Introduction



L’héritage laissé après la décolonisation avait justifié une relation politique riche suscitant des échanges à de multiples niveaux (43ème BIMA à Abidjan -dissout en juin 2009-, accords de défense, coopération civile dense).

La France est intervenue en Côte d’Ivoire au lendemain de la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 afin de protéger ses ressortissants. Très vite, le rôle de la France a évolué vers une interposition entre les forces armées du gouvernement ivoirien et la rébellion. Cette action a évité au pays de plonger dans le chaos avec son cortège de massacres et de destructions. Mais, ce faisant, les deux parties ont reproché à la France son rôle en estimant, l’une et l’autre, avoir été privées, du fait de sa présence, d’une victoire militaire. La communauté internationale, notamment les Nations Unies, a, au contraire, avalisé le processus de sortie de crise défini par l’Accord de Marcoussis (janvier 2003) sous l’impulsion de la France tandis que le Conseil de sécurité donnait mandat à la force Licorne de soutenir l’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).

La France a constamment évité de se laisser enfermer dans un tête-à-tête durable avec les Ivoiriens en favorisant le rôle de la communauté internationale et des Africains. Cependant, le bombardement d’une position de Licorne par l’armée loyaliste ivoirienne le 6 novembre 2004, les exactions dont ont été victimes les membres de la communauté française, ainsi que la nécessaire réaction de la force Licorne pour assurer leur protection, ont alors tendu la relation franco-ivoirienne.

Si les relations franco-ivoiriennes se sont nettement améliorées depuis 2004, leur pleine normalisation passait par la bonne mise en œuvre des accords de sortie de crise et en premier lieu par l’organisation d’élections transparentes et crédibles. La France s’est pleinement mobilisée pour accompagner la réussite de ce processus. A l’issue du scrutin, en conformité avec la position des Nations Unies, des organisations africaines et de la communauté internationale, la France a reconnu M. Ouattara comme Président légitime de Côte d‘Ivoire et appelé Laurent Gbagbo à céder pacifiquement le pouvoir. Elle a soutenu les efforts diplomatiques de la communauté internationale et de médiation de l’UA et de la CEDEAO.

Conformément à la résolution 1975, elle est intervenue, sur demande du SGNU au Président de la République, en soutien des forces de l’ONUCI pour la neutralisation des armes lourdes utilisées par les forces de Laurent Gbagbo contre les populations civiles et les forces de l’ONU. La France, au travers de la Force Licorne, est intervenue pour protéger de très nombreux ressortissants français, européens et extra européens à Abidjan, accueillant plus de 5 000 personnes sur sa base de Port Bouët.

En réponse à la crise humanitaire, la France a apporté une aide de 2,5 millions d’euros (affectée au PAM, CICR , HCR et à des ONG) et a acheminé 25 tonnes de médicaments et de matériel médical. Par ailleurs, l’Union Européenne a alloué à 60M € à l’agence humanitaire ECHO pour la crise ivoirienne.

Le Président de la République, accompagné du Ministre des Affaires et Etrangères et européennes et du Ministre chargé de la coopération, s’est rendu à la cérémonie d’investiture du Président Ouattara le 21 mai à Yamoussoukro. Après la visite du ministre de la défense fin juin, le Premier ministre s’est rendu en Côte d’Ivoire les 14 et 15 juillet derniers. Le Président Ouattara a effectué une visite d’Etat en France du 25 au 28 janvier 2012, symbole de la réconciliation entre les deux pays.

Après la visite d’Etat de janvier 2012, le président Ouattara a été reçu à plusieures reprises à l’Elysée. Les ministres Moscovici et Canfin se sont rendu à Abidjan, le 1er décembre, pour signer le premier CD2 (contrat désendettement développement).

Les contacts sont très fréquents sur la crise malienne entre le Président Ouattara, président en exercice de la CEDEAO et le Président de la République française et son Ministre des Affaires étrangères.

Le Ministre Laurent Fabius s’est notamment rendu à Abidjan le 19 janvier 2013 à l’occasion du Sommet extraordinaire de la CEDEAO (pour la 1ère fois la France a été invitée à participer à un sommet des chefs d’Etat de cette organisation).

Site de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire


Mise à jour : 30.10.13