Papouasie-Nouvelle-Guinée

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Période électorale - Risque de violences (13/05/2022)

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est entrée en période électorale le 12 mai 2022 (élections générales). Celle-ci devrait durer jusqu’à la fin du mois de juillet 2022.

Cette période est propice à une recrudescence de comportements violents, essentiellement intercommunautaires ou tribaux, sur fond de différends politiques. Par conséquent, il convient d’être prudent dans ses déplacements, de se tenir à l’écart de tout rassemblement, a fortiori à connotation politique, et de se tenir informé de la situation politique et sécuritaire.

Durant cette période électorale, il convient en particulier d’éviter les déplacements dans les provinces composant les Highlands (Enga, Southern Highlands, Western Highlands, Eastern Highlands et Simbu). Les compagnies aériennes suspendent certains vols à destination de ces provinces. En raison du risque élevé d’insécurité dans ces provinces, où des incidents ont été recensés, les voyageurs devant impérativement s’y rendre doivent prendre toutes les précautions adéquates et sont invités à se signaler auprès de l’ambassade de France.

Infection pulmonaire - Coronavirus Covid-19 (06/05/2022)

Du fait de la circulation du virus de COVID-19 et de ses variants qui demeure active (les chiffres de la pandémie peuvent être consultés sur le site du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies), toute entrée en France et toute sortie de notre territoire est encadrée. Dès lors, il convient de s’informer soigneusement et impérativement de la réglementation en vigueur en se référant notamment à l’alerte COVID-19 des conseils aux voyageurs pour d’une part, vérifier si le déplacement à destination ou en provenance du pays envisagé est soumis au régime des motifs impérieux, d’autre part, respecter les mesures sanitaires mises en place à l’entrée sur le territoire français.

La loi nationale sur l’urgence sanitaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée prévoit les mesures suivantes :

Conditions d’entrée en Papouasie-Nouvelle-Guinée

Seules les personnes entièrement vaccinées sont autorisées à entrer en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elles doivent avoir un schéma vaccinal complet (défini dans le cadre des mesures officielles, voir le tableau indicatif des schémas vaccinaux). Cette obligation s’applique uniquement aux personnes de plus de 18 ans. A l’arrivée, les voyageurs venant de Singapour, Manille ou de la Chine (Hong Kong compris) devront effectuer un test antigénique, à leur charge. Les enfants de moins de 5 ans ne sont pas concernés par ce test. Dans l’éventualité où le résultat du test à l’arrivée serait positif, il sera demandé au voyageur d’effectuer un test PCR de confirmation.

  • Si le test PCR est négatif, le voyageur est exempté de quarantaine.
  • Si le test PCR est positif, le voyageur devra effectuer une quarantaine de 7 jours, soit à domicile, soit dans un lieu agréé par les autorités à ses propres frais.
    Les personnes de moins de 18 ans qui voyagent avec un parent ou un tuteur seront mis en quarantaine pendant la même période que leur parent ou tuteur. Les personnes de moins de 18 ans non-accompagnées devront faire un test PCR et seront mis en quarantaine au cas par cas.
    Si une personne refuse d’être testée, elle sera soumise à une quarantaine, à ses propres frais et dont la durée sera fixée par les autorités locales, ou renvoyée dans son pays d’origine à ses propres frais également.
    Les voyageurs trouveront la procédure complète à jour pour l’entrée en Papouasie-Nouvelle-Guinée sur le site d’Air Nuigini.

Déplacements interprovinces et vols domestiques

Tous les voyageurs doivent remplir un formulaire de déclaration de santé à chaque arrivée dans une nouvelle province. Chaque autorité provinciale peut exiger un test PCR à l’arrivée d’un passager. Toute personne refusant d’être testée à l’arrivée sera mise en quarantaine dans un établissement agréé. Les personnes ayant une température corporelle supérieure à 37,5°C, ou présentant des symptômes liés à la COVID-19, ne sont pas autorisées à voyager. Les voyageurs doivent respecter la distanciation physique et les mesures sanitaires en vigueur.

