Haïti

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Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Criminalité

La violence criminelle est très importante, notamment dans les deux principales villes du pays, Port-au-Prince et Cap-Haïtien, où les armes à feu circulent en abondance. Bien que la population locale soit la principale touchée, les étrangers peuvent également en être les victimes.

Des périodes de regain d’actes de brigandage sont constatées, affectant des territoires jusqu’alors épargnés : des étrangers ont été la cible d’agresseurs se déplaçant à moto, notamment à Pétionville, à la nuit tombée. Il est recommandé de privilégier les restaurants avec parking clos et gardé, de faire preuve de la plus grande vigilance et discrétion, de proscrire les signes ostentatoires de richesse, d’éviter les déplacements nocturnes à pied et de lire attentivement les conseils de cette fiche.

Des enlèvements contre rançon ont régulièrement lieu et les étrangers peuvent en être la cible.

• Agressions à main armée à la sortie de l’aéroport de Port-au-Prince

Face à la fréquence des agressions à main armée, parfois mortelles, sur le trajet de l’aéroport, visant les voyageurs y compris dans le cadre de visites familiales, il est rappelé qu’il est fortement conseillé :
- d’organiser votre accueil par des proches ou des personnes de confiance ;
- de veiller à la plus grande discrétion sur l’objectif et les modalités de votre déplacement, ainsi que sur votre adresse de destination finale ;
- de ne pas porter des vêtements, des accessoires ou des bagages de valeur ;
- de limiter au minimum le transport d’objets de valeur et de sommes d’argent en liquide, en privilégiant les transferts par voie bancaire.

Avant votre départ, prévoyez de préparer un rangement spécifique pour la monnaie qui vous servira à payer la taxe touristique, le chariot à bagages et un éventuel porteur, de manière à ce qu’il soit impossible de vous identifier comme ayant sur vous une somme d’argent importante.

Les attaques visent les véhicules empruntés à la sortie de l’aéroport, le jour de l’arrivée, à la suite de repérages opérés par des gangs. Il est recommandé de privilégier les horaires d’arrivée permettant de réaliser les déplacements avant la tombée de la nuit. En cas d’arrivées tardives, il est recommandé de privilégier les voiries éclairées et d’éviter les quartiers périphériques. Il peut s’avérer plus prudent de passer la nuit dans l’un des hôtels qui se trouvent à proximité immédiate de l’aéroport.

En cas d’agression, il est recommandé de n’opposer aucune résistance.

• Agressions consécutives à un retrait d’argent

En raison de la fréquence de ces agressions, il est rappelé qu’il est important de manipuler ses moyens de paiement avec précaution et la plus grande discrétion. Les retraits en numéraire dans certaines agences bancaires et aux distributeurs situés dans les lieux publics sont à proscrire, en raison des risques d’agressions violentes.

Risques liés aux transports

Le transport routier est la première cause de mortalité en Haïti et les accidents graves sont fréquents.

Il est globalement dangereux de circuler en voiture dans le pays, particulièrement en province. Les conducteurs sont imprévisibles, le respect du code de la route est aléatoire, les routes ne sont pas toujours en état, particulièrement durant la saison des pluies, et l’on y rencontre de nombreux obstacles.

Les transports en communs, notamment les mini-bus et les taxis-motos, sont également peu sûrs. Ils sont régulièrement surchargés et peu respectueux des limitations de vitesse et peuvent causer des accidents graves de la route.

De nombreux taxis « pirates » sont en circulation. Il est recommandé de ne faire usage que de taxis licenciés ou de louer une voiture avec chauffeur.

Les navires desservant les îles touristiques ne sont généralement pas aux normes de sécurité. Il est recommandé de s’assurer qu’ils disposent de tout l’équipement de sécurité nécessaire.

Pour plus d’informations sur les risques liés aux moyens de transport en Haïti, se référer à la rubrique « Infos utiles » - Transport, de cette fiche.

Piraterie maritime

Les eaux territoriales haïtiennes ne sont pas surveillées ; elles sont réputées être un lieu de passage privilégié pour le trafic de drogue en provenance d’Amérique du sud.

