Présentation



Données générales

Nom officiel : République de Guinée-Bissao Nature du régime : Régime parlementaire Chef de l’Etat : M. José Mario Vaz (depuis le 23 juin 2014)

Données géographiques

Superficie : 36,125 km² Capitale : Bissao Villes principales : Bafata, Gabu, Cacheu Langue (s) officielle (s) : Portugais Langue (s) courante (s) : Krio, français, balante Monnaie : Franc CFA Fête nationale : 24 septembre

Données démographiques

Population : 1,613 millions d’habitants Densité : 39,9 hb/km² Croissance démographique : 2,1% Espérance de vie : 48 ans Taux d’alphabétisation : 54 % Religion (s) : Musulmans (50%), chrétiens (10%), animistes (40%) Indice de développement humain : 176ème rang sur 187 pays

Données économiques

PIB (2013) : 880 M$ (FMI) PIB par habitant (2013) : 546 $ (FMI)

Taux de croissance (2013) : 3,5% (FMI) Taux d’inflation (2013) : 2,6% (FMI) Balance commerciale (2012) : -120 M$

Principaux clients : Inde, Nigéria, Espagne Principaux fournisseurs : Portugal, Sénégal, Brésil

Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :

  • agriculture : 56%
  • industrie : 12,8%
  • services : 31,2%

Exportations de la France vers la Guinée-Bissao (20122013) : 65,3 6 M€ (DGT) Importations françaises depuis la Guinée-Bissao (20122013) : 985 00047 879 € (DGT)

Ambassade de France à Bissao Communauté française en Guinée-Bissao : 114 immatriculés au 31/12/2013

Histoire

La vie politique bissao-guinéenne se caractérise depuis son indépendance, en 1974, par une instabilité politique chronique en grande partie liée à la prépondérance du pouvoir militaire sur le pouvoir civil.

Politique intérieure

La situation politique en Guinée-Bissao est caractérisée par l’instabilité institutionnelle (notamment assassinats en 2009 du Président Vieira et du chef d’Etat-major des armées, Tagmé Na Waie, coup militaire du 1er avril 2010 qui a permis à l’actuel chef d’Etat-major des armées, Antonio Indjai d’accéder à ce poste par la force, coup d’Etat du 12 avril 2012), l’impunité (les enquêtes sur les assassinats de 2009 progressent très lentement), et l’importance du trafic de drogue (le pays est un important point de transit de la cocaïne sud-américaine vers l’Europe).

A la suite du décès du Président Malam Bacai Sanha le 9 janvier 2012, un scrutin présidentiel anticipé a été organisé en mars 2012. Le premier tour de ce scrutin s’est déroulé dans le calme le 18 mars 2012 mais, au terme des opérations de vote, a été entaché par l’assassinat, par des hommes en tenue militaire, du colonel Samba Djallo, ancien chef des services de renseignement.

Le 12 avril 2012 au soir, alors que le second tour de cette élection présidentielle, menacé de boycott par cinq opposants invoquant des fraudes massives, venait d’être reporté, le domicile de Carlos Gomes Junior (Premier Ministre en position de congé afin de pouvoir être candidat et arrivé largement en tête du premier tour de scrutin) a été attaqué par des hommes en tenue militaire. Carlos Gomes Junior et Raimundo Pereira ont été arrêtés. Au lendemain de ce coup d’Etat, une junte dénommée « commandement militaire » a revendiqué le pouvoir, prenant prétexte d’un « accord secret » entre l’exécutif et l’Angola.

Le commandement militaire a conclu un accord de transition (dissolution des institutions, création d’un Conseil National de Transition chargé de désigner un président et un gouvernement de transition) avec une partie de la classe politique et a proposé au Président de l’Assemblée nationale par intérim, Manuel Serifo Nhamadjo, d’occuper le poste de Président de la transition. Ce dernier a toutefois décliné cette proposition au motif qu’elle émanait d’institutions illégitimes.

