• Nigeria - Boko Haram - Réponse de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, à une question au Sénat (Paris, 24/07/2014)

    "La France contribue à l’effort international pour le sauvetage des lycéennes, en déployant au Nigéria, depuis le 9 mai, une équipe spécialisée qui travaille en lien étroit avec les autorités nigérianes. Par ailleurs, le président de la République a organisé le 17 mai dernier, à la demande du président de la république fédérale du Nigeria, un sommet des chefs d’État de la région sur la sécurité au Nigeria. La France a ainsi marqué son engagement aux côtés du Nigeria dans sa lutte contre le terrorisme, dans le respect des droits de l’Homme, et a contribué à susciter une réponse régionale et internationale forte. Tous les voisins du Nigeria (Tchad, Bénin, Niger et Cameroun) étaient représentés par leurs chefs d’État, et les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Union européenne ont été associés."

  • Nigeria - Lutte contre le terrorisme - Réponse de Laurent Fabius à une question au Sénat (Paris, 17 juillet 2014)

    "L’enlèvement de 279 lycéennes nigérianes par des membres de Boko Haram est survenu le 14 avril 2014 au coeur du fief de la secte terroriste, dans l’État de Borno (ville de Chibok). 53 lycéennes se sont enfuies, 226 seraient encore prisonnières. Depuis un an, l’État de Borno est le théâtre de violents combats opposant les forces armées nigérianes et le groupe terroriste. La population civile en paye le prix. Abubakar Shekau, le leader de la secte, a revendiqué l’enlèvement des jeunes filles le 5 mai et menacé de vendre ces dernières et de les marier de force. L’incertitude demeure quant à la localisation des captives."

  • Mali - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

    "S’agissant du Mali, d’après les dernières conversations que j’ai eues à la fois avec les autorités maliennes, algériennes, et avec d’autres collègues des pays voisins, il ressort que les discussions menées par les Algériens se sont passées de manière positive. Le président malien a dit au président français son intention que ces négociations puissent déboucher. Elles sont coordonnées avec l’ensemble de la région. Une conférence est prévue à Alger le 16 juillet avec le gouvernement malien et les groupes du Nord."

  • États-Unis - BNP Paribas - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 8 juillet 2014)

    "Concernant l’affaire BNP Paribas, et sur les négociations du TTIP, j’ai eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises là-dessus. Maintenant il y a eu un accord trouvé entre la banque et les diverses autorités américaines. La banque a reconnu que compte tenu de la législation, il y avait eu un certain nombre de fautes commises et s’apprête à verser ce qui a été demandé, ce qui est très lourd et en même temps ne menacera pas l’équilibre de la banque qui est très solide. Mais cela pose sur le plan général la question de l’extraterritorialité des législations. Vous vous rappelez cette déclarations du secrétaire d’État au trésor, dans les années 70, un journaliste demandait que pensez-vous du dollar, il disait : « c’est notre monnaie et votre problème »."

  • Assises du tourisme - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 17 juin 2014)

    "Le tourisme au niveau mondial se développe très rapidement. En 1950, il y avait 25 millions de touristes, il y en a aujourd’hui un milliard et il y en aura deux milliards en 2030. Donc, toute la question pour nous, d’un point de vue économique, c’est de parvenir à attirer le maximum de touristes étrangers et de faire en sorte que le maximum de Français puisse prendre leurs vacances en France. C’est très important pour l’activité économique car le tourisme représente 7 % de notre richesse nationale. C’est également un secteur très important pour l’emploi avec deux millions d’emplois aujourd’hui."

  • Questions budgétaires - Audition de Laurent Fabius devant la commission des finances du Sénat (Paris, 10 juin 2014)

    "Me souvenant des temps anciens où je m’occupais des finances publiques, je me réjouis de vous retrouver… d’autant que vous n’avez pas tous changé… Ce que vous avez dit est parfaitement juste. Me voici pourtant dans une situation un peu difficile : s’il est vrai qu’on ne peut « racler l’os deux fois », en tant que membre du gouvernement, je comprends qu’on demande au ministère des affaires étrangères de réduire ses dépenses, sous peine de tomber dans le paradoxe des trains à grande vitesse, qui ne doivent passer nulle part, mais s’arrêter partout. Le principe de non-contradiction doit s’appliquer au gouvernement : je ne pourrai pas faire de réponses aussi enthousiasmantes que nous le souhaiterions."

  • Ukraine - Réponses de Laurent Fabius à des questions à l’Assemblée nationale (Paris, 10 juin 2014)

    "Merci d’avoir salué en particulier l’action de la diplomatie. C’est vrai que, vous le rappeliez, avec mes collègues allemands et polonais, nous étions à Kiev au moment où il s’était agi d’arrêter la guerre civile à Kiev. De la même façon la France, vous avez eu la gentillesse de le dire mais c’est connu de tous, a été le principal artisan de la rencontre entre les présidents Porochenko et Poutine, ce qui a permis d’entamer ce que nous espérons être la désescalade."

