Afghanistan - Q&R - Extrait du point de presse (13 février 2018)

Q - Suite à une décision hier du Conseil d’Etat statuant que "le Gouvernement a arrêté, à la fin du mois de janvier, le principe de réexamen de l’ensemble des dossiers des demandeurs de visa précédemment déboutés", les 152 anciens interprètes afghans de l’armée français déboutés de leur demande de visa par la France vont pouvoir déposer une nouvelle demande. Pouvez-vous nous expliquer comment les choses vont se passer ?

R - La France est soucieuse de la sécurité des personnes ayant travaillé avec nos forces entre 2002 et 2014 et celle de leurs familles. Au moment du retrait de nos troupes, tous ceux qui l’ont souhaité ont pu présenter un dossier, soit pour bénéficier d’une aide à la reconversion et à la mobilité en Afghanistan, soit pour demander un visa de long séjour en France.

Les deux campagnes d’accueil successives organisées entre 2012 et 2014 puis en 2015 et 2016 ont ainsi conduit à l’accueil sur le territoire français de 176 personnels civils de recrutement local et leurs familles (soit plus de 550 personnes).

Certaines demandes de visa ont été refusées, car elles ne correspondaient pas aux cas de délivrance prévus par le droit applicable. La commission de recours et le tribunal administratif de Nantes peuvent être saisis en cas de contestation. Certains cas ont donné lieu à des décisions du Conseil d’État.

Dans le souci de préserver le dialogue face à ces situations personnelles, les différents services de l’État concernés étudient les modalités d’un possible réexamen des dossiers.

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