L’engagement de la France pour la mémoire de la Shoah et la transmission de son héritage



Lors de la commémoration du 70e anniversaire de la Rafle du Vel d’Hiv, le 22 juillet 2012, le président de la République, François Hollande, a rappelé l’engagement de la France dans ce domaine : "Alors que les témoins directs de l’Holocauste ont pour beaucoup déjà disparu, la France regarde comme sa responsabilité la plus haute d’en perpétuer le souvenir. Faisant face aux pages les plus sombres de son histoire, elle entend partager avec les autres nations les enseignements universels sur la compréhension des mécanismes totalitaires et la prévention des atrocités."

En reconnaissant, dans un discours prononcé à l’emplacement du Vélodrome d’hiver en 1995 "la dette imprescriptible de la France" envers les victimes de déportation, le président Jacques Chirac avait déjà accompli un geste politique auquel les communautés juives du monde entier avaient été sensibles.

Un engagement qui s’inscrit dans le cadre de la politique étrangère de la France

"La France considère le devoir de mémoire et la lutte contre l’antisémitisme comme une composante essentielle de sa politique étrangère en matière de droit de l’Homme. Elle s’attache à mobiliser l’ensemble de son réseau diplomatique, scientifique et culturel pour encourager l’éducation aux droits de l’Homme et le travail de mémoire sur l’Holocauste" (François Hollande, le 22 juillet 2012).

Patrizianna Sparacino-Thiellay est chargée, au sein du ministère des Affaires étrangères, des droits de l’Homme et de la dimension internationale de la Shoah, et œuvre depuis sa nomination au respect du devoir de la mémoire de la Shoah et à sa transmission aux nouvelles générations en France et à travers le monde.

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Monument commémoratif de la rafle du Vel’d’Hiv à Paris

La France est membre de l’IHRA (International Holocaust Remembrance Alliance, ancienne International Task Force for cooperation on Holocaust Educations, Remebrance and Research), organisation intergouvernementale créée en 1998 à l’initiative du premier ministre suédois Göran Persson et qui regroupe actuellement les 31 pays ayant adhéré à la déclaration du Forum International de Stockholm sur la Shoah. Le but de l’organisation est de sensibiliser les Etats et plus particulièrement les leaders politiques et sociaux à la nécessité de promouvoir des actions dans les domaines de l’enseignement, de la recherche et de la mémoire de la Shoah.

L’Institut français, opérateur du ministère des Affaires étrangères pour l’action culturelle extérieure, a conclu un partenariat avec le Mémorial de la Shoah afin de mener ensemble des actions de valorisation de la mémoire de la Shoah.

La France apporte également un soutien actif au "Projet Aladin", lancé à l’UNESCO en 2009, qui vise à mieux faire connaître la Shoah dans le monde, en traduisant notamment en arabe certains grands textes, dont celui de Primo Levi "Si c’est un homme" (PDF, 711 Ko).

Enfin, la France participe à aux conférences internationales ayant pour but d’identifier et de suivre la restitution des biens aux victimes de l’holocauste. Elle prolonge ainsi au niveau international le travail mené par la Commission d’Indemnisation des Victimes de la Shoah (CIVS) qui a été créée à l’initiative du Premier ministre Lionel Jospin le 10 septembre 1999. Elle est chargée d’examiner les demandes individuelles présentées par les victimes ou par leurs ayants droit pour la réparation des préjudices consécutifs aux spoliations de biens intervenues du fait des législations antisémites prises, pendant l’Occupation, tant par l’occupant que par les autorités de Vichy.

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Mise à jour : décembre 2013