Célébration du 25e anniversaire du Protocole au Traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’environnement en Antarctique (dit Protocole de Madrid)

Le 4 octobre 1991, était signé le Protocole au Traité sur l’Antarctique relatif à la protection de l’Environnement, dit Protocole de Madrid. La France a participé au symposium célébrant le 25e anniversaire du Protocole de Madrid lors de la 39e réunion annuelle consultative du Traité sur l’Antarctique, qui s’est tenue à Santiago du Chili du 23 mai au 1er juin, et s’est associée à la « Déclaration de Santiago » rappelant la pertinence du moratoire sur l’exploitation minière de l’Antarctique.

Les 53 Etats parties au Traité ont notamment tenu à rappeler que le moratoire sur l’exploitation minière de l’Antarctique n’expire pas automatiquement en 2048 comme on le croit trop souvent, mais que la question pourrait être rouverte à partir de cette date.

La France pour sa part se félicite que les conditions juridiquement très contraignantes de révision de ce moratoire le rende politiquement quasi impossible à lever.

La Déclaration de Santiago rappelle également l’attachement des parties au Système institutionnel du Traité sur l’Antarctique et en particulier leur engagement vis-à-vis des objectifs poursuivis par le Traité sur l’Antarctique et le Protocole de Madrid, qui fait de l’Antarctique une « réserve naturelle, consacrée à la paix et à la science ».

Les Etats Parties se sont également engagées à assurer une gestion et une maîtrise efficaces des activités touristiques et non gouvernementales, de leur développement et de leur diversification, notamment en termes d’impact sur l’environnement. La délégation française a mis en garde contre le développement d’un tourisme de masse en Antarctique.

Enfin, les Etats Parties ont réitéré leur détermination à travailler ensemble, dans l’esprit de coopération qui caractérise le système du Traité sur l’Antarctique, afin de mieux comprendre et répondre aux enjeux liés au changement climatique en Antarctique et dans les écosystèmes dépendants et associés.

A cette occasion, la délégation française a présenté le projet « Polar Pod » de l’explorateur polaire Jean-Louis Etienne, une station flottante destinée à l’étude de l’océan antarctique.

La délégation française était dirigée par la sous-direction du droit de la mer, des fleuves et des pôles du MAEDI et comprenait le directeur de l’Institut polaire français Yves Frenot ainsi que des représentants des TAAF, du MEEM et du CNRS.