Compte tenu des incidents et des actes de piraterie qui ont affecté des plaisanciers, notamment étrangers, il est déconseillé de mouiller dans les eaux haïtiennes.

Pour plus d’informations, consulter la fiche « Piraterie maritime ».

Risques naturels

• Ouragans

Chaque année, de juin à novembre, Haïti est touchée par des ouragans qui peuvent être d’une grande violence. Plus que les vents, ce sont les précipitations, les inondations et les crues qui entraînent des pertes en vies humaines.

Il convient de consulter les recommandations de base, de s’informer des prévisions météorologiques et de suivre les instructions des autorités locales.

En octobre 2016 et 2017, les ouragans Matthew et Irma ont dévasté le sud et l’ouest du pays et causé de fortes inondations dans le nord. Les services essentiels n’ont pas encore été parfaitement rétablis et l’accès à certaines zones peut encore être limité, notamment dans les régions rurales.

• Séismes

Comme la plupart des îles des Caraïbes, Haïti est située dans une zone à fort risque sismique. Le pays a été frappé, le 12 janvier 2010, par un séisme de magnitude 7 sur l’échelle de Richter, qui a fait des centaines de milliers de morts et de blessés. Il convient d’appliquer les recommandations de base.

Manifestations

Les grandes villes haïtiennes, et tout particulièrement Port-au-Prince, peuvent être le théâtre de manifestations parfois violentes. Celles-ci sont régulièrement accompagnées de barrages des principaux axes routiers. La Police nationale d’Haïti (PNH) assure le maintien de l’ordre. Il est recommandé de se tenir éloigné des lieux de regroupement.

Zones de vigilance

Zones déconseillées sauf raison impérative

A Port-au-Prince, il est recommandé d’éviter de se déplacer dans les quartiers populaires et les bidonvilles, notamment, pour ce qui est de la capitale, à Cité Soleil, Martissant, Carrefour, Jalousie, Grand Ravine et Bel Air, ainsi qu’aux abords du port et de l’aéroport de Port-au-Prince.

A Cap Haïtien, il convient d’éviter les déplacements nocturnes et d’être particulièrement vigilant aux alentours de la ville.

Il est déconseillé de se rendre sur les îles de la Tortue et de la Gonâve en raison de la faiblesse de la présence des services de sécurité.

La zone frontalière avec la République dominicaine, peu sécurisée, est le lieu de nombreux trafics et de violences récurrentes. Il est conseillé de privilégier l’entrée en Haïti par la voie aérienne en organisant votre accueil.

Zones de vigilance renforcée

Le reste du pays figure en vigilance renforcée. La faiblesse de la présence étatique et une culture de l’impunité constituent un facteur de risque, certaines situations étant particulièrement volatiles.

Du fait de la criminalité élevée en Haïti, il demeure nécessaire d’observer une grande prudence, de s’assurer de conditions d’accueil, d’hébergement et de transport sécurisées et d’éviter de se rendre dans les quartiers populaires et les bidonvilles.

Recommandations générales

De manière générale, il est recommandé :

• De manier avec précaution ses moyens de paiement. Les retraits en numéraire auprès des distributeurs automatiques de billets situés dans des lieux publics et les agences bancaires sont à proscrire en raison du risque d’agressions.

• De ne pas opposer de résistance en cas d’attaque à main armée, de nombreuses armes à feu étant en circulation en Haïti : il convient de demeurer calme et courtois en toute circonstance.

• De renoncer à l’utilisation de motos-taxis et aux déplacements à pied, notamment la nuit.

• De toujours verrouiller les portières de son véhicule. Les déplacements automobiles de nuit sont fortement déconseillés. Si un tel déplacement était nécessaire, il est recommandé de ne pas être seul au volant de son véhicule, de conduire avec une grande prudence, d’informer son entourage du trajet envisagé et de programmer un rendez-vous téléphonique à votre arrivée à destination.

• De se tenir à l’écart des mouvements de foule et des manifestations.