  • Libye - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 20 mai 2014)

    "J’en viens pour finir à la Libye, où la situation est extrêmement préoccupante. Il n’y a pas d’un côté les militaires et de l’autre le reste de la population : on y trouve des hommes en armes partout, qui appartiennent à diverses katibas ; certains se disent nationalistes, d’autres islamistes. Tout cela est très dangereux, parce qu’il y a beaucoup d’armes en circulation, que le pays est riche, qu’il n’y a pas d’État, que le Congrès général national, régulièrement envahi, est empêché d’agir, et que, au Sud et à l’Est, de nombreux groupes terroristes s’affairent."

  • Nigeria - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 14 mai 2014)

    "Vous avez abordé aussi la question du Nigeria et de l’enlèvement épouvantable de toutes ces jeunes filles. Le président du Nigeria a demandé au président de la République française de réunir samedi prochain un sommet à l’Élysée et d’y inviter, ce qui est fait, le président du Cameroun, du Niger, du Bénin et du Tchad ainsi que les représentants des États-Unis d’Amérique, de Grande-Bretagne et de l’Union européenne."

  • Dérèglements climatiques - Conférence de Paris 2015 sur le climat - Audition de Laurent Fabius devant la Commission du développement durable du Sénat (Paris, 6 mai 2014)

    "Le degré d’urgence et l’opportunité d’agir ne font plus guère débat. Les causes, manifestations et conséquences du changement climatique sont à présent bien connues. Le dernier rapport du GIEC fait état de changements climatiques sans précédents, et juge incontestable la responsabilité humaine en la matière. Al Gore me faisait observer en janvier que l’opinion publique avait considérablement évolué ces deux ou trois dernières années : personne ou presque ne conteste plus la gravité du phénomène ni la responsabilité de l’homme dans sa survenance. Les études scientifiques ont gagné en qualité, et leurs conclusions respectent largement les marges d’erreur usuelles dans ces domaines."

  • République centrafricaine - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 30 avril 2014)

    "Vous m’interrogez sur la situation en République centrafricaine. Dans ce pays où nous sommes intervenus, à la demande de la communauté internationale, et pour éviter ce qu’il faut bien appeler un risque de génocide, tout repose sur un triangle qui est d’ailleurs le même que celui du Mali. Il faut à la fois une action militaire, sécuritaire. Il faut une action démocratique, il faut une action pour le développement. C’est seulement si les trois côtés du triangle sont réunis que l’on peut avancer."

  • Ukraine - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

    "De nombreuses questions ont porté sur la très inquiétante situation en Ukraine, l’une des crises les plus graves qu’ait connue l’Europe depuis des décennies. Nous nous devons de définir notre attitude, sans démagogie. Il faut être cohérent : on ne peut dire que la France n’en fait pas assez tout en convenant qu’il n’est pas question d’entrer en guerre contre la Russie. Puisque la réponse ne peut être celle des armes, l’autre canal est celui de la diplomatie. D’autre part, on ne peut être obnubilé par le nécessaire dialogue avec la Russie au point, pour ne pas le compromettre, de rester tétanisé. Telles sont les limites qui s’imposent à nous."

  • Rwanda - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

    "Comme vous l’avez rappelé, une mission de votre Assemblée a établi la vérité des faits. Je la cite : « Si la France n’a pas apprécié à sa juste valeur la dérive politique du régime rwandais, elle a été le pays le plus actif pour prévenir la tragédie de 1994 et la seule à avoir tenté de mobiliser la communauté internationale pour aider les victimes. » Ceci ne doit jamais être oublié lorsque l’on examine les responsabilités des uns et des autres. Nous avions rétabli de bonnes relations, vous l’avez soulignez, avec le gouvernement rwandais. Mais voilà que des propos, qu’il faut bien juger inacceptables, ont été tenus. Et lorsque des propos sont inacceptables, le rôle du gouvernement de la France, c’est de les juger et de le dire."

  • Ukraine - Réponse deLaurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 15 avril 2014)

    "Les violences dans la partie Est du pays se sont développées et se développent au moment même où je vous parle. L’origine, il faut la qualifier clairement, c’est la Russie, et les condamnations qui ont été prononcées par la France et par d’autres pays sont donc parfaitement légitimes. Vous m’interrogez sur notre position : notre position, qui est reprise par les Européens, c’est à la fois celle d’une grande fermeté et celle d’une grande responsabilité. La fermeté, ce sont les sanctions. Nous avons défini trois niveaux de sanctions avec nos partenaires et, déjà, les deux premiers ont été appliqués."

  • République centrafricaine - Prolongation de l’engagement des forces armées - Intervention au Sénat de Laurent Fabius (Paris, 25 février 2014)

    "La France avait mis en garde la communauté internationale dès septembre 2013, par la voix du président de la République à la tribune des Nations unies. En vain. Fallait-il que la France, seul pays en mesure d’intervenir sans tarder, laisse se perpétrer des atrocités que certains à l’ONU qualifiaient de pré-génocidaires ? Fallait-il qu’elle abandonne ce pays au coeur d’une région déjà fragilisée par les conflits ? Fallait-il laisser se créer une zone de non-droit à la merci de tous les trafics et de tous les terrorismes ? Fallait-il rester sourd à l’appel au secours désespéré des Centrafricains et à la demande unanime des Africains ?"

