Conférence internationale sur l’Antarctique (2 novembre 2015)

La France se réjouit des progrès réalisés cette année vers l’adoption future d’une aire marine protégée en mer de Ross, dans le cadre de la Convention pour la conservation de la faune et de la flore marine de l’Antarctique.

Depuis sa réunion annuelle de 2012, la CCAMLR a inscrit à son agenda l’adoption de deux projets d’aires marines protégées dans l’océan austral : un projet en mer de Ross, proposé par les Etats-Unis et la Nouvelle Zélande, et un projet dans l’est Antarctique, proposé par l’Australie, la France et l’Union européenne. Seuls deux Etats membres sur vingt-cinq s’opposaient encore à ces projets au début de la réunion annuelle de 2015.

Au dernier jour de la réunion, le 30 octobre, la Chine a annoncé qu’elle se ralliait au projet d’aire marine protégée en mer de Ross. La France se réjouit que les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande soient parvenus avec la Chine à un accord pour travailler sur une version révisée du projet d’aire marine protégée de la mer de Ross, que nous espérons voir adopter lors de la prochaine réunion annuelle de la CCAMLR en 2016. La France tient à remercier et saluer la Chine pour ses efforts constructifs. La Chine démontre ainsi sa volonté de contribuer, dans un cadre multilatéral, à la conservation d’un espace naturel unique et fragile très éloigné de ses frontières, et qui joue un rôle essentiel dans les grands équilibres écologiques de notre planète.

Cette avancée positive redonne espoir aux promoteurs du projet d’aire marine protégée de l’est Antarctique, l’Australie, la France et l’Union européenne, qui ont entamé depuis plus de 10 ans des efforts considérables en matière d’acquisition de données scientifiques pour élaborer ce projet. Nous restons déterminés à continuer à travailler avec tous les Etats membres de CCAMLR, notamment avec la Chine, pour parvenir, dans un avenir proche, à adopter ce projet.

Tous les Etats membres de la CCAMLR, sauf un, partagent désormais une vision commune de leur responsabilité collective en matière d’aires marine protégées en Antarctique. La France regrette qu’en dépit des progrès enregistrés, aucun projet d’aire marine protégée n’ait pu être adopté, et qu’en seul Etat membre s’oppose encore à ces mesures qui sont les mieux à même d’assurer la protection durable de l’océan austral. La France appelle tous les membres de la CCAMLR à prendre leur part de responsabilité pour parvenir à cet objectif, pour nous et les générations futures.

La France, dans le cadre de cette réunion annuelle, a par ailleurs fait état de ses efforts en matière de lutte contre la pêche illégale dans la zone de la Convention, notamment avec sa contribution gratuite dans la mise en oeuvre d’un programme de surveillance par satellite. La France a appuyé toutes les propositions en faveur d’une gestion prudente et d’un meilleur contrôle des pêcheries de krill et de poissons dans les zones de haute mer de l’océan austral. Elle s’est également engagée en faveur de la création d’un groupe de travail de la CCAMLR chargé d’étudier les effets du changement climatique sur les écosystèmes marins de l’Antarctique.

La XXXIVème réunion de la Convention pour la conservation de la faune et de la flore marine de l’Antarctique (CCAMLR) s’est tenue à Hobart (Australie), du 19 au 30 octobre 2015. La CCAMLR a été établie en 1982 dans l’objectif de protéger les écosystèmes marins entourant le continent Antarctique. La CCAMLR a adopté une approche de gestion écosystémique appuyée sur les meilleures connaissances scientifiques disponibles, qui n’exclut pas l’exploitation, à condition qu’elle soit menée de manière durable et qu’elle tienne compte de ses effets sur les autres éléments de l’écosystème. L’organe décisionnel de la CCAMLR, la Commission, est composée de 25 Membres, dont la France et l’Union européenne.

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