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La mobilité internationale est une chance pour notre jeunesse, pas une menace pour la France (12 décembre 2013)

Suite à l’article du quotidien Le Figaro, intitulé « Ces jeunes qui ne voient plus leur avenir en France », Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Education populaire et de la vie associative, et Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée aux Français de l’étranger, souhaitent apporter un complément d’information sur la réalité de la mobilité internationale des jeunes et ses motivations.

Accéder à la mobilité internationale est une chance dans la construction du parcours d’un jeune. L’horizon des jeunes aujourd’hui est mondial. Poursuivre ses études à l’étranger, acquérir une expérience professionnelle dans un autre pays, faire un volontariat hors de nos frontières sont des opportunités irremplaçables. Pour l’apprentissage de nouvelles connaissances, l’enrichissement culturel ou l’acquisition de son autonomie… Cette chance doit être encouragée, et non pas crainte ou stigmatisée. Cessons de répandre l’idée que les jeunes qui font ce choix fuient la France ou n’aiment pas leur pays. Avoir envie d’explorer d’autres horizons est, au contraire, une marque positive d’ouverture, la qualité d’un pays qui ne vit pas replié frileusement sur lui-même, mais qui va à la rencontre des autres, qui respire et s’enrichit ! Ce n’est ni menace, ni une malédiction.

La mobilité est une avancée majeure pour relever les défis de la connaissance, de la compétitivité et de l’employabilité des jeunes : un jeune Français qui part forger son expérience à l’étranger revient dans 80% des cas. Il revient plus fort, mieux équipé pour s’intégrer sur le marché du travail, pour créer une entreprise, pour créer des emplois. Et ce talent, c’est la France qui en profite.

Le véritable enjeu de la mobilité internationale est aujourd’hui de permettre à toujours plus de jeunes d’accéder à ces opportunités sans discrimination de ressources et quelle que soit leur origine sociale, afin qu’elles ne soient pas réservées à quelques privilégiés ou aux surdiplômés.

180 000 jeunes Français partent chaque année à l’étranger dans le cadre des différents programmes nationaux ou européens pour leur formation, un stage, un échange sportif ou culturel, un projet associatif ou un volontariat. Le Gouvernement a déployé une stratégie nationale de mobilité européenne et internationale visant à augmenter le nombre de jeunes qui partent et à diversifier les bénéficiaires, pour que davantage de jeunes issus de milieux modestes puissent y accéder :

  • augmentation de plus de 40 % du budget du programme de mobilité européen 2014-2020 "Erasmus plus" et démocratisation du dispositif, avec un fléchage vers les filières technologiques et professionnelles, à la demande des ministres ;
  • engagement à augmenter de 25% le nombre de bénéficiaires en trois ans du Volontariat International en Entreprise ;
  • doublement des moyens dédiés à la mobilité des jeunes ultramarins dans les domaines associatif, éducatif, culturel et sportif ;
  • augmentation du budget consacré à l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) ;
  • renforcement des programmes franco-québécois soutenus par l’Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) ;
  • mise en place de nouveaux outils de coordination pour informer les jeunes sur les opportunités…

Aujourd’hui encore, au Brésil, à l’occasion du voyage officiel du Président de la République, un accord visant à accroître les opportunités de mobilité pour les jeunes Français et jeunes Brésiliens sera signé.

N’oublions pas enfin que la France est passée du 5e au 3e rang des pays les plus attractifs pour les jeunes diplômés à l’échelle mondiale (source OCDE) : si 80 000 étudiants français partent chaque année à l’étranger pour consolider leur parcours, il faut aussi retenir que notre pays accueille chaque année 290 000 diplômés étrangers, soit plus de trois fois plus. Près de 95 % des étudiants plébiscitent la France pour la qualité de sa formation.

La recherche, l’enseignement supérieur et le marché du travail de haut niveau sont devenus plus que jamais mondialisés. Dans ce contexte de compétition internationale pour attirer les meilleurs talents, la France se situe parmi les destinations les plus attractives au monde.

L’accueil de ces étudiants et chercheurs étrangers est une richesse pour la France, et un enjeu majeur pour son rayonnement universitaire et scientifique, sa compétitivité, et sa politique d’influence.

La mobilité, ce n’est pas « chercher une alternative à la France ». C’est un atout pour les jeunes et le dynamisme de notre pays.

Réjouissons nous que les jeunes Français s’ouvrent au monde, à la découverte de l’altérité et à l’invention de nouveaux possibles, à l’intérieur comme à l’extérieur de nos frontières.


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