  • Ukraine - Réponses de Laurent Fabius à des questions à l’Assemblée nationale (Paris, 25 février 2014)

    " Très souvent, nous regrettons que l’Europe ne soit pas assez présente. En Ukraine, avec mes collègues polonais et allemand, dans des circonstances extrêmement difficiles, nous avons pu faire en sorte qu’un accord soit trouvé entre l’opposition et la majorité. Un accord qui a permis l’arrêt des meurtres - parce qu’il s’agit de cela à Kiev -, qui a permis le renversement de la majorité et d’anticiper l’élection présidentielle. Cet accord a été salué par l’ensemble des pays d’Europe, par le secrétaire général des Nations unies. Et quand l’Europe est au rendez-vous, je crois qu’il ne faut pas bouder sa satisfaction."

  • Ukraine - Réponses de Laurent Fabius à des questions à l’Assemblée nationale (Paris, 19 février 2014)

    "Je commencerai par condamner, comme vous l’avez fait très justement, les violences inacceptables, gravissimes qui ont eu lieu depuis hier à Kiev. On parle de plus de 26 morts, de centaines de blessés, de scènes d’émeutes et de guerre civile. Le président français et la chancelière allemande, Mme Merkel, ont jugé cette situation inadmissible et je veux avec vous dire la solidarité de la Nation à l’égard de tous les Ukrainiens."

  • Syrie - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 janvier 2014)

    "J’ai présidé dimanche à Paris une réunion du « Core Group des Amis de la Syrie » qui rassemblait d’une part les ministres des affaires étrangères des onze pays qui soutiennent la coalition de l’opposition modérée, d’autre part une délégation de la Coalition nationale de l’opposition syrienne (CNS) conduite par son président, Ahmad Al-Jarba. La France a reçu de M. Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies, l’invitation à participer à la conférence de paix dite « Genève II », prévue pour se tenir à partir du 22 janvier à Montreux, puis à Genève."

  • Iran - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 15 janvier 2014)

    "J’en viens à l’Iran, avec lequel nous avons conclu, le 10 janvier, des négociations assez difficiles. Il a été convenu que la première étape de l’accord temporaire signé le 24 novembre 2013 à Genève s’engagerait le 20 janvier. À cette date, l’Iran commencera, sous le contrôle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à suspendre l’enrichissement à 20 %, à neutraliser son stock d’uranium enrichi à 20 %, à plafonner la capacité de ses installations d’enrichissement de l’uranium et à arrêter le chantier de construction du réacteur d’Arak."

  • République centrafricaine - Réponses de Laurent Fabius à des questions à l’Assemblée nationale (Paris, 15 janvier 2014)

    "Sur le plan sécuritaire, Sangaris constitue son action avec les Africains, qui sont à présent un peu plus de 4.000. Une résolution sera discutée lundi à Bruxelles au Conseil des affaires étrangères où je me rendrai. Cette résolution vise à impliquer les Européens dans cette partie du problème centrafricain. Il y a une demande qui concerne la surveillance de l’aéroport, une autre qui concerne la route entre Bangui et le Cameroun. À terme, comme nous l’avons d’ailleurs vu au Mali, il y a une demande qui concerne l’aide à la reconstitution de l’armée de Centrafrique. Je suis prudent car les choses ne sont pas décidées mais je vous dirai simplement qu’elles sont en bonne voie. Mardi prochain, j’espère être en mesure de vous apporter de bonnes nouvelles."

  • République centrafricaine - Réponse de à une question à l’Assemblée nationale (Paris, 14 janvier 2014)

    "Vous m’interrogez sur la situation en Centrafrique et sur ce qui peut se passer au cours des jours qui viennent. Je vais vous répondre sur les trois plans principaux : sécurité, humanitaire et transition, qui correspondent à votre question. Sur le plan de la sécurité, les soldats de Sangaris continuent leur action avec la MISCA qui fait un travail remarquable. Vous leur avez rendu hommage et vous avez eu raison. Il y a déjà 4.400 soldats de la MISCA et bientôt 6.000."

  • Russie - Ukraine - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

    "Si nous ne sommes pas d’accord sur tout avec la Russie, il n’y a aucun doute : c’est un de nos grands partenaires. M. Chevènement le sait mieux que quiconque puisqu’il est mon représentant spécial pour la coopération économique et fait un travail remarquable. Malgré nos divergences politiques, nous entretenons une très bonne relation."

  • Chine - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

    "La Chine est ouverte à un approfondissement du dialogue. J’ai été frappé par le bon accueil des autorités chinoises. Nos relations sont marquées par une estime mutuelle, nous avons beaucoup de points communs dont le riche héritage des civilisations anciennes. Dans un monde multipolaire, nous n’avons pas à choisir entre la Chine, la Russie ou encore le Japon. Approfondissons nos relations avec tous ces pays !"

  • Mali - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

    "Les sommes engagées en faveur du développement ont suivi des circuits parfaitement transparents. Le partenariat avec l’Afrique, ce n’est pas la Françafrique.Nos soldats seront au nombre de 1.600 en février, avant que nous ramenions nos troupes à un millier. Les choses ne sont certes pas terminées, mais ne boudons pas ces résultats exceptionnels"

  • Iran - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier /2014)

    "Nous avons été très actifs. Nous sommes arrivés à un accord intermédiaire, il faut maintenant l’appliquer. À chacun de respecter les engagements pris ; pour nous, la suspension de certaines sanctions. Il y a un nouveau climat, c’est bien. Mais le plus dur reste à venir. En définitive, l’Iran entend-il renoncer, oui ou non, à l’arme nucléaire ? La question n’est pas encore tranchée. Pour autant, ne minimisons pas la portée de l’accord, c’est une première étape. Il y est écrit : « En aucune circonstance, l’Iran ne se dotera ni ne possèdera l’arme nucléaire ». L’Iran l’a signé ; reste à le vérifier."

