Ethiopie

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Urgence Attentat – Vigilance renforcée pour les ressortissants français à l’étranger

Publié le 26/03/2024

Compte tenu du relèvement, sur l’ensemble du territoire national, de la posture du plan Vigipirate au niveau Urgence attentat, une vigilance renforcée est recommandée à l’ensemble de nos ressortissants résidant ou de passage à l’étranger.

Incidents armés en région Amhara

Publié le : 16/02/2024

L’état d’urgence a été prolongé en Amhara pour quatre mois le 2 février 2024, cette région étant touchée par le soulèvement de milices nationalistes depuis août dernier. En raison des tensions et d’une multiplication d’incidents violents observés dans cette partie de l’Ethiopie, tous les déplacements dans la zone - par voie aérienne ou terrestre - sont formellement déconseillés jusqu’à nouvel ordre.

Situation dans le Nord de l’Éthiopie

Publié le : 16/02/2024

L’accord de cessation des hostilités entre le gouvernement et le TPLF (Front de libération du peuple du Tigré) signé à Pretoria le 2 novembre 2022 et complété par les deux déclarations de Nairobi des 12 novembre et 22 décembre ont permis le retour à la paix dans les régions du Nord de l’Ethiopie (Tigré, Afar et Amhara).

Restent formellement déconseillées les 3 zones contestées dans la région du Tigré (Wolkayt/Tigré occidental ; Tselemte et Raya) dans lesquelles la situation sécuritaire est précaire, ainsi que les zones frontalières avec l’Eythrée.

Il est possible de se rendre en avion à Mekelle et Shire depuis Addis Abeba. Toutefois, suite aux destructions et pillages ayant accompagné le récent conflit, l’offre de soins médicaux reste très limitée.

Pour plus d’informations, consulter l’onglet Sécurité de cette page.

Rappel - Violences intercommunautaires

Publié le : 22/06/2023

De fortes tensions intercommunautaires impliquant plusieurs groupes armés sont constatées dans plusieurs parties du pays : en région Gambella (ville de Gambella et alentours, route entre Gambella et Guimbi, ville de Guimbi), à l’ouest de la région Oromia (Kelam Wellega, districts de l’Ouest Wellega, de l’Est Wellega dans la région de Nekemte), dans le district de Gurage en Oromia et dans la région autour d’Awash (route vers Mieso).

Des affrontements violents et des massacres de civils sont rapportés. Dans ce contexte, il est formellement déconseillé de se rendre dans ces zones jusqu’à nouvel ordre, quel que soit le motif.

Sécurité

Risques encourus et recommandations associées

Conflit armé

L’accord de cessation des hostilités entre le gouvernement et le TPLF (Front de libération du peuple du Tigré) signé à Pretoria (Afrique du Sud) le 2 novembre 2022 et complété par une déclaration sur les modalités de son application signée à Nairobi (Kenya) le 12 novembre a permis le retour à la paix dans les régions du Nord de l’Ethiopie (Tigré, Afar et Amhara).

Restent formellement déconseillées les 3 zones contestées dans la région du Tigré (Wolkayt/Tigré occidental ; Tselemte et Raya) dans lesquelles la situation sécuritaire est précaire, ainsi que les zones frontalières avec l’Eythrée.

Il est possible d’aller en région Afar via Semera par la route dont la plus grande partie est calme et appelle une vigilance renforcée (zone jaune). L’accès à la région de Danakil est possible avec un tour opérateur par Dallol (voir recommandations ci-dessous).

De manière générale, avant tout déplacement, il convient de vérifier quelles sont les zones formellement déconseillées (rouge), déconseillées sauf raison impérative (orange) et en vigilance renforcée (jaune) et les recommandations associées (cf. ci-dessous).

Risques socio-politiques

Les affrontements entre communautés ou lors d’émeutes anti-gouvernementales ont causé plusieurs milliers de morts et le déplacement de millions de personnes depuis septembre 2017. Les tensions et violences interethniques et intercommunautaires, impliquant parfois des groupes armés, touchent de nombreuses parties du pays, en particulier les frontières inter-régionales, qui correspondent souvent à des zones de contact entre communautés. Des épisodes de violence, des manifestations et des blocages de route sont possibles partout dans le pays.

Dans les zones classées en vigilance renforcée, il est très fortement conseillé de faire appel à des professionnels du tourisme et d’être accompagné de guides et chauffeurs professionnels, notamment lors de circuits de visite traversant plusieurs régions.

Sécurité routière (voir également la rubrique « Infos utiles »)

Le risque d’accident de la route est très élevé sur l’ensemble du territoire du fait de la vétusté du parc automobile, des infrastructures et du comportement dangereux des conducteurs comme des piétons. Le taux de mortalité des accidents est accentué par l’absence de moyens de secours et la faible qualité des infrastructures médicales. Il est recommandé d’éviter les transports publics (mini-bus notamment) et de faire appel à des chauffeurs privés auprès d’agences de voyage ou de location reconnues. A Addis Abeba, des applications permettent de commander des courses, il convient toutefois de bien vérifier que le chauffeur qui stationne près du point de départ est bien celui commandé (en vérifiant sa plaque d’immatriculation).

En dehors des grandes villes, la conduite de nuit est à proscrire absolument. Même dans les grandes villes, il convient d’éviter de rouler trop vite, y compris sur les grands axes du fait du comportement imprévisible des piétons.