Grâce à la médiation de la CEDEAO, Carlos Gomes Junior et Raimundo Pereira ont été libérés et exfiltrés. Puis, à l’issue du sommet de Dakar (3 mai 2012), la CEDEAO a adopté un régime de sanctions individuelles (qui ont depuis été levées) et décidé d’envoyer à Bissao un contingent de sa Force en attente (ECOMIB).

Le processus de sortie de crise défini par la CEDEAO prévoit la désignation d’autorités intérimaires et une transition d’une année qui doit aboutir à la tenue d’élections générales. M. Serifo Nhamadjo a alors été désigné, le 11 mai 2012, Président de la transition et a, cette fois, accepté d’exercer ces fonctions. Un Premier Ministre de transition, M. Rui Duarte Barros, a été désigné et un gouvernement, formé. La transition a officiellement débuté le 16 mai 2012 par la signature d’un pacte de transition entre la junte et dix-sept partis politiques.

Après le coup d’Etat du 12 avril 2012, l’Assemblée nationale populaire a été le lieu d’antagonismes entre les deux principales forces politiques du pays. D’un côté, le PAIGC (parti de l’ancien Premier Ministre destitué, Carlos Gomes Junior, majoritaire avec 67 sièges sur 100, réclamant le retour de son chef et la reprise du processus électoral) et, de l’autre, le PRS (parti de l’ancien Président Kumba Yala, acteur de la transition, comptant 28 sièges).

A la faveur de gestes d’apaisement de la part des autorités de transition, l’Assemblée nationale populaire a repris ses activités le 16 novembre 2012. Les députés ont voté la prolongation de leur mandat (qui arrivait à expiration fin novembre 2011) pour accompagner la transition. M. Sory Djalo (PRS) a été désigné Président de l’Assemblée, tandis que les deux postes de Vice-Président ont été confiés au PAIGC.

Le retour du PAIGC dans le jeu parlementaire a permis une détente des relations entre acteurs politiques. Pourtant, le Président de la transition a annoncé le report sine die des élections générales prévues en mai 2013. Cette annonce a conduit la CEDEAO à exiger l’organisation d’élections avant la fin 2013 (sommet de Yamoussokro, 27-28 février).

L’intensification des pressions de la communauté internationale a permis une évolution majeure de la transition le 7 juin 2013 avec la constitution d’un gouvernement d’union nationale rassemblant notamment le PAIGC (jusqu’ici exclu de l’exécutif de la transition). Ce gouvernement, inclusif, doit alors organiser les élections générales au plus tard un an après le coup d’Etat du 12 avril 2012 mais, après trois reports successifs (mai 2013, novembre 2013 puis mars 2014), ce scrutin est finalement fixé au 13 avril (législatives et premier tour de la présidentielle) et 18 mai (second tour de la présidentielle) 2014.

Parallèlement, l’arrestation, par les Etats-Unis, en avril 2013, de l’ancien chef d’état-major de la marine, Bubo Na Tchuto, suivie, quelques jours plus tard, de l’inculpation, par la justice américaine, de l’actuel chef d’état-major des armées, le général Antonio Indjai, ont porté des coups durs au trafic de drogue.

Deux ans après le coup d’Etat du 12 avril 2012, les législatives (proportionnelle à un tour) et le premier tour de la présidentielle se sont tenus le 13 avril dans le calme, sous le regard des observateurs internationaux (UE, UA, CEDEAO, CPLP, OIF, Timor). Ces élections ont été marquées par une forte mobilisation (89,29%). Aux législatives, le PAIGC obtient la majorité absolue (57 sièges sur 102), suivi par le PRS (41 sièges) et trois autres formations qui se partagent quatre sièges (deux sièges pour le Parti de la convergence démocratique, un siège pour l’Union pour le changement et un siège pour le Parti de la nouvelle démocratie). La primature revient donc au président du PAIGC. Par rapport à la législature précédente, le PAIGC, qui comptait 67 députés, perd 10 sièges. Le PRS, qui en comptait 28, gagne 13 sièges.