  • République centrafricaine - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

    "Lorsqu’un pays ami se trouve en difficulté et requiert votre intervention, on ne peut détourner le regard. Nous ne nous substituons pas pour autant aux Africains. Nous apportons un soutien sécuritaire à travers notamment le désarmement, et la protection de l’aéroport humanitaire, et une aide à la transition démocratique. Une élection ne suffit pas à régler les problèmes, mais rien n’est possible sans elle."

  • Syrie - Intervention de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

    "La France n’est ni l’Europe à elle seule, ni le conseil de sécurité des Nations unies à elle seule. Un de mes premiers actes, en arrivant au Quai d’Orsay, a été de réunir les amis de la Syrie. C’était une époque où il n’y avait pas l’Iran en Syrie, pas le Hezbollah, pas de terroristes, M. Bachar Al-Assad était sur le fil. Il aurait fallu pousser un peu… Mais il y avait les élections aux États-Unis, les pays arabes étaient divisés… L’affaire a été gelée jusqu’en février 2013. La position de la France n’a pas changé. Il existe une alliance objective entre Bachar Al-Assad et les terroristes, dont un groupe a pris le contrôle de puits de pétrole ; à qui croyez-vous qu’ils vendent leur pétrole ? Au régime… Le problème s’enkyste, a des excroissances au Liban, en Jordanie, en Irak, avec des conséquences redoutables."

  • Débat de politique étrangère au Sénat - Propos introductifs de Laurent Fabius au Sénat (Paris, 8 janvier 2014)

    "On qualifie désormais le monde de multipolaire. Ce n’est pas exact : nous y tendons. Le monde est, pour l’heure, « zéro-polaire ». Aucune puissance, aucun accord de puissance, ne se dégage. Le conseil de sécurité des Nations unies est paralysé et aucune solution ne s’impose par son évidence. Dans cette situation, la France, membre permanent du conseil de sécurité, - merci de Gaulle ! - est une puissance globale par son appareil diplomatique, son rayonnement culturel, sa force nucléaire, Sa voix est entendue. Les États-Unis ont le pouvoir d’agir, mais ils ne veulent plus envoyer de soldats sur le terrain. Le Royaume-Uni affirme ses positions, que la Chambre des communes contredit, voyez la Syrie. Reste la France."

  • République centrafricaine - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale (Paris, 4 décembre 2013)

    "J’en viens à la Centrafrique dont la situation dramatique n’intéressait absolument personne jusqu’à ce que le discours du Président de la République aux Nations unies, nos quelques actions et celles des organisations humanitaires attirent l’attention sur ce pauvre pays. Pauvre, il l’est dramatiquement : sur 4,5 à 5 millions d’habitants, probablement 1,5 à 2 millions de personnes sont en situation de pré-famine ; il y a sept chirurgiens ; la mortalité infantile est terrible. On va probablement découvrir dans les campagnes plusieurs massacres, ceux-ci ayant pris un tour religieux dans la dernière période, avec d’un côté les Seleka, de l’autre les anti-balaka, les autorités religieuses, tant protestantes que catholiques ou musulmanes, se montrant au contraire très responsables."

  • Syrie - Audition de Laurent Fabius, devant la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale (Paris, 4 décembre 2013)

    "La position américaine au Moyen-Orient est définie en théorie par plusieurs discours du président Obama dans son deuxième mandat. Il a marqué son intérêt pour les États-Unis, le pivot asiatique et le conflit israélo-palestinien et ne veut pas être impliqué dans de nouveaux conflits comme l’Irak et l’Afghanistan. Or quoi que fasse le leader d’un pays aussi décisif que les États-Unis, qu’il intervienne ou qu’il n’intervienne pas, il sera toujours critiqué. Quand les États-Unis ne sont pas là, qu’on s’en félicite ou qu’on le regrette, cela crée un vide."

  • Iran - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des affaires étrangères à l’Assemblée nationale (Paris, 4 décembre 2013)

    "S’agissant de l’Iran, nous avions déjà évoqué le danger inacceptable que représentait la détention par ce pays d’une arme nucléaire et les perspectives que nous avions. La bonne, c’était de pousser l’Iran à y renoncer par la négociation ; la mauvaise découlait de l’échec de la négociation et consistait à atteindre l’objectif en poursuivant le raisonnement jusqu’au bout - ce que l’on ne se résout jamais à faire -, c’est-à-dire par la force. J’avais indiqué notre préférence pour la négociation."

  • Iran - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (26 novembre 2013)

    " Vous connaissez suffisamment la diplomatie pour savoir que les Américains nous ont dit - et il n’y a pas de secret là-dedans entre eux et nous au niveau des responsables - qu’ils discutaient avec les Iraniens. Parallèlement, nous avions la discussion avec le 6+1. Cela nous a paru tout à fait pertinent et lorsque les Américains et les Iraniens sont revenus avec, théoriquement une solution, la France a dit : « cela ne nous convient pas » car il y avait des éléments qui manquaient et cette fermeté a payé."

