Données générales

Présentation du pays

Nom officiel : Royaume d’Arabie saoudite
Nature du régime : monarchie
Chef de l’Etat et du gouvernement : Sa Majesté le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saoud, Gardien des deux Lieux saints.

Données géographiques

Superficie : 2 253 000 km2
Capitale : Riyad
Villes principales : Djeddah, La Mecque, Médine, Dammam, Al Khobar, Dahran, Taïf, Tabouk.
Langue officielle : arabe
Langue courante : arabe
Monnaie : riyal saoudien - 1 SAR = 0,22 EUR (janvier 2018)
Fête nationale : 23 septembre

Données démographiques

Population : 32,377 millions (FMI, 2017), dont plus de 37% de la population est étrangère (ONU ECOSOC, 2017)
Densité : 56.6 personnes par km² (Banque mondiale, 2015)

Croissance démographique : 1,46% (source : Saudi Central Department of Statistics & Information, CDSI)
Espérance de vie : 73,4 ans (hommes) et 77,7 ans (femmes)
Taux d’alphabétisation : 87% (source : UNICEF 2015)
Religion : Islam (population à majorité sunnite, existence d’une minorité chiite)
Indice de développement humain : 0,847 (42e sur 186 en 2016).

Données économiques

PIB : 687,9 milliards de dollars en 2016
PIB par habitant : 23 599 de dollars en 2015 (source : FMI)
Croissance : 1,7%, en 2016
Chômage (2015) : 5,5% (global), 12,1% (population saoudienne) (source : CDSI, repris par le FMI)
Inflation : 3,4% en 2016
Solde budgétaire : 24,4 % en 2015
Balance commerciale : -32.482 milliards de dollars en 2015
Principaux clients (2016) : Chine, Inde, Japon, Corée du Sud, Singapour, Taïwan.
Principaux fournisseurs (2016) : la Chine, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Japon, les Emirats arabes unis, la Corée du Sud, l’Inde, la France (8ème), l’Italie et le Royaume-Uni.
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB (2016) :

  • agriculture : 2.7 %
  • industrie : 43,3 %
  • services : 54 %

Exportations de la France vers l’Arabie saoudite (2016) : 4,14 milliards d’euros
Importations françaises depuis l’Arabie saoudite (2016) : 3,8 milliards d’euros

http://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/arabie-saoudite

Présence française

Site internet de l’ambassade : https://sa.ambafrance.org/-Francais-
Consulat(s) : Consulat général à Djeddah, Consulat honoraire à Al Khobar
Communauté française : 6252 Français

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Immédiatement après son intronisation le 23 janvier 2015, le Roi Salman a réorganisé les pouvoirs en créant deux nouveaux organes de gouvernance : le Conseil des affaires politiques et de sécurité, qu’il a placé sous la direction de son neveu Mohamed bin Nayef, alors prince héritier, ministre de l’intérieur, et le Conseil des affaires économiques et de développement, présidé par Mohamed bin Salman, vice-Prince héritier, ministre de la défense.

Le 21 juin dernier, le roi Salman a nommé son fils Mohammed bin Salman prince héritier, écartant son neveu de la succession. Mohammed Bin Salman est mû par une profonde envie de réformer le Royaume, à la fois sur le plan économique et sur le plan social. Il a lancé, dès avril 2016 un vaste projet intitulé « Vision 2030 », qui comprend, outre un volet économique, un objectif de transformation sociétale (accès à la culture, aux sports et aux loisirs), il s’agit notamment de valoriser l’héritage historique, culturel, arabe et islamique et de développer le tourisme, les loisirs et les divertissements. Le projet annonce également une réforme du système éducatif et universitaire, par un changement de l’approche pédagogique.

Situation économique

Avec un PIB de 646 milliards de dollars en 2016, l’Arabie saoudite est la première économie du Moyen-Orient et la 20ème économie mondiale, contribuant pour près de 50% au PIB cumulé des pays du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (CCEAG). Le Royaume doit principalement sa richesse au pétrole, dont il était en 2016 le premier exportateur (environ 18% des exportations) et le second producteur à l’échelle mondiale.

La baisse des cours mondiaux du pétrole depuis 2014 a eu un fort impact sur ses performances économiques : en 2016, ses exportations pétrolières ont représenté 13% de son PIB (contre 24% en 2015) et 62% de son budget (73% en 2015). L’augmentation de la production de 9,7 Mb/j en 2014 à 10,2 Mb/j en 2015 et 2016 n’a permis de compenser que marginalement la baisse des cours. En conséquence, l’année 2016 a été marquée par une dégradation de l’ensemble des indicateurs économiques et financiers du pays.

