Présentation du Botswana

Données générales

BOTSWANA {JPEG}

• Nom officiel : République du Botswana
• Superficie : 581 730 km²
• Population : 2,29 millions (Banque mondiale, 2017)
• Capitale : Gaborone (231 592 habitants)
• Villes principales : Francistown (98 961), Molepolole (67 598), Mogoditshane (57 637), Maun (55 784), Selebi-Phikwe (49 411)
• Langues : anglais (langue officielle, mais langue maternelle de seulement 2% de la population), setswana (79%)
• Fête nationale : 30 septembre
• Monnaie : Botswana Pula (BWP) ; 1 euro = 11,74 9 Pula (au 3 mai 2018)

Données démographiques (Banque Mondiale, PNUD)

• Croissance démographique : 1,9%
• Population vivant sous le seuil de pauvreté : 19,3%
• Taux de prévalence du VIH : 22,2% des 15/49 ans. 350 000 séropositifs.
• Espérance de vie : 68 ans
• Taux d’alphabétisation : 85%
• Indice de développement humain : 108ème sur 188 (3ème en Afrique subsaharienne après Maurice et les Seychelles)

Religions
• Chrétiens en majorité (environ 72%).
• Présence d’autres petites communautés : musulmane (originaire d’Asie du Sud-est essentiellement), hindouiste, bouddhiste.

Données économiques (Banque mondiale, DG Trésor)

• PIB : 17,4 Mds USD (2017)
• PIB par habitant : 6 972 USD en 2016 (le double en parité de pouvoir d’achat)
• Taux de croissance : 2,9% en 2016, environ 4,5% en 2017 et en 2018 (FMI).Taux de chômage : 17,6% (2017, officiellement – probablement supérieur)
• Taux d’inflation : 3,5% (2017)
• Classement Doing Business de la Banque mondiale (2018) : 81ème sur 190 pays.
• Classement selon l’indice de la perception de la corruption de Transparency International (2017) : 34ème sur 180 pays.

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB
 :
• Agriculture : 2,4%
• Industrie et mines : 33,4% (dont mines 35% environ)
• Services : 63,2% (dont 18% gouvernement - 40% des actifs sont fonctionnaires).

• Exportations de la France vers le Botswana (Douanes françaises, 2017) : 8 M€
• Importations françaises du Botswana (Douanes françaises, 2017) : 6 M€ (à noter que ces chiffres sont minorés par le fait qu’une partie importante du commerce bilatéral transite par l’Afrique du Sud)

Communauté française

• Consulat de France : Consulat général de Johannesburg
• Communauté française au Botswana : 126 inscrits. Environ 8 000 touristes français par an.

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Situation politique

Le Botswana est une démocratie parlementaire stable et respectueuse des libertés individuelles. Le pays est souvent cité en exemple pour sa bonne gouvernance par la Fondation Mo Ibrahim, comme en atteste sa cinquième place du classement africain 2018, derrière Maurice et les Seychelles.

Dans le respect des dispositions constitutionnelles limitant la durée d’exercice du mandat présidentiel à dix ans, le Président Ian Khama a démissionné le 31 mars 2018 et son vice-Président, Mokgweetsi Masisi, en poste depuis 2017, lui a succédé. Si les priorités économiques restent sensiblement les mêmes (lutte contre le chômage, attention particulière pour la jeunesse), des inflexions politiques sont en effet notables : éviction de personnalités politiques controversées ou liées à des affaires de corruption (Ministres, chef des services secrets) ; volonté d’une politique plus ouverte aux investissements étrangers pour accélérer la diversification économique, avec le projet d’assouplir la politique en matière de visas et de permis de travail ; politique étrangère plus alignée sur les positions de l’organisation régionale qu’elle abrite, la SADC.

L’Etat demeure, depuis l’indépendance, détenteur des droits sur les ressources minières. Les revenus du diamant, dont le Botswana est le premier producteur mondial en valeur, financent en effet plus du tiers des dépenses publiques (dont la moitié va au secteur social). Des fragilités subsistent cependant : un cinquième de la population vit encore sous le seuil de pauvreté et 23% des Botswanais entre 15 et 49 ans sont séropositifs (données ONUSIDA, 2017). La gratuité des traitements antirétroviraux, ainsi qu’un dépistage généralisé sont instaurés depuis les années 2000. La diversification économique reste faible, alors que des projections économiques situent l’extinction des réserves de diamant du pays à l’horizon 2025.

