Relations avec l’Union européenne

Les relations avec l’UE sont encadrées par un accord d’association entré en vigueur le 1er septembre 2005. Elles sont structurées autour de réunions informelles et techniques (huit sous-comités et le comité d’association) et de réunions de niveau ministériel (le conseil d’association).

Alger avait officiellement formulé le 31 août 2015 le souhait d’évaluer l’accord d’association, qu’il estime déséquilibré, dans un contexte de baisse du cours des hydrocarbures. Le dixième conseil d’association, qui s’est tenu à Bruxelles le 13 mars 2017, a permis la relance de l’accord d’association, marquée par l’adoption de nouvelles priorités. Elles s’organisent en cinq thèmes : i) dialogue politique, gouvernance, État de droit et promotion des droits fondamentaux ; ii) coopération, développement socio-économique inclusif, échanges commerciaux et accès au marché unique européen ; iii) partenariat énergétique, environnement et développement durable ; iv) dialogue stratégique et sécuritaire ; v) migration et mobilité.

Malgré la relance de ce partenariat, les mesures de restrictions au commerce prises par Alger montrent une volonté algérienne de s’affranchir d’une partie des dispositions de l’accord d’association avec l’UE. Un dialogue est en cours, notamment marqué par la visite du commissaire européen en charge de la politique européenne de voisinage, M. Hahn, les 20 et 21 juillet 2017.

Si elle en est un partenaire exigeant, notamment sur le démantèlement tarifaire dont elle a repoussé le calendrier, l’Algérie a aussi multiplié les signes de rapprochement, avec une implication accrue dans l’Union pour la Méditerranée, décidant en 2013 de contribuer financièrement au budget de son secrétariat général. L’UE est le premier partenaire commercial de l’Algérie qui réalise chaque année plus de 60% de ses échanges avec l’Union.

L’Algérie prend part aux échanges dans le cadre de la politique européenne de voisinage. L’UE soutien son partenaire et débloque des fonds en ce sens. Pour la période 2014-2020, les crédits de l’Instrument européen de voisinage devraient s’élever à 250 millions d’euros. L’essentiel de ces crédits (60%) est consacré à des programmes socio-économiques : réforme du marché du travail et création d’emplois, soutien à la gestion et diversification de l’économie. En 2014, l’UE et l’Algérie ont également signé un protocole permettant à l’Algérie de participer aux programmes des agences européennes. À l’instar de ce qui avait été fait pour les élections présidentielles de 2014, une mission d’expertise électorale de l’UE a été déployée à Alger pour les élections législatives du 4 mai 2017./.

Mise à jour : 26.10.17

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