• De toujours prévenir ses contacts sur place afin qu’ils organisent un accueil, du fait des déficiences des services de bus et de taxis dans les deux aéroports internationaux du pays.

• De se montrer vigilant vis-à-vis des offres touristiques incluant des randonnées pédestres en montagne. Il est déconseillé de camper ou de bivouaquer dans les zones montagneuses (« mornes ») considérées comme des zones de non droit.

Les Français de passage en Haïti sont vivement invités à signaler leur présence au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères par l’intermédiaire de la plateforme Ariane.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée

A l’arrivée, les non-résidents doivent s’acquitter d’une taxe touristique payable en devises : soit 10 USD, soit 10 dollars canadiens, soit 10 euros.

Les voyageurs français ne peuvent pénétrer sur le territoire haïtien que munis d’un passeport valide six mois après la date de retour prévue, même s’ils se rendent dans ce pays via la République dominicaine.

Ils sont également soumis à l’obligation de visa. Sur présentation du passeport lors du passage de la frontière, des visas d’entrée d’une validité de 90 jours sont délivrés gratuitement. Ils sont renouvelables une fois. Les voyageurs ont ainsi la possibilité, avant d’avoir atteint la durée limite de validité du visa, de quitter le pays et d’y revenir pour une (et une seule) nouvelle période de 90 jours.

Une carte, généralement de couleur verte, intitulée « Départ/Sòti », est remise à tous les étrangers à leur arrivée sur le territoire haïtien. Ce document est exigé par les autorités au départ du voyageur et son absence ou sa perte peut entraîner des difficultés avec les services de police et d’immigration. Nos compatriotes sont donc invités à :
• Exiger, lors de leur entrée en Haïti (notamment s’ils passent la frontière en bus), l’établissement et la remise de cette carte. Des touristes français voulant regagner Saint-Domingue ont déjà été arrêtés par les services de police locaux, faute d’avoir pu présenter ce document.
• Faire une copie de cette carte dès que possible et en conserver l’original agrafé dans leur passeport, qui sera gardé en sécurité.

Au-delà de 6 mois de séjour, il convient de régulariser sa situation en sollicitant un permis de séjour auprès de la Direction de l’Immigration et de l’Emigration (DIE, 171 avenue John Brown, Lalue, Port-au-Prince).

Dans tous les cas, il est vivement recommandé de se renseigner avant son départ auprès des autorités consulaires haïtiennes sur les dispositions en vigueur concernant les conditions d’entrée et de séjour dans le pays. Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’Ambassade d’Haïti à Paris.

Transit par un aéroport américain

Les voyageurs qui transitent par un aéroport américain pour se rendre en Haïti sont invités à se tenir informés de la législation concernant les conditions d’entrée aux Etats-Unis dans le cadre du programme d’exemption de visa en consultant sur ce même site la rubrique"Entrée/Séjour"de la fiche Etats-Unis.

Le programme ESTA permet d’obtenir assez rapidement une autorisation que vous devrez imprimer et conserver par devers vous.

Réglementation douanière

Importation d’un animal de compagnie

Veillez à avoir les documents d’identité de votre animal et son carnet de vaccination antirabique à jour. Il vous sera également demandé de présenter le titrage. Il est recommandé de vous signaler à l’arrivée en Haïti.

Il est déconseillé d’adopter un animal sur place lors d’un voyage de courte durée, en raison des exigences de la règlementation européenne. Pour de plus longs séjours, les vétérinaires présents sur place peuvent réaliser les étapes nécessaires à la constitution du dossier de votre animal.