Terrorisme

Le risque terroriste existe en Éthiopie, compte tenu de la situation régionale et des actions du mouvement terroriste Al Shabaab en Somalie (attaques en région Somali en juillet 2022). Il convient de faire preuve de vigilance dans les lieux publics et d’éviter les rassemblements.

Délinquance

La criminalité se développe de manière significative dans les grandes villes du pays, surtout à Addis Abeba depuis quelques années, et cible particulièrement les étrangers (touristes comme expatriés).

On observe dans la capitale le développement de modes opératoires violents, de nuit comme de jour, y compris dans des rues très passantes du centre-ville, avec une multiplication des agressions avec coups et blessures, par strangulation ou sous la menace d’armes blanches.

Les collines boisées du nord de la ville (Yeka, Entoto), les quartiers de Bole Atlas, de Meskel Square et Piassa concentrent le plus grand nombre d’agressions de même que les différents carrefours d’Addis Abeba du fait de la présence d’un nombre important d’enfants des rues parfois sous l’emprise de stupéfiants.

Il convient autant que possible d’éviter de se déplacer seul à pied, de jour comme de nuit. En voiture, les portières doivent impérativement être verrouillées et les vitres relevées.

En cas de vol ou d’agression, il est conseillé de porter plainte immédiatement auprès du commissariat le plus proche et de signaler le cas auprès de la section consulaire, via le numéro de permanence consulaire.

Risque sismique

L’Éthiopie se situe dans une région d’activité sismique élevée.

Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche « Risques naturels ».

Zones de vigilance

Zones formellement déconseillées (en rouge)

Région du Tigré

Après deux ans de conflit entre l’armée fédérale éthiopienne et le TPLF (Tigray’s People’s Liberation Front) et malgré la signature d’un accord de cessation des hostilités le 2 novembre 2022 une partie de la région du Tigré reste formellement déconseillée : les trois zones contestées (Wolkayt/Tigré occidental ; Tselemete ; Raya) et la totalité de la frontière de l’Ethiopie avec l’Érythrée.

Région Afar

Toute la bande frontalière de l’Afar avec l’Erythrée est formellement déconseillée.

Région Amhara

L’ensemble de la région Amhara est formellement déconseillée en raison de combats sporadiques et de blocages réguliers des axes routiers par les forces gouvernementales ou les mouvements rebelles, y compris les grandes localités, qui sont ponctuellement sujettes à des combats.

Frontière avec le Soudan du Sud

La zone, qui connaît un afflux massif de réfugiés, est dangereuse en raison de la présence possible de groupes armés impliqués dans le conflit sud-soudanais et d’un afflux massif de réfugiés.

Frontière avec le Soudan

La zone est le lieu d’incursions armées de part et d’autre de la frontière, et de trafics, notamment d’êtres humains. La guerre civile en cours actuellement au Soudan interdit toute entrée dans ce pays.

Frontière avec la Somalie et le Kenya

La zone est particulièrement dangereuse en raison du risque de pénétration d’éléments d’Al Shabaab (dernière incursion en juillet 2022), de la présence d’éléments armés non gouvernementaux et des incidents fréquents entre clans somalis. Le risque d’enlèvement d’Occidentaux dans cette région est réel. Les personnels humanitaires qui sont amenés à y travailler sont invités à se faire connaître à la section consulaire d’Addis Abeba et à s’enregistrer sur Ariane afin de pouvoir être contactés en cas d’alerte. Ils sont invités à suivre scrupuleusement les consignes du service de sécurité des Nations unies et des ONG. La ville de Moyale, frontalière du Kenya, est le lieu de massacres inter-ethniques, et constitue une plaque tournante pour divers trafics. La région frontalière de Las Anod a accueilli plusieurs dizaines de milliers de réfugiés depuis janvier 2023à la suite d’affrontements à Las Anod (Laascaanood) en Somaliland.

Ouest de la région Oromo

En raison de violents affrontements intercommunautaires impliquant différents groupes armés, l’intégralité des districts de Kelam Wellega et de Ouest-Wellega ainsi que la ville de Nekemte et ses alentours sont formellement déconseillés.

Région de Gambela

Cette zone, y compris la ville de Gambela, est affectée par d’importantes tensions intercommunautaires et un regain d’activité d’un mouvement de rébellion local.

Zones déconseillées sauf raison impérative (en orange)

Région du Tigré

La situation sécuritaire restant très précaire dans les trois zones contestées (Wolkayt/Tigré occidental ; Tselemete ; Raya), il est déconseillé de se rendre sauf raison impérative dans les territoires voisins de ces zones.

L’ouest de l’Ogaden (région Somali)

Cette région connaît toujours des épisodes de tensions en raison de violences récurrentes entre clans somalis et de la présence de plusieurs centaines de milliers de déplacés internes.

Région Oromo

Des incidents violents entre communautés impliquant plusieurs groupes armés se produisent dans plusieurs parties de cette région.

Les incidents liés à l’insurrection des milices rebelles en région Amhara ont tendance à déborder sur la partie de la région Oromia située à environ 100 km au nord la capitale Addis Abeba.

Les zones situées aux alentours de Fitche sont désormais formellement déconseillées.

