Présentation de l’Australie

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Présentation du pays

AUSTRALIE {JPEG}

Données générales

Nom du pays : Commonwealth d’Australie.
Nature du régime : Monarchie constitutionnelle.
Chef de l’État : la reine Elizabeth II, représentée depuis le 1er juillet 2019, par le Gouverneur général d’Australie, David Hurley.
Chef du Gouvernement : M. Scott Morrison, Premier ministre

Données géographiques

Superficie : 7 692 300 km²
Capitale : Canberra
Villes principales : Sydney, Melbourne, Brisbane, Perth
Langues officielles : anglais
Monnaie : dollar australien (AUD)
Fête nationale : 26 janvier (arrivée de la première flotte européenne à Sydney Cove en 1788 et proclamation de la souveraineté britannique).

Données démographiques (source : Australian Bureau of Statistics)

Population (au 30 juin 2021) : 25 739 256 habitants
Densité : 3,3 habitants par km²
Croissance démographique (2021) : 0,2 %
Espérance de vie : 85,3 ans pour les femmes ; 81,2 ans pour les hommes
Taux d’alphabétisation : 99 %
Religions : chrétiens (52,1 %, dont catholiques : 22,6 %, anglicans : 13,3 %, autres chrétiens : 16,3 %), bouddhistes (2,4%), musulmans (2,6%), autres (3,7 %), sans religion déclarée (30,1 %)
Indice de développement humain (2019) : 0,944 (8ème / 189 pays).

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Les élections fédérales organisées le 18 mai 2019 ont été remportées par le Parti Libéral (droite) conduit par le Premier ministre en exercice Scott Morrison. Le gouvernement a porté ses priorités en matière économique sur la responsabilité budgétaire, la baisse de la fiscalité, la sauvegarde de l’emploi minier et le maintien de niches fiscales.

La gestion de l’épidémie du COVID-19 par le gouvernement fédéral s’est traduite par l’adoption de mesures vigoureuses et ciblées pour répondre à la crise, en particulier la fermeture des frontières à partir de la fin mars 2020, accompagnée par une communication efficace et une bonne coordination avec les États. Au 25 janvier 2022, 93 % des plus de 16 ans sont totalement vaccinés.

L’ouverture progressive des frontières, débutée le 1er novembre 2021 pour les citoyens australiens et les résidents permanents, a été élargie à d’autres catégories, (travailleurs qualifiés, étudiants, visas vacances travail) à compter de la mi-décembre 2021.

Les prochaines élections fédérales doivent se tenir au plus tard en mai 2022. La campagne électorale, outre la gestion de la crise épidémique, pourrait également évoquer les incertitudes liées au partenariat de défense « AUKUS » dont le premier pilier est la fourniture par les États-Unis de sous-marins à propulsion nucléaire et qui avait été l’objet d’un accueil initial favorable par l’opinion publique et la plupart des partis politiques.

3. Politique étrangère

Ce champ rassemble les informations actuellement parfois réparties sur plusieurs rubriques : politique étrangère, relations avec l’Union européenne, relations avec l’Onu.
6700 signes maximum (espaces et ponctuation inclus) – champ obligatoire
Sur le plan international, les Etats-Unis sont le partenaire stratégique majeur de l’Australie. Cela s’est confirmé avec le partenariat de défense AUKUS entre l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni conclu en septembre 2021.

Faisant de l’espace indopacifique la priorité de sa politique étrangère, Canberra entretient également des liens solides avec son voisinage asiatique (Japon, Corée du Sud, ASEAN – et en particulier l’Indonésie et Singapour - Inde). La Chine est devenue depuis le début des années 2000 un partenaire majeur pour l’Australie (premier partenaire commercial, premier pays d’origine des étudiants étrangers et foyer important de touristes avant la pandémie).

Le Livre blanc de politique étrangère publié en novembre 2017 confirme ces grands axes stratégiques en insistant sur le rôle central de l’alliance avec les Etats-Unis, garantie de stabilité et d’équilibre dans la région. Cette analyse se reflète dans l’accroissement du budget militaire australien (+ 15% en 2021 par rapport à 2020, soit 2,1% du PIB en 2021). Canberra est à la fois le premier bailleur de fonds (65% de l’aide reçue, soit 861 M EUR en 2019-2020) et le principal acteur humanitaire dans le Pacifique. En réponse à l’influence chinoise, l’Australie y a renforcé avec succès son engagement, à travers le rehaussement en novembre 2018 de sa politique de « Pacific Step up », incluant notamment la mise en place d’un fonds de 1,3 Mds EUR pour le financement d’infrastructures et l’ouverture de 5 nouvelles représentations diplomatiques (dont un Consulat général à Papeete en avril 2021).

