La France et la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie



La France est fortement attachée à l’universalité des droits de l’Homme. La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie constitue ainsi une priorité essentielle de l’action extérieure de la France.

Au niveau international

La France est partie à la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale. En tant qu’Etat partie, elle est tenue de rendre compte au Comité (CERD) de la mise en œuvre des dispositions de la Convention.

Par ailleurs, la France est engagée activement et avec vigilance dans le processus de suivi de la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance, qui s’est tenue en 2001 à Durban. Les travaux de suivi ont pour objectif de permettre une évaluation de la lutte contre la discrimination raciale, l’accroissement de la prise de conscience du racisme et de ses conséquences, la formulation de recommandations consensuelles aux Nations unies et aux Etats.

Au niveau européen

La France soutient les travaux du Conseil de l’Europe, qui traite de ce sujet à travers la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI), et ceux de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Au sein de l’OSCE, la France appuie en particulier les programmes mis en œuvre par l’Unité tolérance et non-discrimination du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’Homme (BIDDH).

La France a également œuvré dernièrement pour l’adoption de la décision-cadre sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal, proposée par la Commission européenne en 2001 et adoptée le 28 novembre 2008, sous présidence française de l’Union européenne.

Au niveau national

Conformément aux recommandations du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) et à l’engagement qu’elle a pris à cette occasion, un plan national d’action contre le racisme et l’antisémitisme a été adopté en février 2012 et un délégué interministériel pour la lutte contre le racisme et l’antisémitisme a été nommé. Ce dernier a pour mission d’assurer l’animation du travail interministériel et la cohérence de l’action de l’Etat sur le terrain ainsi que de jouer un rôle d’impulsion, de proposition et d’évaluation. Il est également responsable de la coordination et de la mise en œuvre du plan national d’action et chargé de préparer les réunions du comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, créé en 2003.

Sur le plan répressif, la France s’est progressivement dotée d’un dispositif pénal, exemplaire au niveau international, et d’une politique éducative, culturelle, sportive qui aborde tous les aspects de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme et promeut concrètement l’égalité des chances.

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Mise à jour : février 2013