2021-2022 : Présidence française de la Commission de l’océan Indien

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La France exerce la présidence de la Commission de l’océan Indien (COI) de mai 2021 à mai 2022. Cette présidence tournante, que la France occupe tous les cinq ans, intervient à un moment particulier dans l’histoire de la région, en lien avec le ralentissement de la coopération suite à la crise de la Covid-19.

Cette présidence porte l’ambition d’accompagner les efforts de la présidence précédente comorienne (mars 2020 à mai 2021) et de relancer le partenariat régional dans l’océan Indien, au défi de la sortie de crise après la pandémie de la Covid-19.

Cette présidence nous permet de poursuivre nos objectifs régionaux, tels que le renforcement de la solidarité régionale, l’intégration économique de l’Île de la Réunion et de Mayotte dans leur environnement proche, ou encore la promotion de la Francophonie. Elle est également l’occasion de s’adresser directement aux jeunesses des îles de la COI afin de façonner un espace post-covid dynamique et inclusif.

En étroite coopération avec le Secrétaire général de la COI, M. Vêlayoudom Marimoutou, la présidence française accompagne la réforme institutionnelle déjà initiée en 2019 par la présidence seychelloise (mars 2019 à mars 2020).

La présidence française a à cœur d’encourager la coopération régionale post-covid dans différents domaines :

  • La présidence française de la COI porte des ambitions économiques fortes. Elle soutient de nouvelles pratiques, de nouveaux programmes, ainsi que de nouveaux partenariats dans la région, en vue d’accompagner un rebond économique. La crise sanitaire a, certes, freiné les échanges internationaux, mais apporte l’opportunité unique de se tourner vers ses partenaires les plus proches, pour une intégration régionale plus soutenue. C’est dans ce sens, que la présidence française a fait de la relance économique une priorité de son action de proximité dans l’océan Indien en soutenant la création d’un incubateur d’entreprises multisectoriel et la réalisation d’un réseau d’entrepreneurs, en partenariat avec Cap Business Océan Indien.
  • La sécurité maritime, domaine de coopération de premier plan de la COI, est une priorité de la présidence française. Le programme MASE, financé par l’Union européenne, a instauré une coopération en matière de sécurité maritime, entre les Etats de la région (Djibouti, Comores, Kenya, Madagascar, Maurice, Seychelles, Somalie, Tanzanie), qui se traduit au quotidien par des opérations en haute mer. La France fait partie de ce mécanisme régional et accompagne son développement, dans le but de contribuer en faveur d’un espace plus sûr.
  • La lutte contre la pandémie liée à la Covid-19 a rappelé la nécessité de maintenir une coopération sanitaire soutenue. La solidarité régionale au plus fort de la crise, a permis de renforcer le partage d’informations et l’acheminement d’équipements médicaux à quatre Etats-membres de la COI (Comores, Madagascar, Seychelles et Maurice). La présidence française entreprend de poursuivre les efforts effectués par la présidence comorienne et ainsi rester solidaire en ces temps difficiles.
  • La promotion de l’économie bleue dans la région, en particulier auprès de la jeunesse, est l’une des principales ambitions de la présidence française. Cette présidence est l’opportunité de mettre en œuvre plusieurs projets, tel que le projet « année bleue dans l’océan Indien » qui soutient une gestion durable et responsable des activités océaniques dans les pays de la COI ainsi qu’au Kenya, en Tanzanie, au Mozambique et en Afrique du Sud.

Notre présidence organisera, dans ce sens, la journée régionale de l’économie bleue, le 17 juillet. Cette journée sera l’occasion de présenter les projets concrets que la France mène dans la région, et de sensibiliser un large public aux vulnérabilités des espaces maritimes, de la région du sud-ouest de l’océan Indien.

  • La préservation de l’environnement est et restera un des objectifs de la France dans la région. Afin de sensibiliser les entreprises et les populations à la préservation des écosystèmes, la France soutient la mise en réseau d’acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux régionaux et locaux.
  • La réforme institutionnelle de la COI est indispensable pour que l’organisation puisse faire face à l’évolution des défis dans la région. L’Accord de Victoria révisé en mars 2020, prévoie 14 domaines de coopérations en 2020 contre 9 en 1984. La présidence française a pour objectif de consolider l’extension des domaines de coopération afin que la COI puisse répondre efficacement et rapidement aux défis qu’elle rencontre.
  • La coopération universitaire entre les Etats-membres est un des aspects que la présidence française portera. Les mobilités universitaires et scientifiques encouragent le partage de connaissances et de compétences, et renforcent ainsi le sentiment régional, en particulier, auprès de la jeunesse des Îles de la COI.