De même, les districts de Hararghe Ouest et Est, y compris l’axe routier Adama- Mieso- Dire Dawa sont déconseillés sauf raison impérative. L’ensemble du district de l’Est Wellega est également déconseillé sauf raison impérative.

Sur le plateau des Bale, il est déconseillé de camper de nuit. La visite du plateau est toujours autorisée mais elle doit être faite exclusivement en journée à partir des villes de Dinsho ou Goba.

Il est possible de se rendre, y compris par voie routière, d’Addis Abeba à Awassa et de visiter les lacs. Ponctuellement, la situation sécuritaire peut être dégradée. Il est donc fortement conseillé de se renseigner avant de se déplacer dans cette région.

Les zones de Gedeo et Guji sont le théâtre de violences interethniques entre Oromos et Gedeos.

Frontière interrégionale entre Oromia et Benishangul-Gumuz et la zone de Metekel dans la région du Benishangul-Gumuz

Depuis l’été 2018, le district Est-Wellega en région Oromo ainsi que le sud de la zone Kamashi en région Benishangul Gumuz sont le théâtre de conflits intercommunautaires de grande ampleur, et d’affrontements entre des groupes armés non étatiques et les forces fédérales. De fréquentes violences intercommunautaires et des opérations des forces armées sont observées dans la zone de Metekel.

Zones en vigilance renforcée (en jaune)

Les conditions générales de sécurité en Éthiopie permettent :

  • de se rendre à Addis-Abeba en étant vigilant à l’égard de l’augmentation de la petite criminalité. Il est nécessaire d’y circuler en voiture ;
  • de se rendre en région Central Ethiopia à l’exception de la zone Gedeo située en région Southern Ethiopia, en se renseignant sur la situation locale (tensions interethniques) avant les déplacements, en privilégiant la voie aérienne pour les longues distances car la circulation routière demeure un important facteur de risque ;
  • de se rendre dans le parc national de l’Omo (sauf l’extrême-sud, la zone frontalière avec le Soudan du sud étant formellement déconseillée et déconseillée sauf raison impérative) et d’effectuer des excursions dans la région de la vallée de l’Omo (les voyageurs sont toutefois invités à organiser leur séjour avec des agences de tourisme spécialisées et à privilégier le transport par voie aérienne entre Addis Abeba et Jinka) ;
  • de se rendre dans la ville-région de Dire Dawa et Harar à condition de privilégier le transport par voie aérienne depuis Addis Abeba et d’appliquer les recommandations de sécurité détaillées ci-dessous. Bien que la ville de Harar et la route qui la relie à Dire Dawa soient en vigilance renforcée, leurs alentours (y compris le Sanctuaire de la vie sauvage de Harar, la ville de Babille et la montagne Kondudo) demeurent déconseillés sauf raison impérative ;
  • de se rendre au Tigré par avion (Mekelle notamment) et de se déplacer dans la zone située entre Mekelle, Shire et Adigrat (axes de la B30 Mekelle, Adwa, Axoum, Shire et de l’A2 Mekelle - Adigrat) ;
  • Il est possible de se rendre, y compris par voie routière, d’Addis Abeba à Awassa et de visiter les lacs. Ponctuellement la situation sécuritaire peut être dégradée. Il est donc fortement conseillé de se renseigner avant de se déplacer dans cette région.
  • A noter que le déplacement par la route de Mekelle vers la région Afar et notamment vers la zone touristique des volcans (Dallol) n’est pas possible, les autorités régionales Afar empêchant le passage de la frontière entre les deux régions pour le moment, surtout depuis le Tigré.

Cas spécifique de la dépression des Danakil

Il est possible de se rendre en région Afar, notamment dans la dépression des Danakil (via Berahale, Dallol), depuis Semera (déplacement en avion depuis Addis Abeba jusqu’à Semera), accompagné exclusivement de professionnels du tourisme.

Avant son départ, et au regard des conditions climatiques extrêmes, il est également recommandé de s’assurer auprès de son médecin traitant que son état de santé permet l’excursion. Elle est formellement déconseillée aux enfants de moins de 15 ans et aux personnes âgées, enceinte ou cardiaques. Il est préférable de se rendre dans la zone au cours de la période la moins chaude qui s’étend d’octobre à mars.

Même parmi les agences spécialisées dans les voyages « extrêmes », en France comme en Éthiopie, les services offerts sont de qualité inégale. En tout état de cause, il est déconseillé de recourir aux agences qui démarchent les touristes à l’aéroport de Mekelle, en particulier au regard des difficultés à accéder à cette zone depuis le Tigré. Parmi les critères de référence qui peuvent servir de repères pour sélectionner les agences, il paraît impératif de retenir au moins les points suivants :

  • déplacement avec au moins deux véhicules en bon état et emport de pièces mécaniques de rechange ;
  • signaler à l’ambassade de France tout déplacement dans la zone (la zone du Erta Ale ne bénéficie d’aucune couverture téléphonique à moins de 15 km) ;
  • ressources suffisantes en vivres, en eau et en carburant ;
  • emport d’un nécessaire médical approprié à la zone (cachets de sel, vitamines, anti-diarrhéiques…) ;
  • des recommandations précises de sécurité lors des visites du Dallol et du cratère du volcan du Erta Ale, encore en activité ;
  • un encadrement professionnel des touristes impliquant un temps de séjour sur le site limité à quelques heures et des itinéraires de visite sécurisés et encadrés par les autorités locales.
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Dernière actualisation le 16/02/2024, toujours en vigueur le 14/07/2024