Pour plus d’informations en français sur la règlementation douanière : http://www.douane.gouv.ht/index.php?option=com_wrapper&view=wrapper&Itemid=262

Santé

Avant le départ
  • Consultez votre médecin (éventuellement votre dentiste) ;
  • souscrivez à une assurance, en vérifiant que celle-ci s’applique bien en Haïti (pays exclu de la zone de couverture de certaines assurances).
Vaccinations
  • Il est impératif de vérifier la vaccination diphtérie tétanos poliomyélite +/- coqueluche.
  • L’Organisation panaméricaine de la santé rappelle l’importance de l’immunité contre la rougeole (vaccination combinée Rougeole-Oreillons-Rubéole).
  • Autres vaccinations conseillées : fièvre typhoïde, hépatites virales A et B.
  • Selon les conditions de séjour (en particulier en cas d’isolement) et la durée du voyage, la vaccination préventive antirabique peut être conseillée.
Règles d’hygiène alimentaire


Durant le séjour, il convient de respecter quelques règles simples d’hygiène alimentaire :

  • veiller à un lavage régulier et soigneux des mains avant chaque repas.
  • s’abstenir de boire l’eau du robinet, pour ne boire que de l’eau en bouteilles capsulées ; éviter l’ingestion de glaçons.
  • privilégier les aliments cuits aux crus.
Les maladies


Choléra - Les autorités sanitaires appellent la population à la prudence en raison d’un risque avéré de résurgence de l’épidémie de choléra dans plusieurs régions du pays. Il est recommandé de prendre les précautions d’usage (se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau en bouteilles, peler les fruits et légumes, manger cuit ; utilisation des installations sanitaires). Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence.

Dengue - Cette maladie virale transmise par les piqûres de moustiques impose le respect des mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques) et l’attention des personnes les plus vulnérables. Cette affection pouvant prendre une forme potentiellement grave, il convient de consulter un médecin en cas de fièvre. La prise d’aspirine est déconseillée.

Paludisme (malaria) - Cette maladie parasitaire transmise par les piqûres de moustiques n’est présente que dans les zones rurales (classification en zone 1). Il est donc recommandé de recourir à des mesures individuelles de protection contre les moustiques. Par ailleurs, un traitement préventif peut être recommandé dans certaines circonstances.

Chikungunya - Selon le ministère haïtien de la Santé publique et de la population, le virus du chikungunya est présent sur l’ensemble du territoire haïtien. Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Comme pour la dengue, il convient de respecter les mesures habituelles de protection (vêtements longs, produits anti-moustiques à utiliser sur la peau et sur les vêtements, diffuseurs électriques, utilisation de moustiquaires). Pour plus d’informations sur le chikungunya, consulter le site internet de l’Institut Pasteur.

Zika

Haïti est touché par le virus Zika. Cette maladie est transmise par les piqûres de moustiques de type Aedes. Des cas de transmission du virus par voie sexuelle ont également été rapportés.

Les symptômes de la maladie sont généralement modérés (fièvre, maux de tête, douleurs articulaires, éruptions cutanées) et sont analogues à ceux observés au cours d’autres infections virales telles que la dengue. Toutefois, la survenue de complications graves telles que des cas de microcéphalies chez des nouveau-nés de femmes enceintes infectées par le virus et des complications neurologiques telles que des syndromes de Guillain Barré semblent possibles.

Au total, il est notamment recommandé à tous :

  • De respecter les mesures habituelles de prévention des piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs anti-moustiques, climatisation, moustiquaire), nuit et jour ;
  • De consulter un médecin en cas de fièvre survenant pendant le voyage ou dans les semaines qui suivent le retour en France.

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères rappelle que la décision d’annuler ou de maintenir un voyage à l’étranger appartient au seul voyageur.

En savoir plus :

1/ Risque de transmission par voie sexuelle : site du Haut conseil de la santé publique
2/ Dossier d’informations sur la maladie à virus Zika (site du ministère des Solidarités et de la Santé).
3/ Recommandations pour les femmes enceintes (site du ministère des Solidarités et de la Santé).
4/ Recommandations pour la prévention des piqûres de moustiques

Filariose lymphatique - Il n’y a pas de recommandation prophylactique particulière de la part de l’OMS. Néanmoins il est conseillé, comme pour la prévention du paludisme ou de la dengue, de se protéger de la piqûre des moustiques par des moustiquaires imprégnées et des répulsifs.

VIH-Sida - Prévalence non négligeable du VIH-Sida. Toute mesure de prévention est indispensable.