  • Iran - Réponse de Laurent Fabius à une question à l’Assemblée nationale (26 novembre 2013)

    "Je dirai simplement que l’attitude de la France a été toujours la même, fermeté et vigilance. C’est ce qui se retrouve dans cet accord intérimaire. Nous allons continuer dans le même sens et je crois pouvoir dire, ayant entendu les réactions sur tous les bancs que vous êtes quasiment tous unanimes à dire que, sauf peut-être certains et ils s’exprimeront, que la France en cette occurrence a travaillé pour la paix."

  • Union européenne - Immigration - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (17 octobre 2013)

    "Le président de la République, en liaison avec le président du Conseil italien, a proposé de mettre ce sujet à l’ordre du jour du prochain sommet européen qui a lieu à la fin du mois d’octobre. Nous travaillons là-dessus, en liaison avec nos collègues bien sûr, notamment nos collègues de l’Europe du Sud. Un certain nombre de mesures ont déjà été esquissées, elles seront précisées au cours de cette réunion du 24 et du 25 octobre. Mais croyez que nous irons vraiment dans ce sens-là, en considérant, comme vous toutes et vous tous, Mesdames et Messieurs, que l’indignation est absolument nécessaire mais qu’elle ne remplace pas ce qui nous appartient à tous, c’est-à-dire l’action politique pour qu’enfin ce scandale puisse cesser."

  • Afrique du Sud - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (17 octobre 2013)

    "Concernant l’Afrique du sud, le président de la République a effectué une visite d’État. Je résumerai en disant que c’est une visite très réussie. L’Afrique du sud est un pays extrêmement important en lui-même, avec une population de plus de 50 millions d’habitants, mais aussi compte tenu de la position que ce pays occupe au sein de l’ensemble du continent africain et au sein de la communauté mondiale. Il ne faut pas oublier que, dans l’expression BRICS, le S c’est l’Afrique du Sud."

  • Iran - Réponse de Laurent Fabius, à une question d’actualité au Sénat (17octobre 2013)

    "Il s’est tenu hier et avant-hier des réunions intéressantes à Genève. Les problèmes ont été abordés sur le fonds des affaires nucléaires, tout a été discuté. Il y aura une nouvelle réunion le 7 et le 8 novembre. Il est trop tôt pour en tirer des conclusions, d’autant que ce que nous avons connu de la part de l’Iran depuis quelques années - le Guide étant resté le même - nous incite à ce que j’appellerais une ouverture prudente."

  • RCA - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (17 octobre 2013)

    "La France, parce que c’est sa mission, a décidé de lancer l’alarme sur ce pays qui, comme son nom l’indique, est au centre de l’Afrique. Une réflexion de bon sens est nécessaire : on ne peut pas prétendre porter attention à l’Afrique, continent d’avenir, si on ne porte pas attention et appui à son centre. C’est précisément là où se trouve la République centrafricaine."

  • Turquie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 19 juin 2013)

    "Depuis déjà plusieurs semaines, il y a en Turquie, un mouvement de protestation massif. Face à ce mouvement de protestation, le gouvernement turc a choisi une réponse double : d’une part, l’évacuation par la police des manifestants avec un bilan important et, d’autre part, la mobilisation de soutiens populaires. Vous avez sans doute vu l’organisation ce week-end de manifestations de soutien qui ont réunies plusieurs dizaines de milliers de partisans du gouvernement à Istanbul et à Ankara."

  • Syrie - Audition de Laurent Fabius devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 29 mai 2013)

    "En Syrie, la situation humanitaire est dramatique. Vous connaissez les chiffres qui restent, bien sûr, toujours à préciser. D’après beaucoup d’informations que nous avons, on compte maintenant près de cent mille morts si on ne les a dépassés. Et puis, il y a beaucoup de personnes qui ont dû se déplacer à l’intérieur de la Syrie et davantage encore qui sont parties pour les pays voisins. En Jordanie, où je me trouvais l’autre jour, un quart ou un cinquième de la population est composée de réfugiés. Vous voyez ce que cela représente sur le plan humanitaire. Dans le camp de Zaatari, que j’avais visité au mois d’août dernier, il y avait quinze mille personnes ; maintenant, il y en a plus de cent trente mille ! Et c’est un camp qui se trouve dans le désert."

  • Syrie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (Paris, 23 mai 2013)

    "Merci de votre question qui pose très bien les données de ce redoutable problème. J’étais hier en Jordanie où nous discutions avec les 10 pays qui soutiennent la coalition et avec la coalition elle-même de ce que nos envisagions de faire. Premier principe auquel nous ne dérogerons pas : nous soutenons la Coalition nationale syrienne composée d’hommes et de femmes qui résistent aux attaques de Bachar Al-Assad et qui sont animés de principes qui peuvent nous rassembler."

  • Iran - Mali - Syrie - Chine - Unesco - Politique maritime - Audition de Laurent Fabius devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale (17 avril 2013)

    "M. Giacobbi, avec les autres membres du Conseil de sécurité des Nations unies auxquels s’adjoint l’Allemagne - ce qu’on appelle le groupe du P 5 + 1 -, la France a adopté vis-à-vis de l’Iran une double démarche de sanctions et de négociation. Si l’Iran a le droit au nucléaire civil, la communauté internationale considère inacceptable qu’il se dote de l’arme nucléaire. Cela constituerait en effet un élément de dissémination particulièrement dangereux compte tenu de la région considérée et de la nature du régime en place. Cela pousserait sans doute des pays comme la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Jordanie peut-être, à vouloir eux aussi l’arme nucléaire, déstabilisant encore davantage la région."

