Introduction


Brève

République Centrafricaine - Situation un an après l’opération Sangaris (5 décembre 2014)

Un an après le lancement de l’opération Sangaris pour protéger les populations centrafricaines, la France reste mobilisée sur les plans politique et militaire, ainsi que pour apporter une aide humanitaire et développer des actions de coopération, en étroite liaison avec l’Union européenne, les Nations unies et tous nos partenaires internationaux. Grâce à nos efforts, la Centrafrique n’a pas été une crise oubliée. Les troupes françaises ont été rejointes, à notre demande, par l’opération européenne EUFOR-RCA en mai dernier et par la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Les casques bleus sont déployés sur le terrain depuis le 15 septembre.


La République centrafricaine traverse une crise politique et humanitaire majeure. La prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka, le 24 mars 2013, et l’émergence, en réaction, du mouvement anti-balaka se sont accompagnées d’une grave dégradation des conditions sécuritaires et humanitaires et d’une désorganisation profonde de l’économie nationale (agriculture vivrière, bois, or, diamant…).

En vue de protéger les populations civiles face au cycle d’affrontements à caractère interconfessionnel, la France a déployé à partir du 5 décembre 2013 l’opération Sangaris, en appui à la force africaine MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique). Répondant à une demande des autorités centrafricaines de transition, l’intervention française s’effectue dans le cadre du mandat conféré par la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le 1er avril 2014, l’opération militaire européenne EUFOR RCA a été lancée avec pour objectif de contribuer à la stabilisation de la capitale, Bangui. Le 10 avril, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 2149 autorisant le déploiement de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la République centrafricaine), qui a pris le relais de la MISCA le 15 septembre. La montée en puissance de l’opération de maintien de la paix (8600 casques bleus déployés sur un plafond de 10 000 militaires et 1820 policiers) se poursuit de manière satisfaisante.

Sur le plan politique, la démission du chef d’Etat autoproclamé Michel Djotodia, le 10 janvier 2014, a conduit à la nomination de Catherine Samba-Panza à la tête de la transition. Les nouvelles autorités ont pour mission de remettre le pays sur la voie de la paix et du développement, dans la perspective d’élections devant clore la période de transition.

La France, ancienne métropole du territoire de l‘Oubangui-Chari, conserve avec la RCA des liens d’une grande densité. Elle est le seul pays européen à avoir une ambassade à Bangui (où l’Union européenne dispose aussi d’une délégation).

Mise à jour : 05.12.14