A l’issue du premier tour de l’élection présidentielle (scrutin majoritaire à deux tours), le candidat du PAIGC, José Mario Vaz, est en ballotage favorable (40,89% des suffrages). Il est opposé, au second tour organisé le 18 mai, au candidat dissident du PRS et soutenu par l’armée, Nuno Gomes Nabiam (24,79% des voix). José Mario Vaz remporte largement le second tour de la présidentielle avec 61,9% des suffrages, contre 38,1% pour Nuno Gomes Nabiam qui en a accepté les résultats. Pour sa part, l’armée s’est engagée à respecter le verdict des urnes. Ce scrutin est également marqué par une forte mobilisation des électeurs (taux de participation de 78,21%).

Le PAIGC et le PRS ont conclu un accord politique qui vise à « renforcer leurs relations et garantir la stabilité gouvernementale et sociale du pays ». Cet accord prévoit un travail en commun sur les grands enjeux (gouvernance, réconciliation nationale, réforme du secteur des armées ou la gestion des ressources naturelles).

La nouvelle Assemblée nationale s’est réunie le 17 juin 2014. L’ancien Ministre, M. Cipriano Cassama, membre du PAIGC (parti majoritaire), a été élu président de cette Assemblée. Le nouveau Président élu, M. José Mario Vaz (PAIGC), a prêté serment le 23 juin 2014. Il a désigné M. Domingos Simões Pereira (Président du PAIGC) au poste de Premier Ministre le 25 juin 2014. Un nouveau gouvernement, composé de 16 Ministres et 15 Secrétaires d’Etat et comptant 6 femmes, a été formé le 4 juillet 2014.

Le 17 septembre 2014, le nouveau président bissao-guinéen a nommé un nouveau chef d’état-major des armées, en relève du général Antonio Indjai, acteur principal du coup d’Etat d’avril 2012 et inculpé par la justice américaine pour son rôle présumé dans le trafic de drogue.

Situation économique

Une situation économique fragile

L’économie de la Guinée-Bissao se structure essentiellement autour de l’agriculture (56% du PIB) qui occupe entre 75 et 80% de la population active. C’est dans ce domaine que, à côté d’une production vivrière de riz destinée au marché local, se trouve la principale source d’exportation et de revenus du pays (environ 100 M$ par an) : la noix de cajou. Sa culture (faiblement mise en valeur) représente 95% des exportations du pays et 17% des recettes de l’Etat. Le pays est le deuxième importateur net de produits alimentaires par habitant dans la Zone franc (dont la Guinée-Bissao est membre depuis 1997) après le Sénégal.

Les activités dans les secteurs secondaire (12,8% du PIB) et tertiaire (31,2% du PIB) se rapportent essentiellement à la transformation de la noix de cajou et aux activités de services liées (transport, banque, commerce, etc.). Bien que possédant une façade maritime, la Guinée-Bissao a peu développé le secteur de la pêche, dont la contribution au PIB reste faible. Le potentiel minier du pays (bauxite à Boé dont la concession d’exploitation a été attribuée à Bauxite Angola et phosphate) est important mais suppose préalablement des investissements dans les infrastructures portuaires et hydrauliques, déjà planifiés par l’Angola et la Chine (construction de la centrale hydroélectrique de Saltinho par China International Water Corp afin d’alimenter la mine de bauxite de Boé).

L’activité économique reste fortement pénalisée par l’état très dégradé des infrastructures, notamment dans le secteur énergétique. Le pays est quasiment privé de production d’électricité sauf dans la capitale. Le réseau routier est peu développé et ne permet pas le désenclavement de certaines régions qui présentent un potentiel agricole.

Compte-tenu des faiblesses structurelles de l’économie et dans un contexte politique instable, la croissance a été relativement faible depuis le début des années 2000, avec une moyenne d’à peine 1% (avec un « pic » à 3,5% en 2005 et un point bas à -7,1% en 2002), bien en deçà de la moyenne UEMOA.

