Relations avec l’Union européenne

Les relations avec l’UE sont encadrées par un accord d’association entré en vigueur le 1er septembre 2005. Le dialogue entre l’Algérie et l’UE est structuré autour de réunions informelles et techniques (huit sous-comités et le comité d’association) et de réunions de niveau ministériel (le conseil d’association).

Alger avait officiellement formulé le 31 août 2015 le souhait d’évaluer l’accord d’association, qu’il estime déséquilibré, à son détriment, dans un contexte de baisse du cours des hydrocarbures. De son côté, l’UE accuse Alger de vouloir contourner l’accord d’association par ses mesures de restrictions aux importations. Sur ces questions, un dialogue est en cours, marqué par le courrier de la commissaire européenne au Commerce Mme Malmström au ministre du Commerce algérien, M. Ahmed Saci, le 20 juillet, et la visite du commissaire européen en charge de la politique européenne de voisinage, M. Hahn, les 20 et 21 juillet 2017. L’UE est le premier partenaire commercial de l’Algérie qui réalise chaque année plus de 60% de ses échanges avec l’Union.

Le onzième Conseil d’association s’est tenu le 14 mai 2018 à Bruxelles. Il n’a pas marqué d’avancées sur le dossier commercial. Cette réunion a néanmoins permis de souligner les progrès effectués dans les différents domaines de l’accord d’association : i) dialogue politique, gouvernance, État de droit et promotion des droits fondamentaux (une mission d’expertise électorale de l’UE avait été déployée à Alger pour les élections législatives de 2014 et 2017) ; ii) coopération, développement socio-économique inclusif, échanges commerciaux et accès au marché unique européen ; iii) partenariat énergétique, environnement et développement durable ; iv) dialogue stratégique et sécuritaire ; v) migration et mobilité.

L’Algérie prend part aux échanges dans le cadre de la politique européenne de voisinage. L’UE soutien son partenaire et débloque des fonds en ce sens. Pour la période 2014-2020, les crédits IEV devraient s’élever à 250 M€. L’essentiel de ces crédits (60%) est consacré à des programmes socio-économiques : réforme du marché du travail et création d’emplois, soutien à la gestion et diversification de l’économie. En 2014, l’UE et l’Algérie ont également signé un protocole permettant à l’Algérie de participer aux programmes des agences européennes.
Alger a décidé, en 2013, de contribuer financièrement au budget du secrétariat général de l’Union pour la Méditerranée./.

Mise à jour : 19.06.18

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