Mesures en vigueur sur le territoire

  • Le port du masque est obligatoire dans tous les espaces publics de santé ainsi que dans les aéroports et avions ; il peut être également imposé librement par certains établissement et reste fortement recommandé partout ailleurs ;
  • la prise de température et la désinfection des mains sont obligatoires pour toute personne pénétrant dans un lieu clos accueillant du public ;
  • la distanciation physique recommandée est de 1,50 mètre ;
  • les pratiques religieuses restent autorisées dans le respect de gestes-barrière stricts.

Les personnes présentant des symptômes associés à la Covid-19 doivent appeler l’un des numéros suivants : 1 800 200 (Hot line), 019 (B mobile) ou 71960813 (DIGICEL).

Appel à la vigilance maximale – risque d’attentat

Pour rappel, le risque d’attentat étant élevé, les Français résidents ou de passage à l’étranger sont appelés à faire preuve de vigilance maximale.

Il convient en particulier de se tenir à l’écart de tout rassemblement et d’être prudent à l’occasion des déplacements. Il est également recommandé de se tenir informé de la situation et des risques, en consultant les recommandations des Conseils aux voyageurs.

Les Français de passage sont invités à s’enregistrer sur le fil d’Ariane, afin de recevoir les alertes concernant le pays où ils se trouvent.

Sécurité

Avertissement

L’ambassade de France en Papouasie-Nouvelle-Guinée dispose de capacités limitées pour venir en aide aux Français en cas de crise. Les Français qui se rendent dans le pays sont responsables de leur propre sécurité. Ils sont invités à s’assurer qu’ils disposent de moyens de secours nécessaires en cas de crise (vérifier les termes des contrats d’assurance, s’assurer de disposer des moyens financiers nécessaires pour couvrir d’éventuels frais d’hospitalisation ou d’évacuation).

L’ambassade ne délivre pas de titres d’identité ou de voyage. En cas de perte ou de vol de passeport, l’ambassade pourra néanmoins émettre un laissez-passer. Ce titre d’urgence permet uniquement de se rendre en France, où l’on peut faire renouveler le titre perdu ou volé. Le consulat général de France à Sydney (Australie) est compétent pour toutes les autres démarches administratives concernant les Français résidant ou de passage en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

L’ambassade de France à Port Moresby peut être jointe au +675 321 55 50, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h00 à 18h, et au + 675 70183716 (téléphone d’urgence) en dehors des horaires d’ouverture.

Le consulat général de France à Sydney peut être joint au +61 2 9268 2400 du lundi au jeudi de 09h00 à 17h00 et le vendredi de 09h00 à 12h30.

En cas d’incident grave dans le pays pendant son séjour, prendre, dans toute la mesure du possible, l’initiative de rassurer ses proches.

Recommandations générales

D’une façon générale, il est recommandé de :

  • ne pas se promener seul/e et à pied après la tombée de la nuit. Les femmes sont appelées à une vigilance particulière.
  • utiliser les modes de transports recommandés par les agences ou les hôtels (navettes ou transport par des sociétés de sécurité). Les taxis et les bus sont à proscrire.
  • se montrer particulièrement prudent aux abords des distributeurs de billets.
  • s’abstenir de fréquenter les marchés des grandes villes. Se tenir éloigné de tout rassemblement.
  • éviter le voisinage des zones d’habitat précaire (settlements), notamment le soir et le week-end.
  • rouler fenêtres fermées et portes verrouillées. Éviter de rouler la nuit en dehors des villes. Circuler sur route de préférence, en convoi ou avec une escorte. Veiller par ailleurs à bien respecter les règles de sécurité routière (port de la ceinture, siège enfant). L’usage des deux-roues n’est pas recommandé. En tout état de cause, le port d’un casque est conseillé.
  • en cas d’attaque ou d’agression (car-jacking, hold-up) il convient de ne pas résister, les assaillants n’hésitant pas à faire usage de leur arme.