Après une forte croissance du PIB (+5,3%) en 2011, soutenue par un rebond du prix de la noix de cajou et les transferts de fonds des émigrants, l’économie du pays est entrée en récession en 2012 (PIB -1,5%) : décélération de l’activité dans le secondaire et le tertiaire, découragement des investisseurs par la crise politique, médiocrité de la campagne de la noix de cajou (baisse de 35% du prix de référence mondial combinée à une mauvaise récolte). Ce ralentissement généralisé de l’économie s’est traduit négativement sur la balance des paiements (déficit de 7,7% du PIB) et sur les finances publiques (déficit budgétaire global de 2,2% contre un excédent de 0,4% en 2011).

La suspension des appuis financiers des partenaires internationaux à la suite du coup d’Etat (baisse de 30 Mds Francs CFA Ouest Africain -XOF- des dons et de 14 Mds XOF des appuis budgétaires) a entrainé un réajustement important du budget de l’Etat. Les autorités de transition ont dû réviser les priorités et n’ont pu faire face aux dépenses courantes qu’avec les dons de l‘UEMOA (3,7 Mds XOF), de la CEDEAO (1,4 Mds XOF) et du Nigeria (6,7 Mds XOF). La structure des dépenses de l’Etat a été modifiée pour faire face aux besoins de financement avec un effort particulier sur les dotations aux forces armées et au ministère de l’intérieur pour le paiement des soldes et des salaires. Les salaires de 2013 ont été versés grâce à un financement de la CEDEAO, de l’UEMOA et du Nigeria.

Malgré la crise institutionnelle et la faiblesse des investissements publics, l’économie du pays a cependant renoué avec la croissance en 2013 (PIB +3,5%).

Relations avec les institutions financières internationales

Le FMI appuie la Guinée-Bissao depuis janvier 2008 au titre de l’Assistance d’Urgence Post-Conflit (AUPC). La mise en œuvre de ce programme a permis au pays d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE) le 16 décembre 2010 et de bénéficier d’un allègement de dette à hauteur de 1,2 Md$. Elle est aussi devenue admissible à un allégement supplémentaire de dette en vertu de l’Initiative multilatérale d’allégement de la dette (IADM).

Pour contribuer à la restauration de la soutenabilité de la dette de la Guinée-Bissao, les créanciers du Club de Paris ont décidé d’annuler 256 M$. Grâce à la mise en œuvre des efforts des créanciers du Club et des créanciers multilatéraux, la dette externe est passée de 122% du PIB en 2009 à 19% du PIB en 2010. S’agissant des créances à l’égard de la France, un accord de consolidation de la dette par lequel la France renonce à 100 % de ses créances commerciales sur la Guinée-Bissao (soit 8,56 M€) a été signé le 24 septembre 2011.

Début août 2011, la Banque mondiale a apporté une aide budgétaire de 6,4 M$ à la Guinée-Bissao. Le Fonds a renouvelé en décembre 2011, pour la troisième fois, son soutien au programme malgré les faibles progrès enregistrés dans la réforme du secteur de la sécurité. Les institutions financières internationales ont marqué, en mars 2012, leur appréciation positive de la situation économique et financière mais le coup d’Etat d’avril 2012 a suspendu la poursuite de la coopération avec le gouvernement de transition (cf. suspension des décaissements de la Banque Mondiale depuis le 17 avril 2012, de même que les interventions de la Banque Africaine de Développement).

Après un sondage auprès des différentes chaises et à la faveur du retour du PAIGC dans le jeu parlementaire bissao-guinéen, le dialogue a repris, dans le cadre de relations courantes et en vue d’autoriser, dans un premier temps, l’achèvement de projets largement exécutés dans les domaines à fort impact sur les conditions de vie (eau/assainissement notamment).