L’Australie est un important émetteur de gaz à effet de serre (le 2e par habitant en 2017) et le plus gros exportateur de charbon. Elle affiche un engagement limité pour tenir les objectifs de l’Accord de Paris, refusant par exemple, lors de la COP 26 d’adhérer à l’engagement mondial sur le méthane (Global Methane Pledge) ou à la coalition BOGA (Beyond Oil and Gas). Le pays a cependant largement engagé sa transition énergétique dans les faits : la part des énergies renouvelables a triplé en 10 ans pour atteindre en 2019 21% de l’électricité. Tous les Etats fédérés australiens se sont par ailleurs fixé un objectif de neutralité carbone d’ici à 2050 même si le Premier ministre mentionne que cet objectif ne doit pas être contraignant.

La conclusion d’accords de libre-échange est également une priorité de l’Australie. Après la signature le 17 décembre 2021 d’un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni, l’Australie entend désormais avancer sur l’accord de libre-échange (ALE) avec l’Union européenne dont les négociations ont commencé en 2018.

Enfin, l’Australie, « puissance moyenne aux intérêts globaux » selon l’expression de l’ancien premier ministre Kevin Rudd, affiche son soutien au multilatéralisme (élection au Conseil de sécurité des nations unies pour le biennum 2013-2014 et souhait d’un nouveau mandat en 2029-2030, vice-présidence puis présidence de l’IORA de 2013 à 2015, présidence du G20 en 2014, « partenaire spécial » de l’OTAN ; entrée à l’ASEM en 2010, partenariat renforcé avec l’Union européenne en 2016).

Politique étrangère

Sur le plan international, les États-Unis sont le partenaire stratégique majeur de l’Australie. Cela s’est confirmé avec le partenariat de défense AUKUS entre l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni conclu en septembre 2021.

Faisant de l’espace indopacifique la priorité de sa politique étrangère, Canberra entretient également des liens solides avec son voisinage asiatique (Japon, Corée du Sud, ASEAN – et en particulier l’Indonésie et Singapour - Inde). La Chine est devenue depuis le début des années 2000 un partenaire majeur pour l’Australie (premier partenaire commercial, premier pays d’origine des étudiants étrangers et foyer important de touristes avant la pandémie).

Le Livre blanc de politique étrangère publié en novembre 2017 confirme ces grands axes stratégiques en insistant sur le rôle central de l’alliance avec les États-Unis, garantie de stabilité et d’équilibre dans la région. Cette analyse se reflète dans l’accroissement du budget militaire australien (+ 15% en 2021 par rapport à 2020, soit 2,1% du PIB en 2021). Canberra est à la fois le premier bailleur de fonds (65% de l’aide reçue, soit 861 M EUR en 2019-2020) et le principal acteur humanitaire dans le Pacifique. En réponse à l’influence chinoise, l’Australie y a renforcé avec succès son engagement, à travers le rehaussement en novembre 2018 de sa politique de « Pacific Step up », incluant notamment la mise en place d’un fonds de 1,3 Mds EUR pour le financement d’infrastructures et l’ouverture de 5 nouvelles représentations diplomatiques (dont un Consulat général à Papeete en avril 2021).

L’Australie est un important émetteur de gaz à effet de serre (le 2e par habitant en 2017) et le plus gros exportateur de charbon. Elle affiche un engagement limité pour tenir les objectifs de l’Accord de Paris, refusant par exemple, lors de la COP 26 d’adhérer à l’engagement mondial sur le méthane (Global Methane Pledge) ou à la coalition BOGA (Beyond Oil and Gas). Le pays a cependant largement engagé sa transition énergétique dans les faits : la part des énergies renouvelables a triplé en 10 ans pour atteindre en 2019 21% de l’électricité. Tous les Etats fédérés australiens se sont par ailleurs fixé un objectif de neutralité carbone d’ici à 2050 même si le Premier ministre mentionne que cet objectif ne doit pas être contraignant.

La conclusion d’accords de libre-échange est également une priorité de l’Australie. Après la signature le 17 décembre 2021 d’un accord de libre-échange avec le Royaume-Uni, l’Australie entend désormais avancer sur l’accord de libre-échange (ALE) avec l’Union européenne dont les négociations ont commencé en 2018.

Enfin, l’Australie, « puissance moyenne aux intérêts globaux » selon l’expression de l’ancien premier ministre Kevin Rudd, affiche son soutien au multilatéralisme (élection au Conseil de sécurité des nations unies pour le biennum 2013-2014 et souhait d’un nouveau mandat en 2029-2030, vice-présidence puis présidence de l’IORA de 2013 à 2015, présidence du G20 en 2014, « partenaire spécial » de l’OTAN ; entrée à l’ASEM en 2010, partenariat renforcé avec l’Union européenne en 2016).

Situation économique

Douzième économie mondiale, avec un PIB de l’ordre de 1600 Mds USD en 2021, l’Australie a bénéficié jusqu’à la présente crise d’une croissance ininterrompue durant 27 ans. La récession induite par la crise du COVID et les restrictions sanitaires afférentes a été relativement réduite, et le PIB australien est revenu à son niveau d’avant crise à la mi 2021. La croissance devrait être robuste en 2022, tirée à la fois par les exportations vers l’Asie et les politiques de soutien à l’activité. La situation financière du pays est solide, ce dont témoigne sa notation souveraine (AAA).

Mise à jour :11.03.22

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