  • Tibet - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (24 avril 2013)

    "Les immolations qui ont eu lieu au Tibet ont évidemment jeté la consternation dans beaucoup de pays, et bien sûr en France. Il n’y a pas d’autres pistes pour avancer dans ce domaine - s’agissant du Tibet - que le dialogue entre les autorités chinoises et le Dalaï Lama pour parvenir à une solution durable. Cette solution doit respecter pleinement l’identité culturelle et spirituelle tibétaine, dans le cadre de la République populaire de Chine dont fait partie le Tibet."

  • Syrie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 20 mars 2013)

    "En Syrie, vous connaissez la situation. Elle est absolument dramatique, tous les jours une centaine de morts, des réfugiés par milliers et l’embrasement qui gagne l’ensemble de la région. Il n’y a pas opposition entre l’action diplomatique qui est absolument nécessaire et l’action militaire sur le terrain. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, lorsque l’on regarde la situation, d’une part, Bachar Al-Assad refuse d’évoluer dans la mesure où il a le contrôle de l’aviation et peut impunément bombarder la résistance et où les Russes, d’autre part, s’appuient sur ce refus pour dire « nous n’y pouvons rien. »"

  • Union européenne - UE/Mali - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 13 mars 2013)

    "S’agissant de l’Europe, nous avons eu l’occasion d’en parler plusieurs fois. M. Canfin vient d’expliquer avec raison que sur la partie développement, qui est importante même si ce n’est bien sûr pas la seule, nous avions le soutien de l’Europe ; nous l’avons demandé et nous l’avons obtenu, bravo ! De la même façon - pour être parfaitement honnête vis-à-vis de l’Europe -, il faut reconnaître que pour la formation de l’armée malienne, celle-ci sera assurée dans une large mesure par des soutiens européens, vous le savez, c’est une bonne chose."

  • Satellites/Brouillage - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite au Sénat (Paris, 7 mars 2013)

    "Les satellites d’Eutelsat SA, société française et premier opérateur satellitaire européen, subissent des brouillages récurrents depuis 2009. Cela concerne en particulier des chaînes de télévision et des radios desservant le Moyen-Orient, les brouillages provenant majoritairement des territoires du Bahreïn, de l’Iran et de la Syrie. Ces brouillages ont repris avec une intensité inégalée depuis le 16 octobre 2012 à partir des territoires de l’Iran et de la Syrie, perturbant la diffusion de plus de 550 chaînes de télévision internationales, et de 230 radios."

  • Algérie - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 12 mars 2013)

    "Je veux souligner à quel point, dans le conflit au Mali, les Algériens ont adopté un comportement exemplaire. Ils ont été frappés eux-mêmes très durement par le terrorisme. Ils savent ce que cela représente. En fermant leur frontière, comme ils l’ont fait, en prenant toute une série de dispositions, ils aident à ce que la victoire contre les groupes terroristes soit remportée au Mali. Bref, les relations entre l’Algérie et la France sont excellentes et confiantes. Nous avons bien l’intention de continuer à travailler dans cet esprit de vérité et de fraternité qui, je crois, était recherché depuis pas mal d’années"

  • Mali - Propos de Laurent Fabius à l’Assemblée nationale (Paris, 27 février 2013)

    "Il faut en permanence avoir à l’esprit trois aspects. L’aspect sécuritaire et militaire, l’aspect démocratique et l’aspect développement et humanitaire. Sur cette dernière question, des initiatives françaises et européennes ont été prises. Au mois de mai se tiendra une conférence coprésidée par les autorités européennes et nous-mêmes. S’agissant de la coopération décentralisée, que je préfère appeler désormais « action extérieure des collectivités locales », nous réunirons le 19 mars à Lyon toutes les collectivités concernées. J’ai demandé que le ministre malien des affaires étrangères M. Coulibaly soit présent. Il y aura des Maliens de France et du Mali. L’action étatique étant insuffisante au Mali, il faut l’améliorer. Mais l’action extérieure des collectivités locales doit se poursuivre et être mieux coordonnée. C’est dans cet esprit que nous allons travailler."

  • Otages au Cameroun - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 26 février 2013)

    "La question que vous posez aurait pu légitimement, j’en suis sûr, être posée par l’ensemble des parlementaires de cette assemblée. Hier, une vidéo a été diffusée, montrant l’horreur et la cruauté du groupe qui détient nos compatriotes. Sept de nos compatriotes dont quatre enfants, la plus petite a cinq ans. Des revendications ont été formulées par le groupe Boko Haram, elles sont en train d’être vérifiées par les services compétents. Des menaces ont été proférées. Il est demandé que le Cameroun d’une part, le Nigeria d’autre part, libèrent toute une série de personnes et à la fin de la vidéo, il est dit : « si ces revendications ne sont pas satisfaites, nous égorgerons les otages. »"

  • Otages au Cameroun - Mali - Réponse de Laurent Fabius, à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 20 février 2013)

    "Je pense que l’émotion que vous avez exprimée dans votre question, chacune et chacun des membres de la représentation nationale la partage. Hier effectivement sept membres d’une même famille dont quatre enfants - le plus petit ayant 5 ans - ont été enlevés à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Tout indique, même s’il faut être prudent et vérifier toutes informations, qu’ils ont été emmenés vers le Nigeria et que les auteurs de l’enlèvement seraient la secte à laquelle vous avez fait allusion. Ceci s’ajoute à d’autres prises d’otages qui font que, malheureusement, la France est le pays le plus touché."