Politique extérieure

Indépendante depuis le 24 septembre 1973, la Guinée-Bissao est longtemps restée isolée en raison de son alignement sur l’URSS. Elle fut néanmoins membre fondateur de la CEDEAO en 1975 et de l’Union africaine en 2000, et a adhéré au traité UEMOA le 2 mai 1997. La Guinée-Bissao est devenue membre de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad) en 2004 et a organisé le 6e sommet des chefs d’Etat de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) en juillet 2006.

La Guinée-Bissao entretient des relations étroites avec le Sénégal sur le dossier de la Casamance, qui ne sont pas toujours exemptes de tensions. Le 12 octobre 2010, les forces armées bissao-guinéennes ont été mises en état d’alerte à la frontière avec le Sénégal, en raison de la résurgence d’attaques menées par la rébellion casamançaise (Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance) et de l’occupation présumée par des militaires sénégalais du chantier de construction d’un établissement hôtelier situé sur le territoire national.

Le 24 octobre, les Ministres de la défense bissao-guinéen et sénégalais ont signé un communiqué commun portant relance d’une commission mixte conjointe de coopération (en sommeil depuis 16 ans) et créé des commissions mixtes chargées d’étudier les litiges frontaliers. Les dispositifs déployés de part et d’autre de la frontière ont été sensiblement réduits mais des soldats restent encore mobilisés.

Devant le besoin pressant de ressources financières et suite au durcissement de ton de l’Union européenne, la politique étrangère de Bissao est avant tout orientée vers la recherche de nouvelles aides extérieures (Chine, Brésil) tandis que certains partenaires de la Guinée-Bissao ont naturellement accru leur influence.

L’Angola est ainsi rapidement devenue un partenaire de premier rang par l’investissement de capitaux et le lancement d’un programme de coopération technico-militaire important (MISSANG, 200 hommes déployés en mars 2011, environ 500 en 2012 qui se sont retirés avec l’arrivée de la CEDEAO) chargé d’appuyer la réforme du secteur de la sécurité (RSS). Un accord de coopération militaire destiné à appuyer la réforme du secteur de la sécurité a ainsi été conclu pour un montant de 43 M$. Le coup d’Etat du 12 avril 2012 et le départ précipité de la MISSANG semblent avoir gelé cette coopération.

La CEDEAO et la CPLP paraissaient déterminées à endiguer ensemble l’instabilité bissao-guinéenne par la mise en œuvre d’une Feuille de route conjointe destinée à permettre le redémarrage de la RSS et la stabilisation du pays. Le coup d’Etat du 12 avril a éloigné ces deux partenaires de premier plan de la Guinée-Bissao. La CEDEAO a initié la transition en cours, que la CPLP a longtemps assimilé à une légitimation du coup d’Etat. La CEDEAO déploie, depuis le 17 mai 2012, un contingent de stabilisation, l’ECOMIB (près de 700 hommes de la Force en attente de la CEDEAO provenant du Nigéria, du Togo, du Sénégal, du Burkina Faso répartis en une composante militaire, de police et civile) dont le mandat court jusqu’au 31 décembre 2014.

La composante policière de l’ECOMIB (commandée par un Burkinabè) a été renforcée afin d’assurer la sécurité des élections. Un Protocole sur le Programme de Réforme du Secteur de Défense et de Sécurité (PRSDS), de 49,2 M€, a été signé le 7 novembre 2012 entre la CEDEAO et la Guinée-Bissao. Ce programme comporte trois étapes : 1) réhabilitation des casernes (programme en cours de 4,6 M€), réinsertion et mises à la retraite sur cinq ans financées par un fonds de pension ; 2) mise en place d’unités de surveillance des frontières terrestres ; 3) formation des cadres de la future armée.

A la faveur des progrès en cours à Bissao, en particulier, du fait de la constitution d’un gouvernement d’union nationale, la communauté internationale partage désormais des vues communes sur la transition en cours.

Mise à jour : 26.09.14