L’APEC

Créée en 1989 à l’initiative des Etats-Unis et de l’Australie, l’APECest le principal forum économique intergouvernemental dans la région Asie-Pacifique. Ne reposant sur aucun traité fondateur, l’APEC est fondée sur le consensus et la libre coopération entre membres : ses décisions ne sont ainsi pas contraignantes juridiquement et les engagements des membres sont pris sur une base volontaire. L’objectif de l’APEC est de faire de la zone « un pôle de promotion du libre-échange et un modèle de régionalisme ouvert ».

L’APEC compte 21 « économies membres » riverains du Pacifique : les pays du continent nord-américain (Canada, Etats-Unis), des pays du continent sud-américain (Chili, Mexique, Pérou), des pays et territoires d’Asie orientale (Chine, Corée du Sud, Hong Kong, Japon, Russie, Taiwan), des pays d’Asie du Sud-Est (Brunei, Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) et de l’Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée). L’APEC a ainsi pour spécificité de compter parmi ses membres Hong Kong et Taiwan (le fait qu’il s’agisse d’un forum d’« économies » et non d’« États » permet d’accueillir ces deux entités). Chaque année, l’un des 21 pays membres accueille le forum, qui travaille en langue anglaise. La Papouasie‑Nouvelle‑Guinée sera l’hôte de l’APEC en 2018. Sur le plan économique, le forum représente 40 % de la population mondiale, 55 % de la production de richesse dans le monde et 45 % des échanges commerciaux mondiaux.
Son siège et secrétariat permanent se trouvent à Singapour. Le directeur du secrétariat permanent est Néo-Zélandais (Alan BOLLARD, ancien gouverneur de la banque centrale de Nouvelle-Zélande). Le forum est doté d’un budget de fonctionnement de 5 M USD, qui permet à l’institution de financer une centaine de projets d’intérêt commun chaque année, avec le concours additionnel de ses membres. Ces projets visent à promouvoir l’intégration économique régionale en Asie-Océanie, à développer la coopération technique et à favoriser le développement d’un environnement plus stable pour les acteurs économiques présents dans la zone. En 2017 et 2018, l’APEC a ainsi organisé des ateliers de formation d’experts portant sur la promotion du tourisme, la gestion des catastrophes naturelles ou encore la gestion durable des réserves halieutiques.

Instituée à l’origine dans le but d’accélérer la conclusion du cycle de négociations de l’Uruguay à l’Organisation Mondiale du Commerce (1986-1994), l’APEC a progressivement élargi son champ d’action autour de trois piliers : le libre-échange, la facilitation des affaires et la coopération économique et technique. L’APEC vise ainsi à promouvoir la fluidité des échanges dans la zone à travers l’allègement des entraves commerciales, la diminution des barrières douanières ou encore l’harmonisation des réglementations dans la région. De surcroît, l’APEC soutient les négociations commerciales multilatérales en cours à l’Organisation mondiale du commerce et joue un rôle complémentaire à l’égard des objectifs du G20.

Cet ensemble est aujourd’hui confronté à son gigantisme et à son hétérogénéité, tant il s’avère difficile de fédérer les positions d’États tels que la Chine, les États-Unis, le Japon ou encore la Russie. L’APEC n’en constitue pas moins un forum privilégié de rencontres entre la majorité des États riverains du Pacifique.

Si la France n’est pas membre de l’APEC, elle est devenue en 1997, membre associé du PECC - Pacific Economic Cooperation Council -, organisme consultatif non gouvernemental fort de 21 membres, qui joue, de fait, le rôle de conseil économique de l’APEC.

Le Conseil de coopération économique du Pacifique (Pacific Economic Coopération Council – PECC)
Organe consultatif non gouvernemental créé en 1980 par les chambres de commerce et les associations bancaires des pays riverains du Pacifique, le PECCa vu son rôle s’accroître avec la création de l’APEC, pour laquelle il fait fonction de centre de ressources et d’évaluation. Le PECC rassemble les Comités nationaux tripartites (universitaires, hommes d’affaires, représentants des pouvoirs publics) de 23 pays d’Amérique et d’Asie riverains du Pacifique. Son secrétariat permanent est basé à Singapour. La France a été admise au PECC en avril 1997, en qualité de membre associé, au titre de ses trois collectivités du Pacifique. Pascal LAMY préside le Comité français depuis 2016.

Mise à jour : juin 2018

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