Sur le plan macro-économique, le royaume est confronté depuis 2015 à une situation de double déficit. La croissance du PIB a été ramenée de 4,1% en 2015 à 1,7% en 2016. Les agences internationales de notation assortissent désormais la note souveraine du Royaume d’une perspective « négative ».
Sur le plan bancaire et financier, l’Arabie saoudite a vécu en 2015-2016 un épisode de crise de liquidités engendrée par la baisse des revenus du pétrole, le gel des dépenses gouvernementales, d’importants arriérés de paiement et une politique d’émission de dette sur le marché local. Les mesures prises par les autorités pour résoudre cette situation (politique d’endettement à l’international, assouplissement de certaines mesures prudentielles), ont toutefois permis d’y mettre un terme dès la fin de l’année 2016, et, si l‘impact sur la profitabilité des banques a été fort, le secteur bancaire saoudien n’en demeure pas moins bien régulé et suffisamment capitalisé pour faire face à cette crise.

La Vision 2030 reflète son ambition de transformer les fondamentaux de l’économie saoudienne, dans l’objectif de passer d’une économie de rente et de redistribution à une économie productive, reposant essentiellement sur le secteur privé et caractérisée par une forte capacité à innover. Cette politique de modernisation implique des mesures d’austérité, la suppression progressive des subventions et l’instauration de taxes (type TVA), jusque-là inexistantes dans le royaume.

Le plan stratégique Vision 2030 est décliné en plusieurs objectifs, notamment celui de créer de nouveaux emplois pour la jeunesse saoudienne. 75% des Saoudiens ont moins de trente ans (sur 31,5 millions d’habitants), un tiers des jeunes est au chômage et la plupart sont mal formés pour occuper des emplois qualifiés, surtout tenus par les expatriés

Politique étrangère

Membre du G20, pays leader de l’Organisation des pays exportatuers de pétrole (OPEP), initiateur et à l’avant-garde du CCEAG ces dernières années, le royaume d’Arabie saoudite se pose en acteur régional incontournable.

L’arrivée au pouvoir du Roi Salman, et la nomination, en juin 2017, de Mohammed bin Salmane, comme prince héritier, marque le début d’une diplomatie saoudienne plus affirmée, alors que cette dernière se cantonnait traditionnellement au champ religieux. Prenant acte de la divergence d’intérêts avec Washington durant l’ère Obama, s’agissant notamment des négociations sur le nucléaire iranien, l’Arabie saoudite a œuvré au développement d’une politique étrangère de plus en plus autonome. L’élection de Donald Trump a permis un raffermissement des liens entre les deux pays, qui s’appuient sur une convergence de vues sur de nombreux dossiers (Iran, crise avec le Qatar notamment).

Crise avec le Qatar

Le 5 juin 2017, l’Arabie saoudite, suivie par les Emirats arabes unis, l’Egypte et le Bahreïn, a rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar. Cette crise au sein du CCEAG perdure en dépit des tentatives de médiation de l’émir du Koweït. L’Arabie saoudite, soutenue par les Emirats arabes unis, l’Egypte et le Bahreïn, souhaite que le Qatar cesse de soutenir les Frères musulmans, et prenne ses distances avec l’Iran. Ce groupe de pays maintient un blocus contre le Qatar en imposant une fermeture de sa frontière terrestre, des interdictions de survol et des restrictions aux déplacements des personnes.

La question iranienne

L’Arabie saoudite perçoit l’influence de Téhéran comme déstabilisatrice dans tout le Moyen-Orient, au Levant, en Irak, et au Yémen. Face à ce qu’il perçoit comme une menace iranienne d’encerclement, Riyad a activement œuvré à constituer un « front sunnite », incluant l’Egypte et la Turquie.

Le Yémen

Engagé depuis mars 2015 dans une intervention au Yémen visant à soutenir les autorités légitimes du pays, l’Arabie saoudite, à la tête d’une coalition de neuf pays, s’est donné pour objectif d’éviter l’installation d’un pouvoir sous influence iranienne (les Houthis) à sa frontière. Il s’agit de garantir sa sécurité nationale et d’éviter une destabilisation profonde de la péninsule. Près de 3 ans après le début de l’intervention de la coalition, le conflit s’est enlisé. Sur le plan diplomatique, les deux camps ne parviennent pas à s’entendre sur une solution politique et rejettent le plan de paix proposé par l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies, Ismaël Ould Cheikh Ahmed.

La lutte contre le terrorisme

Le Royaume est engagé dans une lutte contre le terrorisme, sur son territoire comme à l’extérieur, en particulier contre Daech, qui a inscrit le royaume saoudien en tête de la liste de ses objectifs stratégiques. Riyad est membre de la coalition contre Daech en Syrie et en Irak. Plusieurs attaques de ce mouvement se sont produites sur le territoire saoudien et le royaume craint le retour de djihadistes sur son sol.

Mise à jour : 18.01.18

Informations complémentaires

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