Arabie saoudite - Q&R - Extrait du point de presse (18 décembre 2017)

Q - Etes-vous au courant que Mohammed ben Salman a acheté Chateau XIV pour $300 million, comme le dit le New York Times ? Auriez-vous un commentaire sur la campagne anti-corruption du Prince vu ses achats en France (yachts, immobilier) ?

Tillerson a récémment haussé le ton contre l’Arabie Saoudite sur le Yémen, le Liban, etc. Etes-vous d’accord avec son analyse ? Dites-vous les mêmes choses en privé ? Pourquoi pas ouvertement ?

R - De nombreuses personnalités étrangères disposent de biens en France. Il s’agit d’acquisitions privées pour lesquelles l’avis des pouvoirs publics n’est pas sollicité. L’Arabie saoudite est un partenaire important de la France, à l’actualité duquel nous sommes attentifs.

S’agissant du Yémen, la position de la France est connue : seule une solution politique est à même de mettre fin au conflit et d’améliorer durablement la situation humanitaire. C’est pourquoi nous soutenons les efforts de médiation de l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies, M. Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, en vue d’une reprise des négociations. L’accès complet, inconditionnel et sans entrave de l’aide humanitaire est une obligation qui s’impose à l’ensemble des parties au conflit. Cette exigence a fait l’objet d’échanges approfondis avec les autorités saoudiennes lors de la visite à Riyad de M. Jean-Yves Le Drian les 15 et 16 novembre. Le ministre s’était exprimé à cette occasion.

S’agissant du Liban, le groupe international de soutien a réaffirmé le 8 décembre son attachement à la stabilité, à la sécurité et à la souveraineté du pays ainsi que la nécessité de le protéger des crises qui déstabilisent le Moyen-Orient.

Notre méthode est de parler à tous. Notre objectif est de parvenir à la baisse des tensions dans la région afin de favoriser le règlement des crises.

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