Risques encourus et recommandations associées

Criminalité

L’ensemble du pays est marqué par un taux élevé de criminalité et de graves difficultés de sécurité. Il est toutefois possible d’y voyager, à condition de se maintenir dûment informé de l’évolution de la situation et de respecter des règles de prudence.

Des agressions pouvant survenir dans les endroits touristiques, il est nécessaire d’y respecter également les consignes données par les autorités (en particulier pour les randonnées) et de recourir à des agences spécialisées et à des guides professionnels licenciés.

Affrontements armés

Les affrontements intertribaux sont fréquents, en zone urbaine comme en zone rurale. Ils peuvent être d’une extrême violence. À l’approche des élections et pendant les fêtes de fin d’année, on observe une recrudescence d’incidents. Il convient donc de toujours se renseigner sur l’évolution de la situation sécuritaire dans la région que l’on souhaite visiter.

Risques naturels

Le pays se trouve sur une zone d’activité sismique (ceinture de feu du Pacifique). Il est particulièrement exposé aux éruptions volcaniques, aux tremblements de terre (celui du 26 février 2018 dans les Highlands a été particulièrement dévastateur) et aux raz-de-marée. La partie nord-ouest du pays est la plus exposée, notamment les îles de Nouvelle-Bretagne, de Nouvelle-Irlande et de Manam dont le volcan connaît depuis avril 2017 une nouvelle phase d’activité. L’île de Manam a été évacuée et son accès n’est pas autorisé.

Soumis à de violentes intempéries, le pays est aussi sujet aux inondations et aux glissements de terrain.

Du fait de la dépendance du pays à l’hydroélectricité et de la sécheresse liée au phénomène El Niño, les coupures d’électricité sont fréquentes.

Consulter également la fiche Séismes.

Zones de vigilance

  • Il est recommandé de faire preuve d’une grande vigilance dans l’ensemble des centres urbains, et en particulier dans la capitale, à Lae, Madang, Mount Hagen, Wewak, Goroka et Alotau. Ces villes connaissent une forte insécurité, marquée par de fréquents incidents violents et imprévisibles : vols à la tire, agressions à main armée, détournements de voitures, extorsions de fonds, cambriolages, viols. Il convient d’y privilégier les déplacements en voiture avec des transports de confiance.
  • Compte tenu de la situation sécuritaire qui prévaut dans le centre du pays (provinces d’Hela, Enga, Western Highlands) et des fréquents évènements violents que connaissent ces contrées sur fond de tensions tribales et communautaires, il est fortement déconseillé de s’y rendre sauf raison impérative et avec escorte ou accompagnateurs. Le recours à des agences spécialisées et à des guides professionnels licenciés est impératif. Des coupeurs de routes sévissent régulièrement sur les routes des Highlands et du Sepik. Des actes de piraterie peuvent survenir dans la région de Milne Bay. Tout déplacement doit par conséquent s’inscrire dans un cadre sécurisé, et préparé en avance.
  • La zone frontière avec l’Indonésie (760 km) est le lieu d’affrontements armés et de trafics, dans sa partie nord en particulier. Elle est déconseillée sauf raison impérative. La frontière est d’ailleurs régulièrement fermée pour des durées indéterminées.

Activités sportives à risque

Randonnées

Une attention particulière est requise lors des randonnées, notamment le long du Kokoda Track, dans la province de Milne Bay et dans la région de Rabaul (Nouvelle-Bretagne orientale), car il y subsiste de nombreuses munitions non-explosées datant de la Seconde Guerre mondiale.

Il convient de ne traiter qu’avec des guides dûment recommandés, sur des bases contractuelles clairement établies. Compte tenu de l’importance du droit coutumier, il convient, dans tous ses déplacements, de s’assurer auprès de son guide que les droits de passage ont bien été acquittés auprès des propriétaires des territoires traversés.

Activités nautiques

Les activités nautiques (plongée sous-marine notamment) doivent être pratiquées avec un encadrement professionnel agréé disposant d’un équipement homologué. Il est recommandé de se renseigner sur les moyens de secours adéquats, leur proximité et leur disponibilité.