Recommandations générales

  • Faire preuve de vigilance dans les lieux publics, éviter les rassemblements et manifestations, quel que soit leur caractère.
  • Éviter les gares routières et les autobus municipaux, ainsi que les taxis privés de type mini-bus.
  • Conduire avec les portières fermées à toute heure du jour et de la nuit. Lors des déplacements nocturnes, se faire déposer en face de son domicile. Éviter de rester isolé ou de marcher dans des lieux non éclairés.
  • Fréquenter exclusivement les hôtels, restaurants et bars sécurisés.
  • Le camping sauvage est formellement déconseillé sur l’ensemble du territoire.
  • En cas d’agression, il est recommandé de rester calme, de ne pas opposer de résistance et d’avoir sur soi quelque argent à portée de main pour satisfaire l’agresseur.
  • Il est formellement déconseillé d’emprunter les voitures estampillées "Ride" ou "Feres" (VTC locaux) sans les avoir réservés au préalable dans l’application dédiée. Bien vérifier lors de la montée à bord de ces véhicules réservés par ces applications qu’il s’agit bien de la bonne voiture (numéro de plaque, modèle et nom du chauffeur). De nombreuses escroqueries, crimes et délits impliquant de faux chauffeurs ont été constatés.

Entrée / Séjour

Mesures liées à la Covid-19

Toutes les mesures de restrictions sanitaires pour l’entrée sur le territoire ont été levées.

Formalités d’entrée et de sortie du territoire

L’obtention d’un visa est obligatoire pour visiter l’Éthiopie quel que soit le motif de la visite. Avant de partir, les visas doivent impérativement être obtenus par Internet avec la procédure d’e-Visa. Les voyageurs doivent être en possession d’une copie papier de leur e-Visa pour entrer sur le territoire éthiopien.

L’obtention d’un visa à l’arrivée est aléatoire et ne peut être recommandée.

Pour tout renseignement complémentaire, il est recommandé d’interroger l’Ambassade d’Ethiopie à Paris.

Le visa peut également être demandé via la plateforme en ligne des autorités éthiopiennes.

Les voyageurs dont le visa de séjour expire avant leur départ d’Éthiopie doivent impérativement obtenir une extension de ce visa avant sa fin de validité auprès des services de l’immigration à Addis Abeba. Cette formalité est payante : 100 USD pour un mois supplémentaire pour un visa de tourisme, 160 USD pour un visa d’affaires, jusqu’à 300 USD pour une extension de visa pour trois mois. En cas de dépassement de la durée de validité du visa, les voyageurs sont passibles d’une amende de 5 USD par jour de dépassement pour un retard compris entre un et quinze jours, et de 10 USD par jour de dépassement pour un retard compris entre quinze et trente jours, voire d’une amende supplémentaire décidée par les autorités judiciaires éthiopiennes avant d’être autorisés à quitter l’Éthiopie. Toutes ces amendes ne peuvent être payées qu’en devises étrangères, malgré les difficultés locales à en s’en procurer.

Le contrôle à la frontière entre l’Éthiopie et Djibouti s’effectue en deux temps : le premier contrôle est mené par la police aux frontières, le second par la douane. Il est obligatoire de passer ces deux points de contrôle, quel que soit le sens de franchissement de la frontière. Le non-respect de cette règle expose les voyageurs à de sérieuses difficultés avec les services de sécurité du pays visité. Il peut entrainer l’immobilisation du véhicule et par conséquent le blocage de son propriétaire à la frontière pour une durée indéterminée, sans que ni l’ambassade de France en Éthiopie ni l’ambassade de France à Djibouti ne puissent assister les voyageurs qui y contreviendraient ou qui ne seraient pas en mesure de présenter tous les documents requis.

Le passage de la frontière en train n’exclut aucunement la possibilité de sérieuses difficultés administratives avec les douanes locales. Des blocages réguliers ont été rapportés. Par conséquent, il est préférable d’exclure ce franchissement frontalier par la route ou le chemin de fer et privilégier l’avion.

La frontière terrestre avec l’Érythrée n’est pour le moment pas ouverte aux voyageurs étrangers. Le passage vers l’Érythrée ne peut se faire actuellement que par avion. L’ambassade d’Érythrée en Éthiopie n’est pas encore en mesure de délivrer des visas pour l’Érythrée.

La frontière terrestre avec le Soudan ne doit être empruntée en aucune circonstance, compte tenu du conflit en cours au Soudan. De plus, les conditions sécuritaires dans la zone frontalière du triangle d’Al-Fashaga ne sont régulièrement pas favorables. De plus, en période de paix, les autorités douanières demandent des dépôts de garanties en espèce correspondants à la valeur de tous les véhicules entrants en Ethiopie.

La zone frontalière avec le Soudan du Sud, qui connaît un afflux massif de réfugiés, est dangereuse en raison de la présence possible de groupes armés et d’un afflux massif de réfugiés.

La frontière terrestre avec la Somalie n’est pas ouverte aux voyageurs étrangers. Elle est étroitement contrôlée par l’armée éthiopienne. Ce point de passage est formellement déconseillé.

