Birmanie - Q&R - Extrait du point de presse (15 décembre 2017)

Q - Pensez-vous que l’Union européenne devrait étudier la possibilité de nouvelles sanctions contre la Birmanie ?

R - Comme vous le savez, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont décidé de suspendre les invitations de membres de l’armée birmane et se sont déclarés prêts a prendre des mesures restrictives additionnelles à l’encontre des militaires birmans si la situation ne s’améliore pas. La situation des populations rohingyas continue à être attentivement suivie au niveau européen. Jean-Yves Le Drian a eu l’occasion d’évoquer ce sujet avec ses homologues lors du conseil affaires étrangères du 11 décembre.

Comme les derniers rapports des Nations unies et de plusieurs ONG le montrent, la situation reste très préoccupante tant sur le plan humanitaire qu’en matière de droits de l’Homme. Les femmes et les enfants sont particulièrement touchés par les violences.

C’est un sujet de grave préoccupation pour la France. Jean-Yves Le Drian l’a dit aux autorités birmanes lors de son déplacement à Naypyidaw le 20 novembre.

Nous appelons les forces de sécurité birmanes à mettre fin aux exactions dans l’État de l’Arakan et à assurer la protection des populations civiles et de leurs biens sans discrimination. Nous les appelons aussi à rétablir rapidement un accès humanitaire sûr et sans entrave et à mettre en œuvre le mémorandum d’entente signé entre la Birmanie et le Bangladesh le 23 novembre, en créant les conditions d’un retour volontaire, sûr et durable des réfugiés chez eux.

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