Présentation de l’Antarctique

Données géographiques

Superficie : 14 107 637 de km².

Délimitation :

  • géographique : toutes les eaux et terres au sud de la ligne de convergence antarctique ;
  • juridique : toutes les terres et eaux au sud du 60e parallèle ([Traité sur l’Antarctique)

Points habités : 41 stations permanentes gérées par 20 Etats et 34 bases d’été (gérées par 19 Etats), qui représentent une capacité d’accueil de 4 877 personnes.

Monnaie : chaque Etat utilise sa propre monnaie avec ses ressortissants. Avec leurs personnels étrangers sous contrat et dans leurs relations entre eux, les Etats définissent une monnaie d’échange. Le dollar américain est souvent employé.

Données démographiques

Population : aucune population permanente. Les seuls résidents sont les personnels des stations scientifiques c’est-à-dire environ 1 100 en hiver et 4 500 en été. S’y ajoutent environ 30 000 à 35 000 touristes par an, présents en Antarctique pour de courtes durées.

Densité : 0,00032 habitants / km² en été ; 0,000078 habitants / km² en hiver.

Langue(s) courante(s) : chaque Etat utilise sa langue dans le cadre de ses activités. Les langues officielles du Système du Traité sur l’Antarctique sont l’Anglais, l’Espagnol, le Français et le Russe, qui sont aussi celles qui comptent le plus grand nombre de locuteurs en Antarctique.

Données économiques

Activités économiques existantes : pêche et tourisme.

Activités économiques interdites : exploitation des ressources minérales (minerais, pétrole, gaz et glace d’eau douce), chasse baleinière et phoquière (avec quelques dérogations limitées) et activités agricoles (élevage et culture).

Résultats économiques :
Pêche : prise d’environ 20 000 tonnes de poisson par an, pour un chiffre d’affaire total qui peut être estimé autour de 320 millions d’€ par an. S’y ajoute une pêche au krill d’environ 140 000 tonnes par an.
Tourisme : 30 000 à 35 000 visiteurs par an, pour un chiffre d’affaire total qui peut être estimé autour de 110 millions d’€ par an.

Activité économique française :

  • Pêche : la France est le 1er Etat pêcheur de la région (hors krill) avec environ 5760 tonnes de poisson (légine surtout) et 380 tonnes de langouste par an (surtout dans la zone économique exclusive des TAAF)et un chiffre d’affaire qui peut être estimé autour de 100 millions d’€.
  • Tourisme : les entreprises françaises transportent environ 2 500 visiteurs français et étrangers par an pour un chiffre d’affaire total d’environ 13,5 millions d’€.
  • Activités commerciales des TAAF : souvenirs, philatélie, embarquement de touristes sur leurs navires, droits de mouillage, droits de pêche etc. pour environ 6,5 millions d’€ par an.

Ressortissants français et services de l’Etat impliqués dans la région

Ressortissants français : environ 2 300 personnes par an dans les îles subantarctiques (700) et en Antarctique (1 600), dont environ 1 150 touristes, 550 employés du secteur privé (entreprises de pêche et de tourisme) et 600 employés du secteur public (scientifiques, militaires et personnels des TAAF et de l’IPEV).

Services de l’Etat dans les régions subantarctiques et antarctiques :

  • Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) : cette collectivité locale dirigée par un préfet administre les îles subantarctiques françaises (Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam) et, dans le respect du Traité sur l’Antarctique, la Terre Adélie. Les TAAF assurent le ravitaillement des territoires, l’entretien des stations, l’ordre public et la police des pêches, l’état civil, la règlementation des activités économiques etc. Elles réalisent les études d’impact environnemental prévues par le Protocole de Madrid, sur le fondement desquelles elles accordent les permis nécessaires à toute activité en Antarctique.
  • L’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) : ce groupement d’intérêt public soutient les activités scientifiques françaises en Arctique et en Antarctique en mettant à disposition des programmes scientifiques des ressources matérielles, financières et humaines. Toute activité de recherche en Antarctique doit être organisée par son intermédiaire. En lien avec les TAAF, l’IPEV assure le fonctionnement des stations françaises en Antarctique.
  • Le Ministère des Affaires étrangères, sous-direction du droit de la mer, du droit fluvial et des pôles : traite les questions internationales liées à l’Antarctique et dirige les délégations françaises auprès des enceintes internationales chargées de règlementer les activités humaines en Antarctique (Réunion consultative du Traité sur l’Antarctique, RCTA ; et Commission pour la conservation de la faune et de la flore marine de l’Antarctique, CCAMLR). Elle travaille en lien étroit avec les TAAF et l’IPEV, et les autres services de l’Etat concernés par l’Antarctique (ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, ministère des Outre-mer…).

Mise à jour : 17.02.16