Le passage à la frontière entre l’Éthiopie et le Kenya à Moyale est techniquement possible mais fortement découragé. Des activités criminelles menées par des bandes locales ont été repérées dans la zone. Les autorités douanières peuvent occasionnellement demander des garanties financières en contrepartie de sa traversée.

Pour de plus amples informations, prendre l’attache de l’ambassade d’Éthiopie à Paris (voir ci-contre).

Réglementation douanière / contrôle des changes

Tous les voyageurs étrangers (séjour de 3 mois maximum) peuvent importer des devises étrangères dans la limite de 10 000 USD (ou équivalent) sans déclaration auprès des douanes éthiopiennes. Ces consignes peuvent s’appliquer pour les passagers en transit long amenés à sortir temporairement de l’aéroport.

Santé

Un séjour à l’étranger implique pour tout voyageur de prendre certaines précautions de santé. La rubrique ci-dessous mentionne les indications essentielles. Toutefois, ces indications ne dispensent pas le voyageur d’une consultation avant le départ chez son médecin traitant et/ou dans un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages (et ceci suffisamment longtemps avant le départ, pour permettre le cas échéant les rappels de vaccins).

Avant le départ

Frais d’hospitalisation et dépenses de santé

Afin de faire face aux frais d’hospitalisation et aux dépenses de santé parfois très élevées à l’étranger, il est vivement recommandé de disposer d’un contrat d’assistance ou d’une assurance permettant de couvrir tous les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation…) et de rapatriement sanitaire, au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale. Ces frais ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France sur place.

Les structures médicales en Éthiopie disposent de moyens limités et l’offre de soin est globalement de qualité très insuffisante. En dehors de la capitale, les structures médicales sont rares et les ambulances inexistantes. Les cas médicaux sérieux nécessitent une évacuation sanitaire principalement vers le Kenya ou la France.

Il convient de connaître et faire connaître les références de son contrat et les coordonnées de son assurance pour permettre une intervention plus rapide des secours. Pour les personnes effectuant des voyages supérieurs à 3 mois, il est recommandé de vérifier précisément avec la compagnie d’assurance avant le départ de France les conditions retenues.

Recommandations pour sa santé

Consulter son médecin traitant ou un centre de vaccinations internationales pour faire une évaluation de son état de santé, analyser les risques sanitaires et bénéficier de recommandations sanitaires, notamment sur les vaccinations nécessaires ou recommandées.

Les pharmacies en Éthiopie ont un approvisionnement aléatoire. Constituer sa pharmacie personnelle en conséquence et emporter dans ses bagages les médicaments strictement nécessaires ; ne jamais consommer de médicaments achetés dans la rue (risques de contrefaçons).
Pour plus d’informations, consulter la fiche Santé dans Infos pratiques.

Vaccinations

La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée. Elle peut être exigée à l’entrée du pays pour les voyageurs en provenance d’un pays à risque de transmission.
S’assurer d’être à jour dans ses vaccinations habituelles mais aussi liées aux zones géographiques visitées :

  • Il est recommandé d’être à jour des vaccinations diphtérie-tétanos-poliomyélite (DTP) - des épidémies de polio ont été déclarées dans les pays voisins de l’Ethiopie - et rougeole-oreillons-rubéole (ROR).
  • La vaccination antituberculeuse est également souhaitable.
  • Autres vaccinations conseillées : en fonction des conditions locales de voyage, la vaccination contre la fièvre typhoïde et les hépatites virales A et B peut être recommandée.
  • Il est préférable d’être vacciné contre la méningite bactérienne A + C + Y + W135.
  • La vaccination contre la rage peut également être proposée dans certains cas et en particulier pour les jeunes enfants et les voyageurs isolés. Demander conseil à son médecin ou à un centre de vaccinations internationales.

Risques sanitaires

Maladies transmises par les moustiques

Paludisme

Le pays est en situation épidémique de paludisme depuis 2023 dans la plupart des régions situées en dessous de 1500 mètres d’altitude. Il n’y a pas de paludisme à Addis Abeba. Le paludisme (ou malaria) est une maladie parasitaire (potentiellement grave) transmise par les piqûres de moustiques. Les mesures classiques de protection contre les moustiques sont fortement recommandées (cf. ci-après). Pour ce qui est du traitement prophylactique, il convient de s’adresser avant le départ à son médecin traitant ou à un centre hospitalier spécialisé dans la médecine des voyages. Le traitement devra être poursuivi après le retour en France pour une durée variable selon le produit utilisé.

Durant le séjour, et pendant les deux mois qui suivent le retour, en cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement pour mettre en œuvre dès que possible un traitement antipaludique éventuel.

Dengue

Cinq régions dans le pays font aussi face à une épidémie de dengue. Les symptômes de la maladie s’apparentent à ceux de la grippe. Il n’existe ni traitement curatif spécifique ni vaccin contre la dengue. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). En cas de fièvre, un avis médical doit être pris rapidement. Le traitement est avant tout symptomatique, notamment de la douleur et de la fièvre. L’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont contre-indiqués du fait du risque hémorragique. Plus d’informations sur la page maladies transmises par les moustiques et le site du ministère de la Santé.

