Introduction


Brève

Irak - Nouvelles destructions du patrimoine culturel (6 mars 2015)

Le dynamitage de la mosquée chiite d’al-Qubba al-Husseiniya et des mausolées des prophètes Jonah, Jirjis et Seth, le saccage du musée de Mossoul, et maintenant la destruction et le pillage des ruines assyriennes de Nimroud relèvent d’une logique abjecte d’anéantissement par Daech de l’un des plus exceptionnels patrimoines de l’humanité.


Acculé par une majorité de la classe politique qui lui reprochait d’avoir attisé les oppositions confessionnelles, le Premier ministre Nouri al-Maliki a dû céder sa place en août 2014 à Haïder al-Abadi. A l’issue d’intenses tractations, ce dernier est parvenu le 8 septembre à former un gouvernement de rassemblement. Celui-ci s’est donné pour priorité le redressement du pays dans un esprit de réconciliation nationale. Il s’est engagé à mettre en œuvre une politique inclusive à même de restaurer la confiance entre les communautés irakiennes. La réintégration des sunnites dans le jeu institutionnel est cruciale, alors que Daech a pu prospérer sur les frustrations de cette communauté marginalisée pendant des années. Par ailleurs, Bagdad s’est engagé à trouver un accord avec le gouvernement régional du Kurdistan sur les différends territoriaux, budgétaires et pétroliers.

Face à la gravité et l’ampleur de la crise sécuritaire et humanitaire après les offensives en juin et août 2014 du groupe terroriste Daech, la France s’est placée aux avant-postes de la mobilisation internationale. Dès le 10 août, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, s’est rendu à Erbil pour superviser les premières livraisons d’aide humanitaire. Le Président de la République a été le premier chef d’Etat à se rendre à Bagdad, le 12 septembre, après l’investiture d’Haïder al Abadi, dans un déplacement à haute valeur symbolique et à forte portée politique. La conférence pour la paix et la sécurité en Irak qui s’est tenue le 15 septembre à Paris a réuni, sous co-présidence franco-irakienne, les partenaires clés de la résolution de la crise en Irak.

Le soutien résolu de la France aux nouvelles autorités irakiennes n’est pas seulement politique, diplomatique et humanitaire, il est aussi militaire. La France appuie les forces de sécurité irakiennes et les peshmergas par des livraisons d’armes depuis le mois d’août et par des frappes aériennes, opérées depuis le 19 septembre à la demande expresse de Bagdad et dans le cadre de la coalition internationale contre Daech.

Le site de l’ambassade de France en Irak permet de compléter utilement les informations contenues dans cette fiche.

Mise à jour : 21.11.14