Entrée / Séjour

Formalités d’entrée

Le passeport doit avoir une validité d’au moins 6 mois à la date de fin de séjour dans le pays.
Pour un séjour inférieur à trois mois, un visa de court séjour est nécessaire.

Service de visa électronique (e-visa)

Les voyageurs français peuvent demander les visas suivants en ligne via le portail e-Visa de l’Autorité de l’immigration et de la citoyenneté de Papouasie-Nouvelle-Guinée :

  • Touriste 60 jours (Easy visitor permit 60) ;
  • Visa d’affaires de court séjour (Short term business visa) ;
  • Visa de travailleur humanitaire et de volontaire (Aid worker volunteer visa) ;
  • Visa de journaliste (Journalist visa).

Pour plus d’informations sur les visas, se connecter sur le portail de demande en ligne (en anglais).

Les visas peuvent toujours être demandés auprès des ambassades de Papouasie-Nouvelle-Guinée accréditées pour son lieu de résidence. L’ambassade de Papouasie-Nouvelle-Guinée compétente pour la France se trouve à Bruxelles.

Réglementation douanière

Il est rigoureusement interdit d’introduire sur le territoire fruits, légumes et produits d’origine animale.
L’usage de la marijuana et d’autres stupéfiants est passible de lourdes peines de prison.
Il est fortement déconseillé de voyager avec son animal de compagnie. En effet, une quarantaine de 6 mois - très onéreuse - est appliquée, sans qu’il soit possible d’exercer le moindre contrôle sur le traitement réservé à l’animal.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Ces indications ne dispensent toutefois pas le voyageur d’une consultation chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier, suffisamment longtemps avant la date de départ pour permettre le rappel des vaccins.

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevés à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (dont chirurgie et hospitalisation) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

L’insuffisance de l’offre de soins et de l’infrastructure hospitalière contraint, en cas de problème de santé sérieux, à un rapatriement sanitaire, notamment vers Cairns en Australie.

Recommandations pour sa santé

Consulter si besoin son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de son état de santé et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations.
Consulter éventuellement son dentiste avant le départ.
Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et n’emporter que les médicaments nécessaires ; ne jamais consommer des médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Pour plus d’informations, consulter la fiche Informations pratiques.

Vaccinations

  • Épidémie de poliomyélite : L’Organisation mondiale de la santé et le Département de la Santé de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont émis une alerte poliomyélite dans le pays, qui s’accompagne d’une campagne massive de vaccination dans les provinces de Morobe, Madang et des Eastern Highlands. Il est impératif, pour les voyageurs souhaitant se rendre dans le pays, de s’assurer de la validité de leur vaccination et de pouvoir en apporter la preuve à l’entrée sur le territoire, de même pour ceux ayant séjourné plus de 4 semaines dans le pays au moment de leur sortie du territoire.
  • Les autres vaccinations ne sont pas obligatoires mais certaines d’entre elles sont toutefois recommandées.
  • C’est le cas de la vaccination diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) ainsi que de la vaccination rubéole-oreillons-rougeole (ROR) chez l’enfant ; la vaccination antituberculeuse est fortement recommandée du fait du taux d’infection extrêmement important dans le pays.
  • Compte tenu des conditions locales de voyage, les vaccinations contre la fièvre typhoïde, la méningite et les hépatites virales A et B sont également recommandées.
  • Enfin, pour des séjours en zone rurale, une vaccination contre l’encéphalite japonaise peut être nécessaire. Cette maladie virale étant transmise par les piqûres de moustiques, il est nécessaire, en plus de la vaccination, de recourir à des mesures de protection contre ces derniers (voir ci-dessous : « Mesures générales pour se protéger des moustiques »).
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas, en fonction des conditions et lieux de séjour. Demander conseil à votre médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Risques sanitaires

Maladies transmises par les moustiques

Paludisme

Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire potentiellement grave transmise par les piqûres de moustiques. Il existe deux formes de prévention, complémentaires, du paludisme : la protection contre les moustiques et le traitement médicamenteux. Les mesures classiques de protection contre les moustiques durant la soirée et la nuit sont fortement recommandées (voir ci-après).