Chikungunya

La transmission du Chikungunya s’effectue par l’intermédiaire de moustiques infectés. Cette maladie se caractérise par des symptômes grippaux (fièvre, douleurs musculaires et articulaires). Le traitement est alors symptomatique. Il n’existe actuellement pas de traitement préventif ni vaccin. La prévention individuelle repose donc essentiellement sur les moyens de protection contre les piqûres de moustiques (cf. ci-après). Plus d’informations sur la page maladies transmises par les moustiques et l’article du ministère de la Santé sur le Chikungunya.

Mesures générales de prévention pour se protéger des moustiques
  • Porter des vêtements couvrants, amples, légers, de couleur claire ;
  • Utiliser des produits répulsifs cutanés : voir à ce sujet les recommandations du ministère des Solidarités et de la Santé (PDF - 78.3 ko) et de l’Institut Pasteur (PDF - 1.21 Mo) ;
  • Dormir sous moustiquaire imprégnée ;
  • Détruire les sites potentiels de reproduction des moustiques (récipients d’eau stagnante comme les soucoupes sous les pots de fleurs, les gouttières, les pneus, etc.).

Autres maladies

Choléra

L’Éthiopie fait face à une épidémie de choléra depuis 2023 qui touche les régions nord (Amhara, Afar et Tigré), l’est (Somali, Harare, Dire Dawa) et toute la partie sud d’Addis Abeba.

Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se transmet par ingestion d’aliments mal cuits (fruits de mer, par exemple) ou souillés (fruits et légumes) et ingestion d’eau contaminée. Les personnes présentant les signes de l’affection (diarrhée liquide, vomissements, fièvre et faiblesse générale) doivent consulter un médecin en urgence. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. hygiène alimentaire).

Fièvre typhoïde

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne liée aux salmonelles. Les symptômes associent notamment une forte fièvre et des troubles digestifs et imposent une consultation médicale urgente car des complications graves sont possibles. Les précautions d’usage sont recommandées (cf. ci-après).

Méningite à méningocoque

Des cas de méningite peuvent apparaître à tout moment en Éthiopie, en particulier dans le sud ; il convient d’éviter de s’y rendre avec de jeunes enfants. L’infection à méningocoque peut se présenter sous la forme d’une méningite (fièvre avec maux de tête, vomissements) ou d’une septicémie avec apparition de taches cutanées (purpura). Dès suspicion, il convient de consulter un médecin en urgence pour la mise en route d’une antibiothérapie dans les meilleurs délais. Il est vivement recommandé de consulter un médecin préalablement à un voyage, pour faire une évaluation sur la nécessité de vaccination.
Pour plus d’informations, voir l’article du ministère en charge de la Santé sur la méningite.

Altitude

L’Éthiopie est un pays d’altitude (de 1800 m à 4500 m sur les hauts plateaux). La haute altitude est déconseillée pour les enfants âgés de moins de 7 ans, les femmes enceintes et les personnes ayant des antécédents cardiaques, pulmonaires, neurologiques ou rénaux.
En fonction de son âge et de sa condition physique et médicale, il est conseillé d’obtenir un avis médical spécialisé avant le départ. Plus d’informations ici.

Pollution

À Addis-Abeba principalement, la pollution de l’air peut atteindre des niveaux incommodants pour la santé des personnes les plus fragiles. En cas de forte pollution, il est conseillé de réduire toutes les activités à l’extérieur et de s’hydrater autant que possible ; les personnes souffrant de maladies respiratoires, d’asthme, de problèmes cardiaques, les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont alors invitées à maintenir fermées les portes et fenêtres de leur domicile et à ne pas sortir, sauf en cas de nécessité. Plus d’informations sur le site du Ministère des solidarités et de la santé.

Rayonnements UV

Du fait de son altitude, la ville d’Addis Abeba est aussi particulièrement sujette à des épisodes très intenses de rayonnements UV. Il convient de bien suivre les informations météorologiques en cas de fortes chaleurs et le cas échéant, adopter une posture adéquate (plus d’informations sur ce lien).

Infection par le virus HIV – IST

Concernant les infections sexuellement transmissibles, il est recommandé de prendre toutes les précautions d’usage en la matière et d’éviter les comportements à risque.
En cas d’injection, exiger que le matériel stérile soit ouvert devant soi. N’avoir recours aux transfusions sanguines qu’en cas de nécessité absolue.

Quelques règles simples

  • Éviter les baignades dans les eaux stagnantes (risque d’infection parasitaire) ;
  • Éviter de marcher pieds nus sur le sable et les sols humides ;
  • Se tenir à distance des cadavres d’animaux, des animaux et de leurs déjections ;
  • Ne pas approcher les animaux errants et les chiens (risque de morsure et de rage). Ne pas caresser les animaux rencontrés ;
  • Secouer les habits, draps et sac de couchage pour éviter les piqûres de scorpions ou serpents.

Les risques sanitaires liés à la méconnaissance des règles de base d’hygiène alimentaire sont très importants en Éthiopie et imposent une vigilance constante.

