Sahel - Q&R - Extrait du point de presse (10 juin 2020)

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Q : Amnesty International a publié ce mercredi un rapport évoquant au moins 200 civils qui ont été victimes d’exactions commises par les forces de défense et de sécurité depuis février. Comment expliquez-vous ceci vu que ça suit la conférence de Pau en janvier ?

R : La France est préoccupée par les allégations d’exactions à l’encontre des populations civiles au Sahel dont certaines seraient commises par des éléments des forces de sécurité et de défense.

Très attachée au plein respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire, la France salue les ouvertures d’enquêtes annoncées par les autorités sahéliennes et appelle à ce que les responsables présumés de tels actes soient identifiés et traduits en justice.

La France fait de la lutte contre l’impunité un sujet prioritaire dans son dialogue auprès des pays de la région. L’État de droit, y compris le respect du droit international humanitaire et des droits de l’Homme par les forces de sécurité et de défense, figure dans les engagements communs pris au sommet de Pau du 13 janvier dernier. Cette question essentielle fait l’objet d’un suivi dans le cadre des Nations unies, de l’Union européenne ou de la coalition pour le Sahel.

Nous conduisons en outre des programmes pour renforcer le secteur de la justice et notamment la chaîne pénale dans le cadre de la réforme des secteurs de la sécurité des pays sahéliens. La prévention des atteintes au droit international humanitaire et aux droits de l’Homme est une composante prioritaire des actions de formation menées avec nos partenaires internationaux et européens au profit des forces de défense et de sécurité et de la Force conjointe du G5 Sahel.