Pour le traitement médicamenteux, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France, pour une durée variable selon le produit utilisé.

En cas de fièvre durant le séjour ou pendant les deux mois qui suivent le retour, un avis médical doit être pris au plus tôt pour mettre en œuvre, si nécessaire, un traitement antipaludique.

Dengue

Les autorités sanitaires locales attirent l’attention de la population en raison de la multiplication des cas de dengue, de la prolifération du moustique porteur du virus et de sa concentration, en particulier dans les zones côtières et la partie basse des Highlands.

La transmission de la dengue s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe (forte fièvre, douleurs articulaires, maux de tête). Il n’existe actuellement pas de traitement préventif contre l’infection de la dengue, mais un vaccin est en cours de développement. En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. La prise en charge est donc avant tout symptomatique : prise d’antalgiques à base de paracétamol et repos. Il faut impérativement éviter la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoire. La prévention individuelle repose sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (voir ci-dessous « Mesures générales pour se protéger des moustiques »).

Encéphalite japonaise

Cette maladie, qui n’existe qu’en Asie, se transmet par des moustiques, en zone rurale. Elle peut être mortelle ou engendrer des séquelles neurologiques graves. Il n’existe pas de traitement curatif spécifique, la prise en charge médicale est alors symptomatique. Il existe en revanche des vaccins pour la prévention de l’encéphalite japonaise (à pratiquer dans un centre médical sur place). Dans le cadre d’un voyage touristique, la vaccination contre l’encéphalite japonaise n’est pas recommandée systématiquement pour tous les voyageurs qui se rendent en Asie ou en Océanie. Il semble que les mesures physiques contre les moustiques (vêtements longs, répulsifs, moustiquaires, etc.) soient une arme efficace.

Chikungunya

La transmission du chikungunya est possible. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif pour ces maladies. La prévention individuelle repose sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (voir « Mesures générales pour se protéger des moustiques »). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement.

Plus d’informations sur Santé publique France.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques
  • Consulter la fiche « Maladies transmises par les moustiques »
  • Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire et imprégnés de traitement textile insecticide (efficace deux mois et résistant au lavage).
  • Utiliser des produits répulsifs cutanés : voir à ce sujet les recommandations du ministère des Solidarités et de la Santé (PDF - 78.3 ko) et de l’Institut Pasteur (PDF - 1.21 Mo).
  • Protéger son logement (moustiquaires, diffuseurs électriques, serpentins, climatisation).

Autres maladies

Choléra

Des cas de choléra sont toujours possibles localement, en particulier dans les villes de Lae et Madang et dans leurs alentours. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (voir ci-dessous « Quelques règles simples »).

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs. Ils imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (voir ci-dessous « Quelques règles simples »).

Infection par le virus VIH – IST

Concernant les infections sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.

Rage

La rage est une maladie virale transmissible accidentellement à l’humain par morsure, léchage de muqueuse d’un mammifère atteint du virus. Le virus pénètre alors dans le corps et progresse vers le cerveau. Les symptômes associent généralement des fourmillements, des paralysies nerveuses, puis un état d’agitation avec fièvre parfois. La mortalité est très élevée en l’absence de prise en charge rapide.

Il n’existe aucun traitement curatif de la rage déclarée. Après un contact avec un animal potentiellement enragé, la morsure doit être lavée abondamment à l’eau savonneuse et une consultation médicale urgente doit apprécier le risque de contamination afin de déterminer l’administration urgente d’un sérum et/ou d’une vaccination contre la rage.

Il est donc recommandé de ne pas caresser les animaux, voire de ne pas s’en approcher.

La vaccination préventive avant un séjour en zone exposée peut être recommandée et nécessite une consultation et une évaluation médicales préalables.

Plus d’informations sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé.

Quelques règles simples

  • ne pas approcher les animaux (risques de morsures et/ou de contamination) ;
  • se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas et le passage aux toilettes ;
  • veiller à la qualité des aliments, et surtout à leur bonne cuisson ;
  • éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ; peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
  • éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • ne boire que des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés ; ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.

