Santé : l’Afrique, continent prioritaire

La stratégie globale pour la santé mondiale (2017-2021) de la France vise à atteindre la couverture santé universelle, notamment en agissant pour « renforcer les systèmes de santé tout en luttant contre les maladies ».
À ce titre, elle est particulièrement engagée en Afrique qui reste, à l’heure actuelle, le continent sur lequel les indicateurs sanitaires demeurent les plus préoccupants : enjeux démographiques, taux importants de mortalité maternelle et infantile, prévalence du VIH/sida et nombre de cas de tuberculose et de paludisme élevés, montée en puissance des maladies non transmissibles, etc…

En octobre 2019, la France accueille une conférence internationale de reconstitution du fonds mondial de lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose, occasion de mobiliser à nouveau les bailleurs internationaux pour lutter contre ces grandes pandémies.
La France appuie directement les pays via ses opérateurs principaux, l’Agence Française de Développement et Expertise France, et dans le cadre de ses engagements multilatéraux.

La lutte contre les maladies transmissibles s’inscrit dans cette stratégie et demeure une priorité pour la France, notamment en Afrique. Elle agit à travers le Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, UNITAID et l’Alliance pour le vaccin GAVI.

La France reste le deuxième contributeur du Fonds mondial, avec une contribution à hauteur de 1,08 milliard d’euros sur la période 2017-2019. Une partie de la contribution de la France au Fonds Mondial, mise en œuvre par Expertise France, vise à renforcer les capacités des pays francophones récipiendaires du Fonds.

La France est également mobilisée en Afrique pour promouvoir des systèmes de santé nationaux et communautaires accessibles, pérennes, résilients et de qualité pour atteindre la couverture santé universelle.

En parallèle, elle est engagée dans le soutien aux programmes de santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale et infantile, favorisant une approche transversale, basée sur les droits. Cet engagement passe notamment via le Fonds Français Muskoka, programme conjoint de quatre agences onusiennes (UNICEF, OMS, FNUAP, ONU Femmes) mis en œuvre depuis 2011 dans 8 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Tchad, Togo et Sénégal). Le Fonds Français Muskoka intervient prioritairement contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile et en faveur de la santé sexuelle et reproductive des adolescents, de la nutrition et du renforcement des systèmes de santé. Après plus de 6 années de mise en œuvre et 110 millions d’euros de contributions, la France a décidé en 2018 de maintenir son engagement dans ce dispositif régional innovant à hauteur de 10 millions d’euros par an.

En lien avec ces priorités, le président de la République souhaite renforcer les investissements privés français en Afrique afin d’ouvrir des cliniques de qualité et de développer les ressources humaines en santé, pour répondre aux défis sanitaires et démographiques persistants dans la région.

La France est également mobilisée contre le fléau grandissant que représentent les médicaments falsifiés et de moindre qualité. Ce phénomène, d’envergure mondiale et touchant également l’Afrique, constitue une grave menace de santé publique. Elle a ratifiée la Convention Médicrime qui vise à poursuivre en justice les responsables de la contrefaçon des produits médicaux et d’infractions similaires, à protéger les droits des victimes et à promouvoir la coopération nationale et internationale entre les autorités sanitaires, policières et douanières compétentes. Elle contribue par ailleurs, via Expertise France, au renforcement des capacités et des compétences des institutions chargées de garantir la qualité des médicaments qui circulent dans les pays (agences ou directions de la pharmacie, centrales d’achat et de distribution des produits de santé, laboratoires de contrôle qualité etc.).

Mise à jour : février 2019