  • Mali - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 6 février 2013)

    "Votre question a le mérite de rappeler que le problème malien ne consiste pas simplement à apporter, même si c’est essentiel, une solution militaire - et je rends hommage une fois de plus à nos soldats - mais aussi d’apporter une solution politique et une solution en matière de développement. Sur le plan du développement, vous savez que la France a repris son aide civile ainsi que l’Europe. C’est une très bonne chose. Il y a eu hier une réunion au niveau européen pour prendre toute une série de décisions en faveur du développement."

  • Mali/UE - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 23 janvier 2013)

    "Tout d’abord, il faut avoir à l’esprit qu’au moment où nous nous exprimons, les troupes françaises et les troupes maliennes, côte à côte, sont en train de faire reculer les terroristes. Je veux, j’en suis sûr en votre nom, leur dire notre reconnaissance et notre soutien. Comme vous le savez, Monsieur le Député, la France agit au nom de la communauté internationale. Compte tenu de la rapidité de l’approche des terroristes en direction de Bamako, il fallait décider vite, sinon, comme vient de le dire le Premier ministre il y a quelques instants, il n’y aurait plus de Mali. Le Mali serait un État terroriste."

  • Mali - Déclaration du gouvernement et débat au Sénat - Intervention de Laurent Fabius (Paris, 16 janvier 2013)

    "Je vais vous lire le message de M. le Premier ministre. Depuis plusieurs années, la montée du terrorisme au Sahel est une préoccupation. La dégradation de la situation au Mali, en 2012, a confirmé que les pires scénarios étaient possibles. Les groupes terroristes, qui ont conquis une partie du territoire de ce pays et porté un coup inacceptable à sa souveraineté, ont constitué un sanctuaire terroriste à 2 500 kilomètres de nos frontières. La sécurité de toute cette région est en danger et la menace pèse sur l’Europe et la France."

  • Mali - Intervention de Laurent Fabius devant le Sénat (Paris, 16 janvier 2013)

    "Depuis plusieurs années, la montée du terrorisme au Sahel est une source croissante de préoccupation. La dégradation de la situation au Mali, en 2012, a hélas confirmé que les pires scénarios étaient possibles. L’assaut des groupes terroristes, qui ont conquis une partie du territoire de ce pays, a provoqué une profonde déstabilisation de l’État malien, une atteinte inacceptable à sa souveraineté, et la constitution d’un sanctuaire terroriste, à près de deux mille cinq cent kilomètres du territoire national."

  • Syrie/Liban - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite à l’Assemblée nationale (27 novembre 2012)

    "La France est vivement préoccupée par l’intensification constante de la répression en Syrie et par les graves répercussions de la crise syrienne au Liban. Elle a immédiatement condamné l’attentat qui a coûté la vie au général Wissam al-Hassan le 19 octobre dernier, en exprimant sa solidarité vis-à-vis des autorités libanaises. Elle ne ménagera aucun effort pour garantir au Liban son indépendance, sa sécurité et son unité, contre les menaces de déstabilisation dont il est la cible. A son initiative, le Conseil de sécurité des Nations Unies a fait, le jour même, une déclaration à la presse en ce sens."

  • Ukraine - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite à l’Assemblée nationale (27 novembre 2012)

    "Le rapport préliminaire de l’OSCE sur les élections en Ukraine relève que, si les élections ont permis l’expression d’un véritable pluralisme et si le vote lui-même s’est déroulé sans fraudes massives, de nombreuses irrégularités ont été constatées dans la conduite des élections, qui constituent autant de reculs par rapport aux scrutins précédents. L’OSCE note en particulier une utilisation excessive des « ressources administratives » au profit du parti au pouvoir, un déséquilibre dans la représentation des partis dans les commissions électorales locales, un manque de pluralisme dans les médias audiovisuels et un manque de transparence lors de la phase de compilation des résultats."

  • Francophonie - Réponse de Laurent Fabius, à une question écrite à l’Assemblée nationale (27 novembre 2012)

    "Les candidatures à une admission au sein de l’organisation internationale de la francophonie répondent à des règles arrêtées en 2006, lors du sommet de la francophonie de Bucarest. Ces règles prévoient que le dossier de candidature doit être adressé au pays qui assure la présidence du Sommet, six mois au moins avant la session, et doit développer les raisons sur lesquelles s’appuie la demande d’adhésion, soit en qualité d’observateur, soit en qualité de membre associé. Il n’existe pas d’obligation de solliciter en premier lieu le statut d’observateur."

