Situation des Rohingyas (18 octobre 2017)

Les agissements de l’armée birmane à l’encontre de populations Rohingyas dont font état de nouveaux témoignages sont un sujet de grave préoccupation pour la France. Depuis le 25 août, ces violences ont conduit plus de 582 000 membres de la communauté Rohingya à chercher refuge au Bangladesh.

La France réitère son appel ferme aux forces de sécurité birmanes à assurer la protection des populations civiles sans discrimination, comme elles en ont la responsabilité, et à permettre très rapidement le rétablissement d’un accès humanitaire sûr.

Avec ses partenaires européens, la France a décidé le 16 octobre de maintenir l’embargo européen sur les armes, de suspendre les invitations aux officiers de l’armée birmane et de poursuivre la réflexion sur de nouvelles mesures restrictives à l’encontre des forces de sécurité birmanes. La France a également décidé de suspendre toute coopération bilatérale avec l’armée birmane.

Au Conseil de sécurité des Nations unies dont la France exerce actuellement la présidence, nous avons organisé le 13 octobre une réunion à huis clos autour de M. Kofi Annan, le Président de la commission consultative sur l’Etat de l’Arakan. Cette réunion a permis de déterminer les moyens d’agir pour faire cesser les violences, rétablir l’accès humanitaire et organiser le retour volontaire des réfugiés. A cet égard, nous soutenons l’engagement du gouvernement civil birman à organiser ce retour, en lien avec les Nations Unies, et encourageons la mise en place rapide du mécanisme annoncé par Aung San Suu Kyi le 12 octobre.

La France agit également pour que le Conseil des droits de l’Homme fasse toute la lumière sur les violations des droits de l’Homme et les exactions subies par les populations civiles. Son mandat d’établissement des faits a été prolongé à cet effet le 29 septembre. Nous appelons les autorités birmanes à coopérer avec cette mission et à autoriser son accès à l’Arakan.

Sur le plan humanitaire, la France a renforcé son aide aux populations Rohingyas, au Bangladesh et en Birmanie. Cette aide sera portée incessamment à 3,2 MEuros pour l’année 2017.

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