Infos utiles

Transport

La conduite à gauche nécessite une vigilance particulière. Il est impératif d’avoir en permanence son permis de conduire sur soi. L’utilisation du permis de conduire français est autorisée pour une période n’excédant pas un mois.

Dans ce pays, formé de très nombreuses îles et marqué par d’importants massifs montagneux, le réseau routier est très clairsemé, et le plus souvent en très mauvais état (nids-de-poule, crevasses, glissements de terrain), en raison notamment de conditions climatiques difficiles.

Le recours aux services publics de bus (PMV) et l’usage des taxis autres que ceux fournis par les hôtels ou professionnels du tourisme doivent être impérativement évité.

De nombreuses localités ne peuvent être atteintes qu’après des journées de marche ; les côtes méridionales des grandes îles (Nouvelle-Bretagne, Nouvelle-Irlande, Bougainville) ne sont accessibles que par la mer.

Les principales villes du pays ne sont reliées à la capitale et entre elles que par voie aérienne. En raison de terrains accidentés, de conditions météorologiques extrêmes et de l’état de certaines pistes d’atterrissage, les transports aériens présentent des risques. On compte une vingtaine d’accidents d’avion depuis l’an 2000.

Navigation de plaisance

Pour les voyageurs arrivant par la voie maritime, il est vivement conseillé d’entrer en contact avec les autorités papouasiennes compétentes, telle que la capitainerie du yacht-club de Port Moresby (admin chez rpyc.com.pg).

Pour les urgences maritimes ainsi que les recherches et sauvetages en mer, contacter le centre de coordination du sauvetage maritime (PNG Maritime Rescue Coordination Center) à l’adresse PNGMRCC chez nmsa.gov.pg ou en appelant le +675 735 170 17 (numéro gratuit).

Législation locale

L’homosexualité est considérée comme un délit, et passible de peines allant jusqu’à 14 ans de prison.

L’usage de la marijuana et d’autres stupéfiants est passible de lourdes peines de prison.

Voyages d’affaires

Visa d’affaires

Il existe deux catégories de visas pour affaires.

Le visa à entrée simple est valable 30 jours à partir de la date d’arrivée. Il peut être délivré à l’arrivée à l’aéroport, pour la somme de 500 kinas (130€), sur présentation d’un passeport français d’une durée de validité supérieure à six mois, d’une lettre de parrainage d’un partenaire papouasien et d’un billet de retour.

Le visa à entrée multiple est valable un an et autorise des séjours de 60 jours au maximum à chaque entrée. Il peut être délivré pour la somme de 1000 kinas par une mission diplomatique de Papouasie-Nouvelle-Guinée à l’étranger, sur présentation des mêmes documents. La procédure prend au moins deux semaines.

Réseaux de communication

Afin d’éviter les frais excessifs d’itinérance, il est possible d’acheter une carte SIM locale pour son téléphone portable dès l’arrivée à Port Moresby. L’opérateur Digicel est le mieux implanté dans le pays et offre la couverture la plus étendue.

Données économiques

La Direction des entreprises et de l’économie internationale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères vous propose de consulter la fiche repères économiques Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Contacts utiles

Service économique

Les Services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée relève du Service économique régional de Canberra :
Adresse : 6018Ambassade de France en Australie, 6 Perth Avenue, Yarralumla ACT 2600, Australie
Tél : +61 (02) 6216 0116
Courriel : canberra chez dgtresor.gouv.f
Site internet

CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 000 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience pour conseiller les pouvoirs publics, parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Site Internet

BAD

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est membre de la Banque asiatique de développement (BAD), dont le site internet est consultable à l’adresse : http://www.adb.org/.

La page de la Papouasie-Nouvelle-Guinée est consultable à l’adresse : http://www.adb.org/countries/papua-new-guinea/main.

FMI

Sites internet :
La Papouasie-Nouvelle-Guinée et le FMI.
Bureau du représentant résident du FMI pour les îles du Pacifique.