Se préserver des contaminations digestives ou de contact :

  • Se laver les mains régulièrement avec des solutions de lavage hydro-alcooliques, surtout avant et après les repas ou le passage aux toilettes ;
  • Veiller à la qualité des aliments ;
  • Éviter la consommation de produits alimentaires (poisson, viande, volaille, lait) crus ou peu cuits ;
  • Peler les fruits et légumes ou les laver soigneusement (à l’eau saine) ;
  • Éviter les crudités, coquillages, plats réchauffés et buffets froids ;
  • Ne boire que des boissons encapsulées ou de l’eau rendue potable (filtration, ébullition ou à défaut produit désinfectant) ;
  • Éviter les glaçons et glaces, ainsi que la consommation de jus de fruits frais, de légumes crus et de fruits non pelés. Ne consommer le lait que pasteurisé ou bouilli.

Infos utiles

Bien que l’Éthiopie en accepte les principes et reconnaisse le droit de chaque ambassade à apporter une protection consulaire à ses ressortissants, elle n’est pas partie de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963. Par conséquent, l’ambassade de France n’est pas systématiquement tenue informée lorsqu’un ressortissant français est arrêté et détenu. En cas d’incident, il revient ainsi aux intéressés ou à leur famille d’alerter rapidement l’ambassade, notamment via sa permanence consulaire.

Transport

Infrastructures et sécurité routière

L’Éthiopie serait, selon l’OMS, le pays du monde le plus touché par les accidents mortels de la circulation (114 décès pour 10 000 véhicules). Plusieurs facteurs expliquent cette situation : augmentation du nombre de véhicules, parc automobile très vétuste, absence totale de dispositif de secours en province, port de la ceinture de sécurité facultatif, populations circulant le long des axes routiers, présence d’animaux sans surveillance et, d’une façon générale, comportement peu responsable de certains conducteurs (utilisation du téléphone portable, consommation de khat…).

Les consignes énoncées ci-dessous doivent être impérativement respectées :

  • En cas de location de véhicules, il convient de s’assurer du parfait état du véhicule et qu’une assurance couvrant les dommages matériels et corporels a bien été souscrite par le loueur.
  • En cas d’accident entre véhicules n’entraînant pas de lésions corporelles, la procédure normale consiste à immobiliser son véhicule sur le lieu même de l’accident, quitte à bloquer la circulation, et à attendre l’arrivée de la police afin d’établir un constat sur place. A Addis Abeba, il convient d’appeler le numéro suivant : 991, numéro de téléphone d’urgence de la police d’Addis Abeba, dédié aux étrangers (anglophone/amharique).
  • En cas d’accident corporel : la conduite préconisée est de conduire la victime vers l’hôpital le plus proche. S’il n’est pas possible de s’arrêter, il convient de se rendre immédiatement au poste de police le plus proche pour déclarer l’accident, de se mettre à la disposition et sous la protection des autorités et de contacter le détachement de sécurité de l’ambassade (01 11 400 021/22 – H24 7j/7j). Cette pratique est tolérée par les autorités éthiopiennes, conscientes des risques qu’un étranger est susceptible de courir. Ne pas déclarer l’accident au poste de police le plus proche est en revanche considéré comme un délit de fuite. En cas d’accident mortel, quel que soit son degré de responsabilité (même nul), le conducteur encourt au minimum un an de prison ferme, quel que soit son statut.
  • En dehors des grandes villes, la conduite de nuit est à proscrire dans tous les cas en raison de la présence de véhicules non éclairés et de bétail.
  • Durant la saison des pluies, de juin à septembre, certaines routes sont impraticables.
  • Les grands axes routiers sont desservis par des réseaux de bus.

Réseau ferroviaire

La ligne de chemin de fer entre Dire Daoua et Djibouti a été rouverte au trafic des voyageurs après plusieurs années d’interruption pour cause de dégradation des infrastructures et du matériel. La prudence recommande d’éviter d’utiliser ce moyen de transport.

Réseau aérien

L’avion est le moyen le plus rapide et le plus recommandé pour se déplacer à l’intérieur du pays. Ethiopian Airlines dessert les principales villes du pays.

Législation locale

Drogues

Toutes les drogues sont prohibées. Les peines encourues sont lourdes, qu’il s’agisse de la consommation ou de la vente de stupéfiants. Les délits de consommation ou de possession (y compris en très petites quantités) de marijuana, de haschich et autres substances de même type sont systématiquement punis. Le Code pénal réprime aussi bien la fabrication et la possession que l’usage et le trafic de stupéfiants. La fabrication et le commerce de ces produits entraînent un emprisonnement de 5 à 10 ans et une amende de 100 000 à 200 000 birrs (15 000€). La possession, le transport et l’échange à des fins de commerce entraînent une peine de 5 ans minimum et une amende de 100 000 birrs maximum (7 500€). L’utilisation personnelle de stupéfiants et la fourniture de ces produits à une tierce personne sont punissables de 7 ans d’emprisonnement et de 50 000 birrs d’amende maximum (3 750€).

Armes à feu

Le port d’armes à feu est interdit.

Homosexualité

L’homosexualité est interdite et passible de condamnation à des peines allant d’un à quinze ans de prison. Suite à un renforcement de la législation à l’encontre des personnes LGBTQI+, des contrôles systématiques peuvent être menés dans Addis Abeba dans des bars, hôtels ou restaurants suspectés d’être liés à cette communauté. Les couples de même sexe peuvent ne pas pouvoir partager une même chambre ou faire l’objet de filatures dans la rue et de contrôles policiers renforcés. Il est préférable de faire preuve d’une grande discrétion.