Tuberculose - Elle est endémique en Haïti, où plusieurs foyers à souche résistante ont en outre été détectés. Compte tenu de la virulence de cette pathologie particulière, il est vivement recommandé de consulter un médecin en cas de toux persistante, de grande fatigue ou de fièvre.

Rage - Il s’agit d’une maladie virale potentiellement grave, essentiellement transmise par les morsures ou griffures de mammifères (souvent le chien ou le chat). Vaccinée ou non, toute personne mordue par un animal doit consulter un médecin sans délai. Au moins un cas mortel a été signalé dans la capitale en 2014.

Médecins et hôpitaux


La plupart des médecins sont basés à Port-au-Prince. Les hôpitaux publics sont peu nombreux et sous-équipés. Quelques établissements, à but lucratif ou non, prodiguent des soins convenables.
Coordonnées.

Pour de plus amples renseignements, consultez les sites Internet suivants :

Infos utiles

Transport

Transport routier

Il est recommandé de disposer d’un permis de conduire international pour circuler en Haïti.

Il est rappelé que les accidents de la circulation constituent une des premières causes de mortalité et sont souvent d’une extrême gravité, que ce soit à la campagne ou en ville. Les véhicules de transport public ou les camions sont régulièrement surchargés, en mauvais état et peu respectueux des limitations de vitesse. Il n’existe pas d’organisation de type SAMU et les banques de sang sont insuffisamment dotées.

La circulation en voiture est dangereuse, tout particulièrement en province. Les limitations de vitesse sont quasiment inexistantes, les routes sont étroites et souvent mal entretenues.

Lorsque vous circulez en voiture, il est fortement recommandé :
• D’éviter de circuler de nuit : un grand nombre de véhicules sont démunis de phares ou de feux de stationnement et constituent un véritable danger.
• De toujours rouler vitres fermées et portes verrouillées.
• De faire immédiatement demi-tour à la vue d’une barricade ou d’un obstacle incendié en travers de la chaussée.
• De vérifier régulièrement que le véhicule n’est pas suivi, notamment par des motos.
• D’éviter le stationnement dans des endroits isolés ou non gardés, notamment la nuit. Si aucun parking fermé et sécurisé n’est disponible, des personnes se proposent régulièrement pour garder votre véhicule. Limitez les risques d’altercation en ne traitant qu’avec un seul d’entre eux et en ne payant cette prestation qu’une fois revenu au volant (portes verrouillées et fenêtre entrouverte).
• De prévoir une réserve de carburant, l’approvisionnement en essence étant inégal.

Transports en commun

Attention aux « taxis marrons » (taxis « pirates », i. e. non titulaires d’une licence) qui sont nombreux la nuit. Il est préférable de louer un véhicule avec chauffeur recommandé par la société de location ou par des personnes connues.

L’usage des motos-taxis est à prohiber ; ils n’offrent aucune garanties de sécurité (risques d’accidentels mortels et d’agressions).

Transport maritime

La vétusté et la surcharge des bateaux commerciaux ont été par le passé la cause de plusieurs catastrophes. Les bateaux desservant les destinations touristiques ne sont généralement pas aux normes de sécurité et il faut veiller à s’assurer de leur équipement.

Haïti ne dispose pas de port de plaisance. Bien qu’il existe des petits mouillages, notamment à Moulins sur Mer et l’île à Vache, il est rappelé qu’il est fortement déconseillé de mouiller dans les eaux haïtiennes en raison du risque de piraterie maritime.

Transport aérien

Il n’existe pas de compagnie aérienne nationale. Les vols intérieurs, de Port-au-Prince vers les grandes villes de province (principalement Cap-Haïtien, Jérémie et les Cayes), ainsi que les vols régionaux (vers la République dominicaine, la Jamaïque, les îles Turques-et-Caïques et les Bahamas), sont assurés par des compagnies privées dont les appareils sont anciens.

En avion, il est rappelé qu’il convient de conserver ses médicaments essentiels sur soi, en raison du risque d’indisponibilité des bagages.