  • Israël/Gaza - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité au Sénat (22 novembre 2012)

    "J’ai pris contact avec nos partenaires israéliens pour approuver aussi, puisque j’ai eu l’occasion de les rencontrer dimanche, le geste qui a été fait par Israël. C’est une bonne nouvelle et, en même temps, vous l’avez souligné, c’est une nouvelle fragile, d’abord parce que, à partir des heures qui viennent, d’autres discussions s’engagent. Du côté israélien, il y a la demande légitime que bien sûr les tirs de roquettes ne reprennent pas et que l’on évite, c’est la responsabilité de l’Égypte, qu’il y ait de nouveaux afflux d’armes. Il faudra que l’Égypte contrôle, pas seulement ce qui est fait par Damas mais ce qui est fait par l’ensemble des groupes."

  • Israël/Gaza - Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (20 novembre 2012)

    "Un cessez-le-feu urgent et durable, voilà ce que vous souhaitez tous et voilà ce à quoi travaille la France. À la demande du président de la République, je me suis rendu dimanche à Ramallah, à Jérusalem et à Tel-Aviv. J’ai vu les responsables et j’ai constaté comme vous la grande gravité de la situation, que ce soit à Gaza ou en Israël. Depuis lors, et j’étais au téléphone avec plusieurs de mes collègues juste avant de regagner cette séance, les choses semblent avancer mais je suis extrêmement prudent."

  • Mali/situation humanitaire - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite au Sénat (1er novembre 2012)

    "L’aide française bénéficie aux déplacés et réfugiés maliens et permet de lutter contre l’insécurité alimentaire qui sévit dans la région. Enfin, la France n’a pas mis fin à son aide humanitaire au Mali. Elle a suspendu sa coopération avec l’État malien dans l’attente de l’élaboration d’une feuille de route mais continue à mettre en oeuvre les projets qui profitent directement aux populations locales. La France soutient les organisations humanitaires qui agissent pour soulager les souffrances des populations maliennes éprouvées au nord du pays."

  • Cuba/Embargo américain - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite au Sénat (1er novembre 2012)

    "L’embargo américain à l’égard de Cuba porte notamment sur les transferts de devises à travers les grandes banques internationales. Outre les transferts en dollars américains, les transferts effectués en euros sont concernés. Une opération effectuée par une banque française disposant d’une représentation locale peut donc se trouver bloquée par le Trésor américain. En ce sens, l’embargo peut affecter les entreprises françaises ou les associations de solidarité internationale. En outre, la plupart des compagnies internationales, françaises ou européennes, opérant à Cuba sont présentes sur le marché nord-américain et s’exposent à des poursuites de la part du bureau du Trésor chargé de la surveillance du respect de l’embargo, l’OFAC."

  • Russie/Adoption - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite au Sénat (25 octobre 2012)

    "Le traité bilatéral franco-russe sur la coopération dans le domaine de l’adoption, signé le 18 novembre 2011 à Moscou, prévoit, à la demande des autorités russes, que toutes les adoptions s’effectuent désormais par l’intermédiaire de l’Agence française de l’adoption (AFA) ou des organismes autorisés pour l’adoption (OAA). La procédure de ratification de ce traité a été menée à son terme fin juillet par la partie russe, de sorte que les différentes autorités régionales russes, compétentes en raison du lieu de résidence respectif des enfants proposés à l’adoption, s’orientent déjà vers l’application, par anticipation, des principales dispositions de cet accord."

  • Sahel - Réponse du ministre des affaires étrangères à une question d’actualité à l’Assemblée nationale (Paris, 3 octobre 2012)

    "Vous avez utilisé le mot « Sahelistan », qui malheureusement résume la situation : c’est la contraction entre le Sahel, une bande de territoire désertique plus grande que la France, et le terrorisme qui a sévi en Afghanistan. Sur tous les bancs, cette situation soulève évidemment beaucoup d’émotion. Les terroristes dont je parle détiennent des otages français. Ils détiennent des armes, dont une partie vient de Libye, et des moyens financiers considérables liés au trafic de drogue et à des exactions multiples. Ils n’hésitent pas à violer, à amputer et à tuer."

  • Audition de Laurent Fabius devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale (Paris, 17 juillet 2012)

    "Je suis heureux, Mesdames et Messieurs les Membres de la Commission, de me retrouver parmi vous, et resterai toujours à votre disposition. Pour l’heure, je me bornerai à brosser par touches rapides un tableau d’ensemble, en vous priant d’excuser le caractère impressionniste de cette présentation. Avant tout, compte tenu de la situation de la France, notre stratégie globale et notre politique étrangère doivent être subordonnées à un objectif : le redressement du pays, en particulier son redressement économique."

  • Nigeria - Pollution dans le pays Ogoni - Réponse de Laurent Fabius à une question écrite de l’Assemblée nationale (Paris le 19 juin 2012)

    "La France salue la publication du rapport du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE) concernant la pollution dans le pays Ogoni au Nigéria. Elle soutient le PNUE depuis sa création en 1972 et contribue à son financement. Un accord cadre entre la France et le PNUE a été signé en 2011 dont les priorités sont la question de l’énergie en Afrique et des enjeux liés au suivi et à l’évaluation des ressources en eau. Les conclusions du rapport démontrent la gravité de la situation. Ainsi, il avance que 25 années seraient nécessaires pour le nettoyage de la zone et le recouvrement de conditions sanitaires et environnementales acceptables pour les populations locales. "