Pornographie

La pornographie est interdite et passible de condamnations à des peines allant d’un à quinze ans de prison.

Artisanat et antiquités

Il est autorisé d’emporter avec soi des souvenirs artisanaux. Toutefois, les autorités douanières saisissent parfois des objets touristiques, surtout religieux, mais également d’autre nature. Il est conseillé de demander une facture lors de tout achat de souvenirs et de la conserver avec soi. Pour exporter une antiquité éthiopienne, il convient d’être en possession d’une autorisation spéciale. Les principaux antiquaires d’Addis Abeba assistent les voyageurs pour l’obtenir.

Espèces menacées

L’Éthiopie a ratifié en 1989 la convention de Washington sur la protection des espèces menacées et l’applique avec la plus grande rigueur à ses postes frontières ainsi qu’aux aéroports, y compris en zone internationale de transit. Le code pénal prévoit une peine de prison de dix ans maximum et une amende de 10 à 30 000 birrs.

Divers

L’importation de jumelles, même pour un court séjour touristique, n’est pas autorisée. Si cette importation a été rendue possible malgré cette interdiction, les jumelles peuvent être retenues et saisies lors des contrôles à l’aéroport et ce même pour des vols internes.

Voyages d’affaires

Visas d’affaires

Les ressortissants étrangers qui souhaitent venir en Éthiopie dans le cadre de leurs activités d’affaires peuvent solliciter un visa de ce type auprès de l’ambassade éthiopienne dont relève leur pays de résidence. Pour les Français, cette possibilité est offerte à Paris. Dans tous les cas, le demandeur doit présenter une invitation officielle émise par un correspondant installé en Éthiopie.

Le visa peut également être demandé via la plateforme en ligne des autorités éthiopiennes. Cette procédure ne permet que la délivrance de visas à entrée unique. Toute demande doit être appuyée par l’entreprise éthiopienne invitante (numéro d’identification à entrer sur la plateforme).

Pour toute information sur l’évolution du régime des visas d’entrée en Ethiopie et des conditions de leur délivrance, consulter le site de l’ambassade d’Ethiopie à Paris.

Le service des visas de l’ambassade d’Éthiopie en France consulte la direction générale de l’immigration à Addis Abeba. Cette consultation peut durer des semaines, la délivrance du visa n’étant pas garantie.

Attention : La délivrance de visas à l’arrivée (aéroport) est très aléatoire et ne saurait être recommandée.

Réseaux de communication

En Éthiopie, l’opérateur télécom majoritaire, Ethio-Telecom, appartient à l’État.
La qualité de service est très moyenne, le service après-vente médiocre, tant pour le réseau filaire que pour le réseau mobile.

Il en va de même pour l’Internet filaire (ADSL) : stabilité de la liaison très aléatoire. Toutefois, le réseau 3G est bon en général, au moins dans la capitale. La 4G existe depuis mars 2015, uniquement à Addis Abeba.

Suite à la libéralisation du secteur, un second opérateur télécom privé est actif en Ethiopie : Safaricom, qui ne dispose pas d’une couverture aussi large du territoire éthiopien mais d’un service très efficace.

Données économiques

Consulter la fiche repères économiques Éthiopie.

Contacts utiles

Service économique

Les services économiques auprès des ambassades sont des services extérieurs de la Direction générale du Trésor. Ils ont pour missions l’analyse et la veille économique et financière, sur une base macroéconomique, l’animation des relations économiques, financières et commerciales bilatérales avec les pays de leur compétence, le soutien public au développement international des entreprises.

Service économique de Addis Abeba – Éthiopie

Adresse : Ambassade de France
Contact
Adresse : Ambassade de France
P.O. Box 2000
Addis Abeba - Éthiopie
Tél. : +251 11 140 00 00
Télécopie : +251 11 140 00 30
Site internet

Business France

Business France est l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française. Le bureau Business France d’Addis Abeba est compétent sur l’Éthiopie, Djibouti et le Soudan.

Opérateur public national au service de l’internationalisation de l’économie française, Business France valorise et promeut l’attractivité de l’offre de la France, de ses entreprises et de ses territoires.

Contact : M. Maxime Bieliaeff (Responsable Business France pour l’Éthiopie, Djibouti et le Soudan)
Adresse : Ambassade de France en Éthiopie, Quartier de Kebena, Addis Abeba
Tél : +251 (0) 140 00 38/39 / +251 (0) 944 345 110
Courriel
Site internet

CCEF

Les conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) forment un réseau actif de plus de 4 500 membres dans 146 pays, au service de la présence française dans le monde. Ils mettent leur expérience au service des pouvoirs publics pour les conseiller, afin de parrainer les entreprises, former les jeunes aux métiers de l’international et promouvoir l’attractivité de la France pour les investissements internationaux.

Site internet : Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France

AFD

L’Agence française de développement (AFD) est l’agence qui met en œuvre la politique du développement définie par le gouvernement français.

Agence française de développement
Agence d’Addis-Abeba / Addis Ababa Agency
House 2077, Block B118_33, Street BL_03_632, Addis Abeba.
Tel : +251 116392995/ +251 116392902

Courriel
Site internet

BAD

L’Éthiopie est membre de la Banque africaine de développement (BAD).
Site internet
La page de l’Éthiopie

FMI

Banque mondiale

La Banque mondiale en Éthiopie.