuis 7 ans et dépassait en 2021 les 13 000km² (22% d’augmentation par rapport à 2020). Ces chiffres sont les plus mauvais enregistrés depuis 2006. La destruction de l’Amazonie est susceptible de perturber le régime des pluies de la région, comme l’illustrent à la fois la sécheresse de 2021 et les précipitations torrentielles qui ont touché plusieurs Etats du centre-est début 2022.

Le Brésil a été durement frappé par la pandémie, qui y a fait selon les statistiques officielles quelque 650 000 morts. Les prises de position du président Bolsonaro ont été vivement critiquées par une partie de la société civile et de la classe politique. Une Commission d’enquête parlementaire a rendu en octobre 2021 un rapport très à charge à l’encontre du président et de son administration. En dépit des dysfonctionnements constatés, le Brésil dispose néanmoins d’une bonne couverture vaccinale.

Politique étrangère

Les priorités de la diplomatie brésilienne portent traditionnellement sur :

  • la défense de l’ordre international basé sur des règles ;
  • l’intégration sud-américaine (notamment à travers le Mercosur), la sécurité aux frontières et la stabilité démocratique ;
  • la recherche d’une meilleure insertion du Brésil dans l’économie mondiale (politique d’attractivité, investissement dans la recherche et la technologie) ;
  • l’ouverture de nouveaux « fronts » de coopération en Afrique et en Asie (au-delà des grands partenaires que sont la Chine et le Japon, avec les pays d’Asie du Sud-est et l’ASEAN) ;
  • un meilleur suivi de la communauté brésilienne de l’étranger (3 millions d’expatriés), avec notamment pour objectif de fluidifier les déplacements (programme de visa électronique signé avec les Etats Unis, le Japon, le Canada et l’Australie).

Sous l’impulsion du président Bolsonaro, le Brésil a cherché à se repositionner pour se rapprocher des Etats-Unis, d’Israël, de la Hongrie et de la Pologne, ainsi qu’avec certains pays latino-américains (Chili, Colombie). Cette politique s’est notamment traduite par le retrait du Brésil du Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières le 9 février 2019 ; par son retrait de la CELAC ; par la fin de la coopération médicale avec Cuba et son opposition au projet de résolution pour la levée de l’embargo américain sur Cuba ; ainsi que par l’ouverture d’un bureau diplomatique à Jérusalem et le soutien du Brésil au plan de paix du président Trump présenté en janvier 2020. Toutefois, les alternances politiques dans plusieurs de ces pays, et plus spécifiquement aux Etats-Unis, ainsi que la crise sanitaire, ont quelque peu isolé le Brésil.

En dépit des annonces faites par le président Bolsonaro lors de sa campagne, le Brésil a indiqué à plusieurs reprises qu’il n’entendait pas se retirer de l’Accord de Paris sur le climat et honorerait ses engagements. Le Brésil a souscrit à de nouveaux engagements lors de la COP26 de Glasgow.

Relation entre le Brésil et l’Union européenne

La coopération avec le Brésil est un objectif essentiel de l’Union européenne (UE). L’UE est le principal partenaire commercial ainsi que le 1er investisseur au Brésil, puissance économique mondiale devenue acteur international incontournable.

Les relations politiques entre l’UE et le Brésil sont fondées sur un accord-cadre de coopération signé en 1992, un accord de coopération scientifique et technologique signé en 2004 et un accord-cadre de coopération avec le Mercosur signé en 1995.

Le Brésil est un partenaire stratégique de l’UE depuis 2007. Le partenariat stratégique UE-Brésil constitue un engagement des deux parties à jouer un rôle actif dans les problèmes politiques, régionaux, économiques et sociaux dans le monde, et comporte une série d’engagements concrets dans de nombreux domaines, dont la sécurité, le développement durable, la coopération régionale, la recherche et les nouvelles technologies, les migrations, l’éducation et la culture.

L’Union Européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) négocient depuis 1999 un accord de libre-échange, qui a abouti à un accord politique le 28 juin 2019, en marge du sommet du G20 à Osaka. Le Président de la République a indiqué que la France ne pourrait, en l’état, soutenir cet accord. Suite à la publication du rapport de la commission d’évaluation indépendante (Commission Ambec), la France a indiqué qu’elle conditionnait son appui à trois conditions : (i) mise en œuvre effective par les Etats du Mercosur de leurs engagements au titre de l’Accord de Paris ; (ii) l’entrée en vigueur de l’Accord UE-Mercosur ne doit pas conduire à une hausse de la déforestation importée ; (iii) respect, de droit et de fait, pour les produits importés, des normes sanitaires et phytosanitaires en vigueur dans l’Union.

Situation économique

PIB (USD courants) (2020) : 1 445 Mds USD (8e rang mondial)
PIB par habitant (2020) : 7 855 USD
Taux de croissance : (2020) : -4,1%
Taux de chômage (est. 2019) : 11,9%
Taux d’inflation (2020) : 4,8%
Balance commerciale 2020 : +43,6 Mds USD
Principaux clients : Chine, États-Unis, Argentine, Pays-Bas, Japon (France 19ème)
Principaux fournisseurs : Chine, États-Unis, Argentine, Allemagne, Corée du Sud (France 129ème)

Confrontée à une conjoncture délicate, l’économie brésilienne peine à se relancer après la plus forte récession de son histoire (-3,5% en 2015 et 2016). Le gouvernement cherche à attirer les investisseurs étrangers, à accroître l’ouverture de l’économie brésilienne et à réduire les déséquilibres budgétaires, notamment à travers une réforme des retraites votée en 2019. La crise provoquée par la pandémie a fortement affecté l’économie brésilienne, en dépit d’importantes aides sociales octroyées par le gouvernement – notamment pour les 66 millions de brésiliens les plus vulnérables. Le PIB s’est contracté de 4% en 2020 ; cette récession devrait être compensée par la croissance sur l’année 2021 évaluée à un peu plus de 4%. Cependant les perspectives pour 2022 sont peu engageantes avec une croissance espérée d’environ 1,2%, en raison notamment d’une inflation élevée qui a conduit la Banque centrale à fortement relever les taux directeurs.

L’économie brésilienne est marquée par le poids des exportations de produits de base (produits agricoles, minerais, hydrocarbures) qui la rend vulnérable aux fluctuations des cours des matières premières. A l’inverse, les importations sont dominées par des produits manufacturés, afin d’alimenter les plus de 200 millions de consommateurs. Le pays a toutefois développé une économie de services, et certaines industries, notamment l’automobile, l’aéronautique, l’agro-industrie et les biocarburants.

Mise à jour : 02.05.22

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