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Aide au développement
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Globalement considéré, notre effort d’APD sera supérieur en 2010 à celui de 2009. Il fait de nous le quatrième donateur mondial. En 2009, notre APD est de 8,46 milliards d’euros. En 2010, elle se situera entre 8,66 et 9,36 milliards d’euros en fonction des annulations de dettes.

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Politique française et européenne pour le développement


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Dans la lettre de mission adressée au Ministre des Affaires étrangères et européennes, le 27 août 2007, le Président de la République insiste sur le fait qu’il « est fondamental de donner une nouvelle impulsion à notre politique d’aide au développement. Celle-ci doit être plus efficace, plus lisible, plus stratégique. Elle doit rechercher et atteindre des résultats concrets et visibles ».

Le CICID (Comité interministériel de la Coopération internationale et du Développement) du 5 juin 2009 a décidé d’un ensemble de mesures propres à améliorer l’efficacité et le ciblage de l’aide française, dans un contexte marqué par la contagion des effets de la crise mondiale sur les pays en développement.

La coopération française suit quatre axes majeurs :

- soutenir les pays pauvres en renforçant le ciblage de son action et en adaptant ses modalités selon des partenariats différenciés ;

- coopérer avec les pays émergents, du Brésil à la Chine, en veillant au positionnement des intérêts économiques et stratégiques français ;

- participer au financement de l’action européenne et multilatérale au service d’une meilleure prise en charge des enjeux globaux ;

- aider les pays touchés par les crises, que celles-ci résultent de catastrophes naturelles ou de conflits politico-militaires.

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L’ensemble de ces actions est mis en œuvre dans une perspective qui vise à établir des partenariats durables avec les pays en développement en s’adaptant à leur diversité et en valorisant au mieux notre aide publique au développement. La mise en place, au sein du Ministère des Affaires étrangères et européennes, d’une Direction Générale de la Mondialisation, du Développement et des Partenariats (DGM) en mars 2009 vise à assurer de façon plus stratégique cette approche d’ensemble de la relation avec les pays en développement.

L’axe « aide aux pays pauvres » a pour ambition de contribuer à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à l’amélioration de la gouvernance démocratique des pays bénéficiaires de l’aide ainsi qu’à la mobilisation de la coopération culturelle, universitaire et scientifique, contribuant à l’essor de leurs capacités humaines et sociales. Il s’appuie sur la mise en œuvre des décisions du CICID et des engagements pris par la France au sein de l’Union européenne et en tant que membre de l’organisation des Nations unies et du Comité d’aide au développement de l’OCDE.

Dans le cadre de la réforme du dispositif français d’Aide Publique au Développement (APD), le CICID du 5 juin 2009 a identifié cinq priorités sectorielles dans le domaine des OMD : santé, éducation et de formation professionnelle, agriculture et sécurité alimentaire, développement durable et climat, soutien à la croissance à l’échelle planétaire. Plusieurs thématiques transversales seront systématiquement prises en compte : les migrations, les enjeux de la gouvernance au sens large, les questions d’intégration régionale ou encore la dimension du genre, conformément aux engagements pris par le Secrétaire d’État à la Coopération et la Francophonie dans son initiative « Cap 8 - Huit chantiers pour l’Afrique » de juin 2008.

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L’axe « coopération avec les pays émergents » vise à accompagner l’évolution des pays émergents : moins dépendants de l’aide, plus ciblés dans leurs demandes, ceux-ci deviennent peu à peu des partenaires susceptibles de cofinancer les programmes de coopération ou encore de s’associer à des programmes de coopération avec des pays tiers. La coopération technique, culturelle, universitaire et scientifique vise, d’une part, à accompagner les progrès des systèmes économiques et sociaux locaux dans une perspective de convergence avec les standards des économies des pays développés et de préservation des biens publics mondiaux et, d’autre part, à contribuer au positionnement durable des savoir-faire et des acteurs économiques français. Elle se traduit par un effort particulier en matière de formation des élites locales.

L’axe « contributions européennes et multilatérales » permet à la France de jouer pleinement son rôle au sein des enceintes multilatérales et européennes, tant dans la définition des concepts qui fondent l’action multilatérale que dans ses modalités.

La coopération européenne, qui répond à un projet politique, représente plus de la moitié des contributions multilatérales, et se répartit pour moitié dans le FED qui apporte un apport spécifique aux pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, et pour moitié dans les autres instruments de la coopération européenne (aides d’urgence, politique de voisinage, autres pays en développement...).

La France exerce également une double politique de partenariat avec les banques multilatérales de développement dont elle est actionnaire et dont elle finance spécifiquement les guichets de prêts concessionnels (en premier lieu la Banque mondiale et la Banque africaine de développement).

En ligne avec ses priorités en matière de développement, la France contribue pour une part importante au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose et du Fonds africain de développement. Elle contribue également à d’autres fonds multilatéraux en appui à la lutte contre le changement climatique, aux questions alimentaires ou d’éducation.

L’axe « gestion des crises et sortie de crise » vise plusieurs objectifs : manifester la solidarité de la France envers les populations touchées par les catastrophes, accompagner l’évolution démocratique de sociétés fragilisées par des conflits ethniques, religieux ou politiques, participer à la reconstruction de pays ou de régions dont les infrastructures économiques et sociales ne sont pas à même de fournir le socle nécessaire à la prévention ou à l’éradication des crises. La coopération française continuera à financer les actions du type de celles menées en 2008 et 2009 par exemple en Afghanistan où elle est intervenue en appui à l’organisation des élections, au Darfour où elle aide au soutien de la force de l’Union africaine (AMIS : African Mission In Sudan) en partenariat avec l’Union européenne ou encore dans les territoires palestiniens, où elle a contribué au renforcement des capacités de l’administration palestinienne.

Mise à jour : 8.10.09

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