Pour des raisons météorologiques et sécuritaires, privilégier les vols intérieurs en début plutôt qu’en fin de journée.

Législation locale

La consommation et la vente de stupéfiants sont interdites par la loi et sanctionnées par une peine de prison. Plusieurs ressortissants français ont été arrêtés aux frontières et emprisonnés pour trafic de stupéfiants.

Us et coutumes

Dans le respect des coutumes locales, il convient de veiller à un habillement décent.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

La règlementation haïtienne ne prévoit pas de visa d’affaires. Les ressortissants français peuvent y effectuer un séjour de moins de 90 jours sur une période de 180 jours. Tout étranger entrant sur le territoire haïtien doit s’acquitter d’une redevance touristique de 10 euros ou 10 USD.

Une carte de couleur verte, portant la mention « Départ/Sòti », est remise à tous les étrangers à leur arrivée sur le territoire haïtien. Ce document est exigé par les autorités au départ du voyageur : sa perte peut entraîner des difficultés avec les services d’immigration à la sortie du pays.

Dans tous les cas, le ressortissant étranger qui rentre en Haïti doit être muni de son passeport valide au moins six mois après la date de retour prévue.

Pour plus d’informations, consultez la rubrique Entrée/Séjour de la présente fiche.

Réseaux de communication

Les deux principales compagnies de téléphonie mobile sont :
• Natcom : https://natcom.com.ht/
• Digicel : https://www.digicelgroup.com/ht/fr/mobile/plans-et-services.html

Des cartes pré payées sont disponibles dans les points de vente autorisés. Veillez à activer votre roaming avant votre départ en Haïti.

Données économiques

La Direction des entreprises, de l’économie internationale et de la promotion du tourisme du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Haïti.

Contacts utiles

Service économique
Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence et le soutien public au développement international des entreprises.
Haïti relève du Service Économique de Saint-Domingue :
Service Économique de Saint-Domingue
Calle Las Damas, 42 - Zona Colonial - Saint-Domingue - République Dominicaine
Téléphone : +1 809 695 43 79
Email : saintdomingue chez dgtresor.gouv.fr
Site Internet : www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/republique-dominicaine

Business France
Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.
Haïti est suivi par le bureau Business France au Mexique :
Business France Mexique, Amérique Centrale et Caraïbes
La Fontaine 32, Col. Polanco Chapultepec
C.P. 11560, México D.F., Mexique
Téléphone : +52 55 91 71 98 13
Email : mexico chez businessfrance.fr
Site Internet : www.businessfrance.fr

CCEF
Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience à disposition pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.
Annuaire pour Haïti.

CCI
Les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI) Françaises à l’International, sont des associations indépendantes de droit local qui regroupent des entreprises françaises et étrangères. Elles constituent un réseau mondial de relations et de contacts d’affaires de plus de 32.000 entreprises françaises et étrangères dans 83 pays.
Chambre Franco-Haïtienne de Commerce et d’Industrie (CFHCI)
5, rue Goulard, Pétion-Ville, HAITI
Téléphone : +509 22 27 34 36 / +509 39 49 54 49
Email : cfhci chez yahoo.fr
Site Internet : http://www.chambrefrancohaitienne.com

AFD
L’Agence française de développement (AFD), est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.
AFD Port-au-Prince
Immeuble Hexagone
Angle Rues Clerveau et Darguin, Pétion-Ville
Téléphone : +509 29 42 22 23 / +509 28 11 00 65
Site Internet : http://haiti.afd.fr

CARICOM
Haïti est membre de la Communauté Caribéenne (CARICOM), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.caricom.org/.
La page d’Haïti est consultable à l’adresse : http://caricom.org/about-caricom/who-we-are/our-governance/heads-of-government/haiti.

AEC
Haïti est membre de l’Association des États de la Caraïbe (AEC), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.acs-aec.org/.
La page d’Haïti est consultable à l’adresse : http://www.acs-aec.org/index.php?q=fr/members/haiti.

FMI
Sites internet :
Bureau du représentant résident du FMI en Haïti.
Haïti et le FMI.

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