Situation économique

Le Botswana a connu l’une des plus fortes croissances au monde depuis les années 1960, principalement grâce à l’exploitation de ses très riches ressources en diamantsIl figure parmi les pays à revenus intermédiaires,économiquement les plus prospères en Afrique (PIB de 17,4 Mds USD en 2017 et PIB par habitant de 6 972 USD en 2016 soit le plus élevé d’Afrique australe, en raison de la taille réduite de sa population - 2,29 millions d’habitants - et de sa rente diamantifère.). La faible dette extérieure du pays, sa réputation de bon payeur et ses résultats économiques favorables lui ont permis d’obtenir les meilleures notes en Afrique auprès des agences de notation.

Le Botswana bénéficie d’un environnement des affaires jugé favorable. Les classements Doing Business de la Banque mondiale placent le Botswana à la 86ème place mondiale en 2019 derrière l’Afrique du Sud classée 82), malgré les handicaps naturels que sont son enclavement et la très faible taille de son marché.

Le Botswana a enfin adopté une position très positive dans la négociation des accords de partenariat économique (APE avec l’Union européenne, et il fait partie des pays d’Afrique australe qui avaient signé un APE intérimaire dès 2009.

Aujourd’hui, la situation macroéconomique demeure très favorable, avec une croissance attendue à 4,5% en 2018, et 3,9% en 2019 selon la Banque Mondiale. Le pays bénéficie d’une reprise en cours de l’activité en Afrique du Sud et surtout d’un environnement extérieur porteur (hausse des revenus des pays pétroliers, maintien d’une bonne croissance en Chine) qui stimule la demande de diamants et de cuivre. Le pays se distingue toujours par une politique macroéconomique prudente : maintien de taux d’intérêt réels positifs (taux nominaux à 5% et inflation sous 3%) par la banque centrale, dans un contexte d’inflation maitrisée, et le faible endettement public (inférieur à 20% du PIB) donne au gouvernement des marges de manœuvre pour un stimulus fiscal modéré. Le pays semble de plus s’ouvrir à l’endettement externe : la Banque mondiale a signé en 2018 la première levée de fonds d’une institution non-résidente (IFC-Banque mondiale) sur le marché obligataire botswanais à hauteur de 25 millions de dollars, pour financer un prêt favorisant l’inclusion sociale.

Le budget présenté pour 2019/2020, est en hausse (déficit prévu autour de 3,5% du PIB) mais maintient la priorité au développement et à la maintenance des infrastructures économiques. Les secteurs de l’eau, de la défense, de l’énergie et des infrastructures continuent de concentrer les investissements.

Pour plus d’informations, voir la page
 :
https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/BW/situation-economique-et-financiere-du-botswana-avril-2018

Politique étrangère

La coopération de l’Union européenne est importante, notamment dans le secteur de l’éducation. Le dialogue politique, qui peut être parfois difficile sur des sujets comme la peine de mort, est poursuivi alors même que le volume des programmes de coopération du 11ème FED a été très sensiblement réduit, du fait du statut de pays à revenu intermédiaire supérieur du Botswana (33 M€, contre 85 M€ lors du 10ème FED). Le Botswana a coordonné, au sein de la SADC, les négociations d’un Accord de Partenariat économique (APE UE-SADC) signé avec l’UE le 15 juillet 2014, permettant le maintien de l’accès en franchise de droits et sans contingent des produits botswanais au marché européen.

Gaborone, historiquement impliqué dans l’intégration régionale, accueille le siège de la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC). Le pays n’a plus de contentieux territorial majeur avec ses voisins depuis l’arrêt de la Cour internationale de Justice sur la bande de Caprivi, disputée avec la Namibie (1999) et le traité de démarcation frontalière, signé avec ce même pays en février 2018. Le Botswana entretient notamment d’étroites relations avec l’Afrique du Sud, pour des raisons historiques, géographiques (enclavement) et économiques (dépendance industrielle, énergétique), son économie étant intrinsèquement liée par la SACU. L’Afrique du Sud est de très loin son premier partenaire commercial (77% du marché) et le premier investisseur étranger (80% du stock).

Le Botswana renforce ses liens avec les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Russie), qui disposent chacun d’une représentation diplomatique à Gaborone.

Une relation se maintient également avec Cuba, qui a soutenu la lutte contre l’apartheid et l’indépendance du pays, notamment dans le secteur médical.

Mise à jour : 02.04.19

Informations complémentaires

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